Fanfic ?
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Re: Fanfic ?
Pour te répondre Poussin moi ce que j'aimerais c'est :
Las Vegas Wedding et/ou War and Peace...
Pas de problème. Je prévois de toutes les finir et les poster à un moment ou à un autre. Simplement, je n'arrivais pas à décider sur laquelle je ferais plus d'efforts la prochaine fois. Et avec 2 votes pour Las Vegas Wedding, je crois que je sais maintenant.
En attendant, je vous ai fait patienter longtemps pour la traduction du Chapitre 12 de La Femme de Superman. Mais le voilà enfin:
CHAPITRE 12: CHANTAGE
1ere partie
Superman atterrit sur le parking du commissariat, juste à côté de la porte d'entrée. Le parking était plein de journalistes qui devinrent surexcités dès qu’ils l’aperçurent.
Il n'avait même pas encore touché sol qu'ils lui lançaient déjà des questions, tous à la fois. Il n'aurait pas pu en comprendre une seule sans la faculté de se concentrer sur un seul son à la fois avec sa super-ouïe. Mais il n'était pas d'humeur à répondre aux questions, alors il ne se donna pas la peine d’essayer de mettre du sens dans tout ce brouhaha.
Il ne ressentait rien de plus pour Andrea que pour une simple étrangère. Ils n'étaient pas devenus plus proches durant la semaine qu'ils avaient passé à prétendre être mariés qu'ils ne l'étaient avant le soir de leur rencontre dans le bureau d'Henderson. Mais ça n'y changeait rien, il était tout de même plus inquiet pour elle qu'il ne l'aurait été pour une simple étrangère. Il se sentirait tellement coupable si quelque chose lui arrivait. Il ne pourrait pas se pardonner d'avoir accepté le plan du vieil inspecteur si Intergang lui faisait le moindre mal.
Il entra ainsi dans le commissariat, dès qu’il eut atterri, sans un mot ou un regard pour la foule de journalistes. Il avait des priorités plus importantes que de leur accorder une interview. Il ne se donna même pas la peine de répondre "sans commentaires". Il entra simplement dans le bâtiment, et se dirigea tout droit vers le bureau d'Henderson.
*************************************************************
Superman prit la lettre qu'Henderson lui montrait, et la lit. Le message était plutôt simple. On lui ordonnait de répondre au téléphone que les kidnappeurs avaient laissé avec la lettre dans la voiture de police qu'ils avaient attaqués, lui et personne d'autre, quand ils l’appelleraient à 20h.
"Il est 18h. Ça nous laisse deux heures à attendre avant qu'ils ne vous appellent", dit Henderson.
"Pourquoi ?" demanda Superman.
Henderson ne comprit pas la question que Superman posait.
"Pardon ?"
"Pourquoi attendre? Je pensais que vous m'aviez dit qu'Andrea aurait un traceur", insista Superman, un peu irrité par toute cette situation.
"Oui, effectivement. Nous lui avons greffé un petit émetteur sous la peau derrière son oreille pour savoir exactement où elle est à chaque instant", expliqua Henderson.
"Alors je répète. Pourquoi attendre?"
Superman perdait patience rapidement. Une femme avait été enlevée parce qu'il avait dit au Monde qu'elle était sa femme. Il l'avait fait pour sauver Lois, mais maintenant, la vie d'une autre femme était en jeu. Il se sentait très coupable et Henderson voulait attendre deux heures de plus, avant d'aller l'aider. Il ne comprenait pas pourquoi, et ça le mettait en colère.
Henderson sentit l'humeur du super héro. Ce n'était pas difficile. Durant la première année qu'il avait connu Superman, il ne l'avait jamais vu perdre son sang froid, mais cette dernière semaine, il l'avait rarement vu en contrôle de ses émotions. Il n'avait jamais pensé que Superman pouvait être le genre d'homme emporté, mais durant ces quelques jours, il avait appris que même le super héro pouvait se fâcher ou avoir des mauvais jours.
Henderson savait que toute cette situation était vraiment très difficile à supporter pour lui, et que ça empirait chaque jour. C'était seulement la veille que le super héro était venu au commissariat, souhaitant tout arrêter. Ça ne s’était pas très bien passé. Jamais auparavant, il n’avait vu Superman si en colère. Il n'avait même jamais pensé qu’il était capable de se montrer aussi furieux.
Alors le vieux policier était tout à fait conscient que maintenant, avec le kidnapping qui avait eu lieu, Superman avait probablement les nerfs à vif. Et Henderson ne voulait pas que cette discussion évolue vers le même genre de dispute orageuse qu'ils avaient eu la veille. Il commença à expliquer sa décision, tout en faisant des gestes apaisants de la main en direction du super héro en colère.
"Ecoutez, Superman. Oui, nous savons exactement où se trouve Andrea. Et au moment où je vous parle, des policiers encerclent l'endroit, le surveillant le plus discrètement possible. Mais je ne peux pas ordonner l'assaut jusqu'à ce que je sois sûr que les têtes d'Intergang sont là également. Si nous ne pouvons pas les avoir, alors toute l'opération aura été pour rien. Ce coup de téléphone nous permettra peut-être, avec de la chance, de les localiser au même endroit. Ça pourrait être notre seule chance de les arrêter."
Superman soupira, résigné. Il l'avait fait pendant une semaine, il pourrait le supporter deux heures de plus. Il inspira profondément, essayant de se calmer. Il avait besoin d'avoir l'esprit clair lorsqu'Intergang téléphonerait.
"Vous savez, Superman", continua Henderson plus doucement, "Andrea n'est pas qu'un simple officier de police. Elle est aussi mon amie. Je n'aime pas ça plus que vous, mais elle sait comment on travaille. Tout ira bien, Superman."
"Comment pouvez-vous en être aussi sûr, Henderson?" demanda Superman un peu plus sèchement qu'il ne le voulait.
"Je ne peux pas", répondit Henderson le plus honnêtement possible, "mais j'ai besoin d'y croire. Et vous avez besoin d'y croire aussi."
Superman soupira une fois de plus, mais il acquiesça finalement et s'assit. Après un petit moment, il releva la tête et fixa de nouveau Henderson. Il était à présent beaucoup plus calme.
"Et les deux autres policiers, sont-ils... Comment vont-ils?"
"Ils ont été touchés à de nombreuses reprises, et ils ont perdu beaucoup de sang. Mais les médecins disent qu'ils survivront à leurs blessures."
*************************************************************
Lois se tenait dans la foule de journalistes depuis plus d'une heure et toujours aucune nouvelle information. Elle envisageait de rentrer chez elle. Il paraissait évident que la police ne donnerait aucune information dans un proche avenir. Aucune raison de rester.
Clark avait dit qu'il la rejoindrait chez elle après en avoir terminé avec quoi que ce soit qu'il était en train de faire. Et elle voulait être avec lui plus qu'elle ne voulait écrire un article sur le kidnapping de la femme de Superman. Elle n'était même pas sûre d'en être capable, si Superman montrait une fois de plus ses sentiments pour sa femme.
Bien sûr, elle avait Clark maintenant, mais elle ressentait toujours quelque chose pour Superman. Elle ne pouvait pas le nier. Peut-être n'aurait-elle pas dû accepter de venir au commissariat quand Perry l'avait appelée pour lui demander de s'occuper de cette histoire. Elle aurait dû dire non et rester dans son appartement à attendre que Clark se montre. Il avait dit qu'il avait quelque chose d'important à lui dire, et elle voulait entendre ce que c’était.
Mais non. La journaliste en elle avait sauté sur l'article dès que Perry lui en avait parlé. Bien sûr, elle avait laissé une note dans son appartement pour Clark, au cas où il arriverait en son absence. Mais tout de même, elle aurait dû l'attendre. Et elle commençait à regretter de ne pas l'avoir fait. Elle se sentait de moins en moins confiante en sa capacité à écrire cette histoire.
Elle se retourna pour rentrer chez elle quand elle entendit la foule se mettre à hurler des questions. Son cœur s'emballa. Superman venait d'arriver au commissariat. Elle savait qu'elle aurait dû continuer à s'éloigner et partir, mais elle ne put s'en empêcher. Elle tourna la tête et le regarda atterrir devant le commissariat.
Elle pensait être submergée par ses sentiments à sa vue. C'était la première fois qu'elle le revoyait en chair et en os depuis la conférence de presse de la semaine précédente. Mais elle ne le fût pas. Elle vit son expression. Il était tendu, évidemment inquiet pour sa femme. Elle craignait ça. Elle pensait que le voir s'inquiéter pour elle la referait pleurer. Ce n'était que la veille qu'elle avait fondu en larmes juste parce qu'elle avait entendu à la radio qu'il était allé voir sa femme au travail. Mais cela n'arriva pas non plus. Tellement de chose avait changé ces dernières 24 heures. En cet instant, elle comprit que Clark était encore plus important pour elle qu'elle ne l'avait déjà réalisé. Elle l'aimait bien plus que Superman.
Elle se sentit soulagée de le savoir. Bien sûr, elle s'était montrée très honnête avec Clark la veille au soir lorsqu'elle lui avait dit qu'elle était amoureuse de lui, mais qu'elle aimait Superman aussi. Et il l'avait accepté. Ça n'avait pas semblé l'ennuyer d'avoir à partager son cœur avec Superman, aussi longtemps qu'il y tenait une place.
C'était elle qui n'était pas confortable avec cette situation. Clark méritait mieux que ça, et elle se sentait coupable de ne pas être capable de lui donnait le genre d'amour qu'il méritait. C'était terminé, maintenant. Elle savait dorénavant qu'elle pouvait s'engager complètement vis à vis de lui. Elle était consciente qu'elle ressentirait toujours quelque chose pour Superman, mais elle était réellement amoureuse de Clark. Et c’était parfait comme ça.
Mais maintenant que Superman était arrivé, même s'il n'avait pas parlé à la foule, des nouvelles pouvaient arriver d’un moment à l’autre. Elle ne pouvait pas rentrer chez elle maintenant, peu importait qu'elle voulait voir Clark immédiatement et lui dire pour la première fois qu’elle l’aimait sans l’ombre de personne d’autre à l’esprit. Mais ça devrait attendre.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
CHAPITE 12: CHANTAGE
2nde Partie
On approchait finalement 20 heures. L'atmosphère était tendue dans la salle tandis que Superman, Henderson et d'autres policiers attendaient silencieusement que le téléphone ne sonne.
Durant les deux dernières heures, des appareils avaient été raccordés au téléphone pour enregistrer la conversation et tracer l'appel. Henderson lui avait donné des ordres quant à la façon dont il devrait agir lorsqu'ils l'appelleraient et la façon dont il devrait gérer la conversation.
Il devrait leur demander de pouvoir parler à sa femme pour être sûr qu'elle soit toujours en vie - et ô combien il souhaitait que ce fût le cas ! Il ne serait jamais capable de calmer son sentiment de culpabilité si elle n'allait pas bien - et pour savoir de façon certaine si les appelants étaient au même endroit que celui indiqué pas l'émetteur. Autrement, tracer l'appel leur donnerait un autre endroit où regarder. Deux fois plus de chances d'arrêter Intergang. Mais pour pouvoir tracer l'appel, il devait les garder en ligne un long moment.
Maintenant qu'il était presque l'heure, tout le monde était très tendu. Il y avait tellement de choses en jeu. La vie d'Andrea, et la chance d'arrêter Intergang, l'une des plus dangereuses organisations criminelles mondiales. Et tout le monde était bien conscient des enjeux élevés de ce qui était sur le point de se passer.
20 heures. Le téléphone sonna. Superman respira profondément et décrocha.
"Allo?" répondit nerveusement le super héro.
"Vous vous taisez, et vous écoutez, Superman. Vous ne dites pas un mot. Nous savons que la police est en train d'enregistrer cet appel et d'essayer de nous localiser. C'est sans espoir, ne comptez pas là-dessus. Nous avons votre femme, vous le savez, et nous sommes sérieux, alors écoutez attentivement. Autrement, elle mourra", expliqua la voix avant d'ordonner: "Dites "d'accord"."
"D'accord", obéit Superman.
"Voilà la règle. Désormais, vous travaillez pour nous. Vous gardez le téléphone avec vous, toujours, à chaque instant. Chaque fois que nous aurons besoin que vous fassiez quelque chose, nous vous téléphonerons. Et vous obéirez immédiatement. Vous le faites, et vous recevrez chez vous une vidéo de votre femme, saine et sauve. Vous ne le faites pas, et vous recevrez chez vous une vidéo de son exécution. Dites "d'accord"."
"Je veux lui parler."
"Mauvaise réponse. C'était votre premier essai, nous vous donnons une seconde chance. Ce sera la dernière. Nous venons de vous donner un ordre au téléphone. Vous obéissez, ou vous refusez? Choisissez votre vidéo."
Superman ressentit le besoin primaire de l'envoyer au diable, mais son bon sens prévalut.
"D'accord", répondit il avec colère.
Immédiatement, l'appel prit fin. Superman se tourna vers Henderson.
"Dites-moi que vous avez eu assez de temps pour les localiser."
"Non", répondit le vieux policier après avoir consulté ses hommes. "Ils ont interrompu la conversation trop tôt, et ils avaient protégés la ligne pour nous empêcher de les localiser. Nous n'avons rien."
Ce n'était pas la réponse que Superman espérait, et ce n'était pas ce qu'il avait besoin d'entendre pour se calmer. Si Henderson voulait davantage de preuves, il devrait continuer de jouer le jeu plus longtemps, et c'était totalement hors de question ! Il avait accepté de dire à tout le monde qu'il avait épousé Andrea pour arrêter Intergang lorsqu'il l'attaquerait. Elle avait été enlevée. Fin du plan. Il n'avait jamais accepté de faire plus, et il ne collaborerait plus. Il était temps d'aller sauver Andrea, même si ça ruinait leurs chances de stopper Intergang.
"Je vous le dis tout de suite, Henderson. Je ne joue plus. Vous sauvez Andrea tout de suite, ou je le fais moi-même. C'est terminé, point final", annonça catégoriquement Superman.
"Ne vous inquiétez pas Superman", répondit Henderson. "Je suis tout à fait d'accord avec vous. Nous n'aurons jamais une meilleure opportunité d'arrêter Intergang. J'ordonne de donner l'assaut immédiatement."
*************************************************************
Aussitôt que l'ordre fut donné, la police assaillit l'entrepôt des supermarchés Costmart qu'ils encerclaient. Le traceur d'Andrea indiquait que c'était le lieu où elle était retenue en otage.
Ils avaient été briefés très soigneusement avant l'attaque. Ils savaient tous à quel point il était important de trouver le plus de preuves possibles impliquant les kidnappeurs dans les activités criminelles d'Intergang. On leur avait ainsi demandé d'être plus rigoureux qu'à l'accoutumée.
Ils avaient passé les trois dernières heures, depuis l'enlèvement, à être briefés sur le plan du bâtiment Costmart. Ils savaient tous exactement où il leur fallait aller pour couvrir le plus d'espace possible assez rapidement pour empêcher les criminels de détruire les preuves dont ils avaient besoin ou de s'échapper.
L'ordre arriva peu après 20 heures, et ils se mirent aussitôt en action. Ils entrèrent dans le bâtiment, arrêtant tous ceux qu'ils rencontraient sur leur chemin, et se dispersèrent dans les couloirs. Certains coururent dans les bureaux et commencèrent à rechercher des preuves d'activités criminelles, tandis que d'autres descendirent dans les sous-sols, d'où provenait le signal d'Andrea.
Alors qu'ils tournaient dans l'un des couloirs du sous-sol, approchant la pièce où elle était retenue en otage, ils se retrouvèrent face à face avec une bande de gardes armés qui leur tirèrent dessus immédiatement.
La fusillade dura longtemps, et de nombreux policiers furent sérieusement blessés. Ils demandèrent des renforts par radio, mais on leur répondit que personne ne pouvait venir puisque tout le monde était déjà sur place.
Dans le bureau d'Henderson, d'où Superman suivait l'action par radio en compagnie du vieil inspecteur, le super héro entendit l'appel à l'aide des policiers du sous-sol, et s'en alla les aider.
Il mit rapidement un terme à la fusillade, ôtant leurs armes aux gardes criminels et les arrêtant. Puis, il commença à emmener les hommes les plus gravement blessés à l'hôpital, tandis que les autres policiers continuèrent à rechercher Andrea.
Sans surprise, ils la retrouvèrent dans la salle qui était gardée par les hommes armés. Elle était ligotée, et portait un bâillon. Sa joue était enflée et portait une affreuse marque noire là où Ricky avait frappé.
Elle avait été inconsciente un long moment. Ce fut le bruit de la fusillade de l'autre côté de la porte qui l'avait réveillée. Elle était toujours un peu groggy lorsque ses collègues entrèrent dans la pièce et la libérèrent.
Elle était toute ankylosée. Elle avait mal partout. Il n'y avait pas un seul endroit de son corps qui ne lui faisait pas mal. Elle pouvait voir les marques laissés sur ses poignets par les liens trop serrés qui l’avaient retenue. Et la douleur dans sa joue était lancinante. Mais elle savait qu'elle allait malgré tout plutôt bien.
Ses collègues l'aidèrent à se relever avec sollicitude.
*************************************************************
Plus tard dans la nuit, à l'hôpital, Andrea finissait de remplir les papiers dont l'hôpital avait besoin avant qu'elle ne puisse rentrer chez elle.
Après avoir été secourue par ses collègues, Superman l'avait emmenée à l'hôpital pour être examinée, comme il l'avait fait avec les policiers blessés durant l'attaque.
Elle passa les deux, trois heures suivantes à être examinée rigoureusement pour être sûr qu'elle n'avait rien de sérieux. Le coup à la tête inquiétait particulièrement les médecins.
Finalement, lorsque tout le monde fut rassuré sur son état, ils lui donnèrent des cachets contre la douleur. Ils voulaient qu'elle passe la nuit à l'hôpital, au cas où, mais elle refusa. Elle n'avait jamais aimé les hôpitaux, et elle ne se sentait pas trop mal en point. Aucune raison de rester.
A contre cœur, ils lui avaient donné les formulaires qu'elle devait compléter et signer pour pouvoir sortir.
Superman se tenait devant elle. Quand son aide n'avait plus été nécessaire à l'entrepôt de Costmart, il était retourné à l'hôpital demander comment allaient les policiers blessés ce jour-là. Heureusement, un seul était mort. Il prit des nouvelles d'Andrea aussi. Il se sentait tellement responsable de ce qui lui était arrivée qu'il resta dans les couloirs à attendre tandis qu'elle se faisait examiner.
Il n'avait plus besoin de jouer le rôle du mari, mais il se sentait tellement coupable qu'il avait besoin de s'assurer que l'on prenait bien soin d'elle. Quand il l'entendit demander aux médecins la permission de rentrer chez elle, il lui offrit naturellement de la ramener lui-même.
Alors il attendait à présent qu'elle soit prête à partir. Entre temps, il pouvait entendre la meute de journalistes encerclant l'hôpital. Ils avaient appris pour l'assaut de la police sur Costmart, où Andrea avait été retrouvée, et ils voulaient maintenant connaitre tous les détails sur l'état de santé de Mme Superman.
Ils avaient besoin d'expliquer au Monde que tout n'était qu'une façade, qu'ils ne s'étaient jamais mariés, mais il ne s'en sentait pas le courage en cet instant. Il était près de minuit. Ça avait été une très longue journée, qui avait suivi une très longue semaine extrêmement stressante. Parler à la presse pourrait bien attendre une journée de plus.
Là, il voulait juste rentrer voir Lois. Il y avait des heures qu'il l'avait quittée, en tant que Clark, lui disant qu'il avait oublié quelque chose et qu'il irait chez elle dès que possible. C'était presque huit heures plus tôt. C'était le plus longtemps qu'il était resté éloigné d'elle depuis le début de toute cette histoire.
<Elle doit probablement s'inquiéter à mort ! Elle va me tuer !>
Il avait créé le personnage de Superman pour rendre sa vie plus simple, mais ces derniers jours, ça l'avait vraiment compliquée !
"Fini ! On peut y aller", annonça Andrea, fatiguée.
Sa voix rompit le cours de ses pensées. Il la regarda.
"D'accord. Allons-y", répondit Superman.
A cet instant, Henderson entra dans la salle d'hôpital avec une autre jeune femme blonde.
"Andrea. Superman. J'aimerais vous présenter Mayson Drake, assistante du procureur. C'est elle qui est en charge du dossier de l'Intergang", dit Henderson.
Ils se serrèrent tous la main.
"Nous venions juste pour vous dire ce que nous avons, à l'heure actuelle", expliqua l'assistante du procureur. "Nous pensions que vous voudriez être tenus au courant. Il y avait un bureau dans les sous-sols avec de nombreux papiers et fichiers informatiques à propos de la plupart des activités criminelles d'Intergang. Nous avons plus de détails et plus de noms que nous n’aurions jamais cru possible. L'opération a été un complet succès. Nous aurons besoin de temps pour tout remettre en ordre, mais il semble déjà évident à ce stage de l'enquête, qu'Intergang était dirigé par la famille Church. Nous les avons arrêtés, et la police est arrivée juste à temps pour les empêcher d'exécuter un homme, Ricky Ramirez. Il a un long casier judiciaire, mais il a accepté de témoigner contre eux. Nous les tenons !"
"Génial !" s'exclama Andrea avait autant d'enthousiasme qu'elle pouvait en témoigner dans son état de fatigue.
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J'ai commencé la traduction du chapitre 13. ça ne devrait plus tarder. Encore quelques jours. Désolée pour tout mon retard accumulé.
2nde Partie
On approchait finalement 20 heures. L'atmosphère était tendue dans la salle tandis que Superman, Henderson et d'autres policiers attendaient silencieusement que le téléphone ne sonne.
Durant les deux dernières heures, des appareils avaient été raccordés au téléphone pour enregistrer la conversation et tracer l'appel. Henderson lui avait donné des ordres quant à la façon dont il devrait agir lorsqu'ils l'appelleraient et la façon dont il devrait gérer la conversation.
Il devrait leur demander de pouvoir parler à sa femme pour être sûr qu'elle soit toujours en vie - et ô combien il souhaitait que ce fût le cas ! Il ne serait jamais capable de calmer son sentiment de culpabilité si elle n'allait pas bien - et pour savoir de façon certaine si les appelants étaient au même endroit que celui indiqué pas l'émetteur. Autrement, tracer l'appel leur donnerait un autre endroit où regarder. Deux fois plus de chances d'arrêter Intergang. Mais pour pouvoir tracer l'appel, il devait les garder en ligne un long moment.
Maintenant qu'il était presque l'heure, tout le monde était très tendu. Il y avait tellement de choses en jeu. La vie d'Andrea, et la chance d'arrêter Intergang, l'une des plus dangereuses organisations criminelles mondiales. Et tout le monde était bien conscient des enjeux élevés de ce qui était sur le point de se passer.
20 heures. Le téléphone sonna. Superman respira profondément et décrocha.
"Allo?" répondit nerveusement le super héro.
"Vous vous taisez, et vous écoutez, Superman. Vous ne dites pas un mot. Nous savons que la police est en train d'enregistrer cet appel et d'essayer de nous localiser. C'est sans espoir, ne comptez pas là-dessus. Nous avons votre femme, vous le savez, et nous sommes sérieux, alors écoutez attentivement. Autrement, elle mourra", expliqua la voix avant d'ordonner: "Dites "d'accord"."
"D'accord", obéit Superman.
"Voilà la règle. Désormais, vous travaillez pour nous. Vous gardez le téléphone avec vous, toujours, à chaque instant. Chaque fois que nous aurons besoin que vous fassiez quelque chose, nous vous téléphonerons. Et vous obéirez immédiatement. Vous le faites, et vous recevrez chez vous une vidéo de votre femme, saine et sauve. Vous ne le faites pas, et vous recevrez chez vous une vidéo de son exécution. Dites "d'accord"."
"Je veux lui parler."
"Mauvaise réponse. C'était votre premier essai, nous vous donnons une seconde chance. Ce sera la dernière. Nous venons de vous donner un ordre au téléphone. Vous obéissez, ou vous refusez? Choisissez votre vidéo."
Superman ressentit le besoin primaire de l'envoyer au diable, mais son bon sens prévalut.
"D'accord", répondit il avec colère.
Immédiatement, l'appel prit fin. Superman se tourna vers Henderson.
"Dites-moi que vous avez eu assez de temps pour les localiser."
"Non", répondit le vieux policier après avoir consulté ses hommes. "Ils ont interrompu la conversation trop tôt, et ils avaient protégés la ligne pour nous empêcher de les localiser. Nous n'avons rien."
Ce n'était pas la réponse que Superman espérait, et ce n'était pas ce qu'il avait besoin d'entendre pour se calmer. Si Henderson voulait davantage de preuves, il devrait continuer de jouer le jeu plus longtemps, et c'était totalement hors de question ! Il avait accepté de dire à tout le monde qu'il avait épousé Andrea pour arrêter Intergang lorsqu'il l'attaquerait. Elle avait été enlevée. Fin du plan. Il n'avait jamais accepté de faire plus, et il ne collaborerait plus. Il était temps d'aller sauver Andrea, même si ça ruinait leurs chances de stopper Intergang.
"Je vous le dis tout de suite, Henderson. Je ne joue plus. Vous sauvez Andrea tout de suite, ou je le fais moi-même. C'est terminé, point final", annonça catégoriquement Superman.
"Ne vous inquiétez pas Superman", répondit Henderson. "Je suis tout à fait d'accord avec vous. Nous n'aurons jamais une meilleure opportunité d'arrêter Intergang. J'ordonne de donner l'assaut immédiatement."
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Aussitôt que l'ordre fut donné, la police assaillit l'entrepôt des supermarchés Costmart qu'ils encerclaient. Le traceur d'Andrea indiquait que c'était le lieu où elle était retenue en otage.
Ils avaient été briefés très soigneusement avant l'attaque. Ils savaient tous à quel point il était important de trouver le plus de preuves possibles impliquant les kidnappeurs dans les activités criminelles d'Intergang. On leur avait ainsi demandé d'être plus rigoureux qu'à l'accoutumée.
Ils avaient passé les trois dernières heures, depuis l'enlèvement, à être briefés sur le plan du bâtiment Costmart. Ils savaient tous exactement où il leur fallait aller pour couvrir le plus d'espace possible assez rapidement pour empêcher les criminels de détruire les preuves dont ils avaient besoin ou de s'échapper.
L'ordre arriva peu après 20 heures, et ils se mirent aussitôt en action. Ils entrèrent dans le bâtiment, arrêtant tous ceux qu'ils rencontraient sur leur chemin, et se dispersèrent dans les couloirs. Certains coururent dans les bureaux et commencèrent à rechercher des preuves d'activités criminelles, tandis que d'autres descendirent dans les sous-sols, d'où provenait le signal d'Andrea.
Alors qu'ils tournaient dans l'un des couloirs du sous-sol, approchant la pièce où elle était retenue en otage, ils se retrouvèrent face à face avec une bande de gardes armés qui leur tirèrent dessus immédiatement.
La fusillade dura longtemps, et de nombreux policiers furent sérieusement blessés. Ils demandèrent des renforts par radio, mais on leur répondit que personne ne pouvait venir puisque tout le monde était déjà sur place.
Dans le bureau d'Henderson, d'où Superman suivait l'action par radio en compagnie du vieil inspecteur, le super héro entendit l'appel à l'aide des policiers du sous-sol, et s'en alla les aider.
Il mit rapidement un terme à la fusillade, ôtant leurs armes aux gardes criminels et les arrêtant. Puis, il commença à emmener les hommes les plus gravement blessés à l'hôpital, tandis que les autres policiers continuèrent à rechercher Andrea.
Sans surprise, ils la retrouvèrent dans la salle qui était gardée par les hommes armés. Elle était ligotée, et portait un bâillon. Sa joue était enflée et portait une affreuse marque noire là où Ricky avait frappé.
Elle avait été inconsciente un long moment. Ce fut le bruit de la fusillade de l'autre côté de la porte qui l'avait réveillée. Elle était toujours un peu groggy lorsque ses collègues entrèrent dans la pièce et la libérèrent.
Elle était toute ankylosée. Elle avait mal partout. Il n'y avait pas un seul endroit de son corps qui ne lui faisait pas mal. Elle pouvait voir les marques laissés sur ses poignets par les liens trop serrés qui l’avaient retenue. Et la douleur dans sa joue était lancinante. Mais elle savait qu'elle allait malgré tout plutôt bien.
Ses collègues l'aidèrent à se relever avec sollicitude.
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Plus tard dans la nuit, à l'hôpital, Andrea finissait de remplir les papiers dont l'hôpital avait besoin avant qu'elle ne puisse rentrer chez elle.
Après avoir été secourue par ses collègues, Superman l'avait emmenée à l'hôpital pour être examinée, comme il l'avait fait avec les policiers blessés durant l'attaque.
Elle passa les deux, trois heures suivantes à être examinée rigoureusement pour être sûr qu'elle n'avait rien de sérieux. Le coup à la tête inquiétait particulièrement les médecins.
Finalement, lorsque tout le monde fut rassuré sur son état, ils lui donnèrent des cachets contre la douleur. Ils voulaient qu'elle passe la nuit à l'hôpital, au cas où, mais elle refusa. Elle n'avait jamais aimé les hôpitaux, et elle ne se sentait pas trop mal en point. Aucune raison de rester.
A contre cœur, ils lui avaient donné les formulaires qu'elle devait compléter et signer pour pouvoir sortir.
Superman se tenait devant elle. Quand son aide n'avait plus été nécessaire à l'entrepôt de Costmart, il était retourné à l'hôpital demander comment allaient les policiers blessés ce jour-là. Heureusement, un seul était mort. Il prit des nouvelles d'Andrea aussi. Il se sentait tellement responsable de ce qui lui était arrivée qu'il resta dans les couloirs à attendre tandis qu'elle se faisait examiner.
Il n'avait plus besoin de jouer le rôle du mari, mais il se sentait tellement coupable qu'il avait besoin de s'assurer que l'on prenait bien soin d'elle. Quand il l'entendit demander aux médecins la permission de rentrer chez elle, il lui offrit naturellement de la ramener lui-même.
Alors il attendait à présent qu'elle soit prête à partir. Entre temps, il pouvait entendre la meute de journalistes encerclant l'hôpital. Ils avaient appris pour l'assaut de la police sur Costmart, où Andrea avait été retrouvée, et ils voulaient maintenant connaitre tous les détails sur l'état de santé de Mme Superman.
Ils avaient besoin d'expliquer au Monde que tout n'était qu'une façade, qu'ils ne s'étaient jamais mariés, mais il ne s'en sentait pas le courage en cet instant. Il était près de minuit. Ça avait été une très longue journée, qui avait suivi une très longue semaine extrêmement stressante. Parler à la presse pourrait bien attendre une journée de plus.
Là, il voulait juste rentrer voir Lois. Il y avait des heures qu'il l'avait quittée, en tant que Clark, lui disant qu'il avait oublié quelque chose et qu'il irait chez elle dès que possible. C'était presque huit heures plus tôt. C'était le plus longtemps qu'il était resté éloigné d'elle depuis le début de toute cette histoire.
<Elle doit probablement s'inquiéter à mort ! Elle va me tuer !>
Il avait créé le personnage de Superman pour rendre sa vie plus simple, mais ces derniers jours, ça l'avait vraiment compliquée !
"Fini ! On peut y aller", annonça Andrea, fatiguée.
Sa voix rompit le cours de ses pensées. Il la regarda.
"D'accord. Allons-y", répondit Superman.
A cet instant, Henderson entra dans la salle d'hôpital avec une autre jeune femme blonde.
"Andrea. Superman. J'aimerais vous présenter Mayson Drake, assistante du procureur. C'est elle qui est en charge du dossier de l'Intergang", dit Henderson.
Ils se serrèrent tous la main.
"Nous venions juste pour vous dire ce que nous avons, à l'heure actuelle", expliqua l'assistante du procureur. "Nous pensions que vous voudriez être tenus au courant. Il y avait un bureau dans les sous-sols avec de nombreux papiers et fichiers informatiques à propos de la plupart des activités criminelles d'Intergang. Nous avons plus de détails et plus de noms que nous n’aurions jamais cru possible. L'opération a été un complet succès. Nous aurons besoin de temps pour tout remettre en ordre, mais il semble déjà évident à ce stage de l'enquête, qu'Intergang était dirigé par la famille Church. Nous les avons arrêtés, et la police est arrivée juste à temps pour les empêcher d'exécuter un homme, Ricky Ramirez. Il a un long casier judiciaire, mais il a accepté de témoigner contre eux. Nous les tenons !"
"Génial !" s'exclama Andrea avait autant d'enthousiasme qu'elle pouvait en témoigner dans son état de fatigue.
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J'ai commencé la traduction du chapitre 13. ça ne devrait plus tarder. Encore quelques jours. Désolée pour tout mon retard accumulé.

poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
ça y est! Le chapitre 13, le dernier, en français !
CHAPITRE 13: L’EXCLUSIVITE
1ere Partie
Clark s'arrêta devant la porte de Lois et inspira profondément. Il était passé minuit depuis longtemps. Lois le tuerait pour avoir disparu si longtemps sans lui avoir rien dit.
Plus tôt, il envisageait de lui révéler la vérité sur le mariage et son alter-ego. Mais il était très tard, et il aurait préféré attendre le lendemain pour se confesser. Ce n'était plus une option. Elle allait réclamer une explication, et il n'en avait pas d'autre à lui donner. Alors il était temps de lui dire la vérité.
Il frappa à la porte, mais ne reçut pas de réponse. Il utilisa les clefs que Lois lui avait donnée quelques jours plus tôt pour entrer par lui-même. L'appartement était dans le noir. Elle n'était pas là. Il alluma la lumière et vit une feuille de papier avec son nom dessus mise en évidence sur la table.
Il la lut. C'était une lettre de Lois. Elle disait que Perry l'avait appelée pour qu'elle aille au commissariat couvrir le kidnapping de la femme de Superman. Il reposa la lettre, inquiet. C'était plusieurs heures plus tôt, et elle n'était apparemment toujours pas revenue. Il craignait que quelque chose ne lui soit arrivé pendant qu'il était occupé à sauver Andrea et à arrêter Intergang.
Il entendit la serrure de la porte et se retourna pour voir Lois entrer dans la pièce. Sans aucune blessure, à son grand soulagement.
"Oh, Clark! Je sais qu'il est tard. Je suis désolée. Je voulais rentrer plus tôt, mais..." Elle s'interrompit au beau milieu de sa phrase. "Oh mon Dieu! Il s'est passé tellement de choses, tu ne vas jamais me croire."
Elle s'assit sur son canapé d'un air las. Clark la suivit. Il était surpris par sa chance soudaine après une semaine si difficile. Lois ne semblait pas avoir remarqué qu'il venait lui aussi tout juste de rentrer, et par conséquent, elle ne lui demanda pas ce qui lui avait pris si longtemps. Eh bien, il pouvait s'accommoder d'un petit peu de chance pour changer. Il lui dirait tout le lendemain.
Quand il fut assis près d'elle sur le canapé, elle reprit.
"Clark, tu devineras jamais ce qui est arrivé ! Le mariage de Superman était bidon !" annonça Lois rapidement.
"Comment le sais-tu?" ne put-il s'empêcher de demander, surpris qu'elle le sache déjà.
"Henderson a parlé aux journalistes présents à l'hôpital, il y a une demi-heure de ça. Il a dit que tout n'était qu'une farce pour piéger Intergang, et apparemment, ça a marché."
Clark pouvait entendre à sa voix que Lois retenait sa colère. Eh bien, il n'était pas en train de devenir chanceux ! De toute évidence, Lois prenait très mal la duperie de Superman. Elle le tuerait quand il lui dirait qui il était. Il était déjà mort !
"Mais tu ne sembles pas très surpris par la nouvelle, Clark. Tu le savais déjà?" demanda suspicieusement Lois, ce qui le ramena immédiatement à la réalité.
"Euh... Je... euh... J'ai parlé à Superman tout à l'heure, pendant qu'il attendait An... euh... Agent Flynn, pendant qu'elle se faisait examinée. Il me l'a dit. Et... Ils nous donneront une interview exclusive" répondit Clark, espérant que la dernière phrase détourne l’attention de Lois de sa piètre excuse. Il n'était pas fier de lui. Un mensonge de plus à ajouter à la liste. Mais ce n'était vraiment pas le bon moment pour tout avouer.
"Fabuleux", dit Lois avec un manque total d'enthousiasme. De toute évidence, elle ne voulait pas avoir à parler avec Superman, même pas pour une interview. Il avait un sérieux problème.
*************************************************************
Le jour suivant, Lois était assise dans la salle de conférence, face à Superman et à la femme policier dont il avait prétendu être le mari, pour leur interview exclusive. En temps normal, elle aurait été extatique. Elle aimait obtenir des exclusivités, surtout celles concernant Superman. Mais pas cette fois-ci.
Elle était fâchée, vraiment en colère, de devoir interviewer Superman. Mais elle n'avait pas le choix. Clark avait disparu de la salle de rédaction un peu plus tôt. Il n'avait même pas pris la peine de lui expliquer pourquoi quand elle le lui avait demandé. Il avait juste semblé mal-à-l'aise et avait promis de lui dire plus tard, en privé. Ça la mettait en colère. Elle voulait savoir où il était allé, et il n'avait rien dit. Alors maintenant, elle devait interviewer Superman et Andrea Flynn elle-même alors qu'elle aurait préféré, et de loin, laisser Clark s'en charger. Parler à Superman ne lui faisait pas particulièrement plaisir.
Ainsi, elle était en colère contre Clark, et contre Superman aussi. Il aurait pu lui dire quelque chose plus tôt. Il aurait *du* lui dire quelque chose plus tôt. Elle pensait qu'ils devenaient plus proches dans les dernières semaines. Elle pensait qu'elle était spéciale pour lui. Mais à présent, il était plus qu'évident qu'elle ne comptait pas à ses yeux, et qu'il n'avait jamais eu la moindre confiance en elle. Et ça faisait mal. Il ne s'était même pas préoccupé de ses sentiments. Il lui avait laissé croire qu'il était marié. Pourtant, il devait bien savoir que ça la blesserait profondément de le croire marié à une autre, mais il ne s'en souciait pas assez pour lui parler, pour apaiser la douleur qu'il lui avait causée.
Superman n'était pas le type bien qu'elle avait imaginé tous ces mois. C'était un salaud. Un menteur. Un vrai connard ! Il l'avait laissée souffrir pour rien, sans dire un mot. Elle avait même pleuré en pleine rue, devant de nombreux autres journalistes, venus de tous les journaux auxquels elle pouvait penser. Comment avait-il pu lui faire ça ?
Mais elle était une professionnelle. Cette interview était une grosse exclusivité pour le Planet. Un article de première page qui resterait longtemps dans les mémoires. Elle ne pouvait pas la laisser passer. Perry la tuerait. C'était trop gros pour refuser d'écrire l'article. Et puisque Clark n'était pas revenu à temps, elle devait le faire. Elle fit de son mieux pour cacher sa colère, sa douleur, et pour agir comme une vraie professionnelle durant l'interview.
Ils avaient déjà répondu à la plupart de ses questions donc elle pourrait bientôt mettre fin à l'entretien. Ils lui avaient dit qu'ils avaient appris qu'Intergang essayait de trouver un moyen de forcer Superman à travailler pour eux, alors ils avaient prétendu être mariés, rendant clair aux yeux du Monde qu'il serait prêt à faire n'importe quoi pour Andrea. De cette façon, ils détournaient Intergang de l'attaque de pauvres innocents pour le faire chanter.
C'était une explication logique et pleine d'attention, mais quelque part, Lois était sûre qu'il y avait plus derrière tout ça que ce qu'ils disaient. Elle ne croyait pas que Superman aurait accepté aussi facilement de tromper le Monde juste à cause d'une vague menace contre les gens de Metropolis. Ils avaient probablement quelque chose de plus consistant pour le faire collaborer. Quelque chose de gros, lui criaient ses instincts. Mais elle n'était pas d'humeur à creuser plus loin. Elle voulait terminer l'interview le plus tôt possible. Et elle avait déjà assez d'information pour écrire la version officielle.
Juste à cet instant, Superman s'excusa. Il avait entendu une urgence où ils avaient besoin de lui.
"Aucun problème, Superman. Je finirais seule de répondre aux questions de Miss Lane." répondit Andrea en souriant.
Il s'envola, laissant Lois et Andrea seules dans la pièce.
"J'ai fini de toute façon", dit Lois à la jeune femme, toujours jolie en dépit de l'affreuse marque noire sur sa joue. Mettant un terme à l'interview, Lois se leva de son siège et commençait à montrer la porte à Andrea, quand cette dernière l'interrompit.
"Vous êtes vraiment furieuse contre lui, hein?" demanda doucement Andrea.
"Pardon?" répondit Lois, atterrée. Est-ce cette femme était vraiment en train de fourrer son nez dans sa vie personnelle ?
"Vous ne devriez pas lui en vouloir."
Lois sentit sa rage enfler. Andrea ne la connaissait pas. Elle ne savait rien d'elle et de sa relation avec Superman. Comment osait-elle lui dire ce qu'elle devait ou non ressentir?
"Ecoutez. Ce que je ressens n'est pas vos oignons, alors j'apprécierais si..." commença Lois très sèchement.
"Il voulait vous le dire", l'interrompit Andrea, retenant l'attention de Lois. "Nous l'avons forcé à garder le silence", continua Andrea. "Il voulait vous le dire. Vraiment. Il ne pouvait pas supporter de vous faire de la peine. Ça l’a démoli. Ça l’a rendu vraiment fou, mais nous ne lui avons pas laissé le choix"
Sa colère contre Superman se dissipait lentement, mais elle se sentait toujours sérieusement blessée.
"Personne ne peut forcer Superman à faire ce qu'il ne veut pas. S'il voulait vraiment me dire la vérité plus tôt, vous n'auriez pas pu l'en empêcher", répondit Lois amèrement.
"Vous avez presque raison. Il n'y a qu'une façon de contraindre Superman à faire ce que quelqu'un veut lui faire faire. Vous mettre en danger, vous" constata doucement Andrea.
"Pardon?" Lois n'était pas sûre de l'avoir entendue correctement.
"C'était vous qu'Intergang voulait enlever pour le faire chanter. Ils n'étaient pas sur le point de blesser d'innocents inconnus pour forcer Superman à obéir à leurs ordres. Ils étaient sur le point de vous blesser. C'est la seule raison pour laquelle Superman a accepté de collaborer à notre plan. Et c'est pour ça qu'il n'a rien dit. C'était votre sécurité à vous qui était en jeu. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous."
Lois était hébétée. Elle ne s'attendait pas à ça.
"Il vous aime, vous savez", reprit Andrea après un court silence.
Lois sourit tristement.
"Vous savez, il y a quelques jours, j'aurais été aux anges d'entendre ça. Mais... J'ai quelqu'un d'autre dans ma vie maintenant. C'est un type génial, et je l'aime vraiment. C'est trop tard pour Superman", dit Lois.
Andrea parut un peu déçue.
"C'est dommage. Vous savez, je vous ai vu très souvent avec Superman durant l'année qui vient de s'écouler. Et vous paraissiez tous les deux très amoureux l'un de l'autre. J’aurais été contente de savoir que vous étiez finalement ensemble."
"Eh bien, ça n'arrivera pas", répondit Lois. "J’ai déjà trouvé mon Prince Charmant."
"Alors j'espère que vous serez heureuse avec lui. Et j'espère aussi de toute façon que vous n'êtes plus furieuse contre Superman pour vous avoir menti. Ça l'a blessé profondément, lui aussi."
A sa grande surprise, Lois réalisa qu'elle ne lui en voulait plus. La douleur n'avait pas complètement disparu - bien sûr que non - mais les mots d'Andrea avaient eu un effet apaisant sur ses sentiments blessés. Elle l'en remercia d'un sourire.
Lois était maintenant plus confortable avec toute cette situation, et n'était plus aussi impatiente qu'avant de mettre un terme à l'interview. C'était un énorme scoop. Elle ne pouvait pas le bâcler.
"Euh... Je viens de réaliser qu'il y a toujours quelques aspects de l'histoire que je n'ai pas encore couverts dans l'interview. Ça vous gêne si je vous pose quelques questions de plus, tout compte fait?" demanda Lois en changeant de sujet.
"Ça ne me gêne pas. Allez-y."
Lois profita d'avoir Andrea seule dans la pièce pour la questionner sur les aspects de la situation qui l'avait touchée personnellement. Cela pourrait être intéressant d'écrire l'article de son point de vue à elle, plutôt que de se concentrer sur Superman, comme toujours.
Elle lui posa des questions sur comment ça avait affecté sa vie quotidienne et sa vie professionnelle d'être perçue par tout le monde comme la femme de Superman. Elle lui posa des questions sur l'attaque de sa voiture de police et sur son enlèvement. L'affreuse marque sur son visage étant un triste rappel de ce qui était arrivé la nuit précédente. Heureusement, elle était indemne, excepté pour quelques bleus.
Leur conversation dura longtemps, et glissa peu à peu vers des sujets personnels. Lois fut surprise de réaliser qu'elle appréciait en fait beaucoup Andrea. C'était une personne sympathique, avec un fort sens de l'humour. Mais elle était aussi très seule, parce qu'elle avait choisi de faire de son travail la grande priorité de sa vie. Elles avaient beaucoup de choses en commun. Lois commença à penser à elle comme à une amie potentielle. C'était étrange de se souvenir que quelques jours plus tôt, elle la haïssait complètement.
CHAPITRE 13: L’EXCLUSIVITE
1ere Partie
Clark s'arrêta devant la porte de Lois et inspira profondément. Il était passé minuit depuis longtemps. Lois le tuerait pour avoir disparu si longtemps sans lui avoir rien dit.
Plus tôt, il envisageait de lui révéler la vérité sur le mariage et son alter-ego. Mais il était très tard, et il aurait préféré attendre le lendemain pour se confesser. Ce n'était plus une option. Elle allait réclamer une explication, et il n'en avait pas d'autre à lui donner. Alors il était temps de lui dire la vérité.
Il frappa à la porte, mais ne reçut pas de réponse. Il utilisa les clefs que Lois lui avait donnée quelques jours plus tôt pour entrer par lui-même. L'appartement était dans le noir. Elle n'était pas là. Il alluma la lumière et vit une feuille de papier avec son nom dessus mise en évidence sur la table.
Il la lut. C'était une lettre de Lois. Elle disait que Perry l'avait appelée pour qu'elle aille au commissariat couvrir le kidnapping de la femme de Superman. Il reposa la lettre, inquiet. C'était plusieurs heures plus tôt, et elle n'était apparemment toujours pas revenue. Il craignait que quelque chose ne lui soit arrivé pendant qu'il était occupé à sauver Andrea et à arrêter Intergang.
Il entendit la serrure de la porte et se retourna pour voir Lois entrer dans la pièce. Sans aucune blessure, à son grand soulagement.
"Oh, Clark! Je sais qu'il est tard. Je suis désolée. Je voulais rentrer plus tôt, mais..." Elle s'interrompit au beau milieu de sa phrase. "Oh mon Dieu! Il s'est passé tellement de choses, tu ne vas jamais me croire."
Elle s'assit sur son canapé d'un air las. Clark la suivit. Il était surpris par sa chance soudaine après une semaine si difficile. Lois ne semblait pas avoir remarqué qu'il venait lui aussi tout juste de rentrer, et par conséquent, elle ne lui demanda pas ce qui lui avait pris si longtemps. Eh bien, il pouvait s'accommoder d'un petit peu de chance pour changer. Il lui dirait tout le lendemain.
Quand il fut assis près d'elle sur le canapé, elle reprit.
"Clark, tu devineras jamais ce qui est arrivé ! Le mariage de Superman était bidon !" annonça Lois rapidement.
"Comment le sais-tu?" ne put-il s'empêcher de demander, surpris qu'elle le sache déjà.
"Henderson a parlé aux journalistes présents à l'hôpital, il y a une demi-heure de ça. Il a dit que tout n'était qu'une farce pour piéger Intergang, et apparemment, ça a marché."
Clark pouvait entendre à sa voix que Lois retenait sa colère. Eh bien, il n'était pas en train de devenir chanceux ! De toute évidence, Lois prenait très mal la duperie de Superman. Elle le tuerait quand il lui dirait qui il était. Il était déjà mort !
"Mais tu ne sembles pas très surpris par la nouvelle, Clark. Tu le savais déjà?" demanda suspicieusement Lois, ce qui le ramena immédiatement à la réalité.
"Euh... Je... euh... J'ai parlé à Superman tout à l'heure, pendant qu'il attendait An... euh... Agent Flynn, pendant qu'elle se faisait examinée. Il me l'a dit. Et... Ils nous donneront une interview exclusive" répondit Clark, espérant que la dernière phrase détourne l’attention de Lois de sa piètre excuse. Il n'était pas fier de lui. Un mensonge de plus à ajouter à la liste. Mais ce n'était vraiment pas le bon moment pour tout avouer.
"Fabuleux", dit Lois avec un manque total d'enthousiasme. De toute évidence, elle ne voulait pas avoir à parler avec Superman, même pas pour une interview. Il avait un sérieux problème.
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Le jour suivant, Lois était assise dans la salle de conférence, face à Superman et à la femme policier dont il avait prétendu être le mari, pour leur interview exclusive. En temps normal, elle aurait été extatique. Elle aimait obtenir des exclusivités, surtout celles concernant Superman. Mais pas cette fois-ci.
Elle était fâchée, vraiment en colère, de devoir interviewer Superman. Mais elle n'avait pas le choix. Clark avait disparu de la salle de rédaction un peu plus tôt. Il n'avait même pas pris la peine de lui expliquer pourquoi quand elle le lui avait demandé. Il avait juste semblé mal-à-l'aise et avait promis de lui dire plus tard, en privé. Ça la mettait en colère. Elle voulait savoir où il était allé, et il n'avait rien dit. Alors maintenant, elle devait interviewer Superman et Andrea Flynn elle-même alors qu'elle aurait préféré, et de loin, laisser Clark s'en charger. Parler à Superman ne lui faisait pas particulièrement plaisir.
Ainsi, elle était en colère contre Clark, et contre Superman aussi. Il aurait pu lui dire quelque chose plus tôt. Il aurait *du* lui dire quelque chose plus tôt. Elle pensait qu'ils devenaient plus proches dans les dernières semaines. Elle pensait qu'elle était spéciale pour lui. Mais à présent, il était plus qu'évident qu'elle ne comptait pas à ses yeux, et qu'il n'avait jamais eu la moindre confiance en elle. Et ça faisait mal. Il ne s'était même pas préoccupé de ses sentiments. Il lui avait laissé croire qu'il était marié. Pourtant, il devait bien savoir que ça la blesserait profondément de le croire marié à une autre, mais il ne s'en souciait pas assez pour lui parler, pour apaiser la douleur qu'il lui avait causée.
Superman n'était pas le type bien qu'elle avait imaginé tous ces mois. C'était un salaud. Un menteur. Un vrai connard ! Il l'avait laissée souffrir pour rien, sans dire un mot. Elle avait même pleuré en pleine rue, devant de nombreux autres journalistes, venus de tous les journaux auxquels elle pouvait penser. Comment avait-il pu lui faire ça ?
Mais elle était une professionnelle. Cette interview était une grosse exclusivité pour le Planet. Un article de première page qui resterait longtemps dans les mémoires. Elle ne pouvait pas la laisser passer. Perry la tuerait. C'était trop gros pour refuser d'écrire l'article. Et puisque Clark n'était pas revenu à temps, elle devait le faire. Elle fit de son mieux pour cacher sa colère, sa douleur, et pour agir comme une vraie professionnelle durant l'interview.
Ils avaient déjà répondu à la plupart de ses questions donc elle pourrait bientôt mettre fin à l'entretien. Ils lui avaient dit qu'ils avaient appris qu'Intergang essayait de trouver un moyen de forcer Superman à travailler pour eux, alors ils avaient prétendu être mariés, rendant clair aux yeux du Monde qu'il serait prêt à faire n'importe quoi pour Andrea. De cette façon, ils détournaient Intergang de l'attaque de pauvres innocents pour le faire chanter.
C'était une explication logique et pleine d'attention, mais quelque part, Lois était sûre qu'il y avait plus derrière tout ça que ce qu'ils disaient. Elle ne croyait pas que Superman aurait accepté aussi facilement de tromper le Monde juste à cause d'une vague menace contre les gens de Metropolis. Ils avaient probablement quelque chose de plus consistant pour le faire collaborer. Quelque chose de gros, lui criaient ses instincts. Mais elle n'était pas d'humeur à creuser plus loin. Elle voulait terminer l'interview le plus tôt possible. Et elle avait déjà assez d'information pour écrire la version officielle.
Juste à cet instant, Superman s'excusa. Il avait entendu une urgence où ils avaient besoin de lui.
"Aucun problème, Superman. Je finirais seule de répondre aux questions de Miss Lane." répondit Andrea en souriant.
Il s'envola, laissant Lois et Andrea seules dans la pièce.
"J'ai fini de toute façon", dit Lois à la jeune femme, toujours jolie en dépit de l'affreuse marque noire sur sa joue. Mettant un terme à l'interview, Lois se leva de son siège et commençait à montrer la porte à Andrea, quand cette dernière l'interrompit.
"Vous êtes vraiment furieuse contre lui, hein?" demanda doucement Andrea.
"Pardon?" répondit Lois, atterrée. Est-ce cette femme était vraiment en train de fourrer son nez dans sa vie personnelle ?
"Vous ne devriez pas lui en vouloir."
Lois sentit sa rage enfler. Andrea ne la connaissait pas. Elle ne savait rien d'elle et de sa relation avec Superman. Comment osait-elle lui dire ce qu'elle devait ou non ressentir?
"Ecoutez. Ce que je ressens n'est pas vos oignons, alors j'apprécierais si..." commença Lois très sèchement.
"Il voulait vous le dire", l'interrompit Andrea, retenant l'attention de Lois. "Nous l'avons forcé à garder le silence", continua Andrea. "Il voulait vous le dire. Vraiment. Il ne pouvait pas supporter de vous faire de la peine. Ça l’a démoli. Ça l’a rendu vraiment fou, mais nous ne lui avons pas laissé le choix"
Sa colère contre Superman se dissipait lentement, mais elle se sentait toujours sérieusement blessée.
"Personne ne peut forcer Superman à faire ce qu'il ne veut pas. S'il voulait vraiment me dire la vérité plus tôt, vous n'auriez pas pu l'en empêcher", répondit Lois amèrement.
"Vous avez presque raison. Il n'y a qu'une façon de contraindre Superman à faire ce que quelqu'un veut lui faire faire. Vous mettre en danger, vous" constata doucement Andrea.
"Pardon?" Lois n'était pas sûre de l'avoir entendue correctement.
"C'était vous qu'Intergang voulait enlever pour le faire chanter. Ils n'étaient pas sur le point de blesser d'innocents inconnus pour forcer Superman à obéir à leurs ordres. Ils étaient sur le point de vous blesser. C'est la seule raison pour laquelle Superman a accepté de collaborer à notre plan. Et c'est pour ça qu'il n'a rien dit. C'était votre sécurité à vous qui était en jeu. Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous."
Lois était hébétée. Elle ne s'attendait pas à ça.
"Il vous aime, vous savez", reprit Andrea après un court silence.
Lois sourit tristement.
"Vous savez, il y a quelques jours, j'aurais été aux anges d'entendre ça. Mais... J'ai quelqu'un d'autre dans ma vie maintenant. C'est un type génial, et je l'aime vraiment. C'est trop tard pour Superman", dit Lois.
Andrea parut un peu déçue.
"C'est dommage. Vous savez, je vous ai vu très souvent avec Superman durant l'année qui vient de s'écouler. Et vous paraissiez tous les deux très amoureux l'un de l'autre. J’aurais été contente de savoir que vous étiez finalement ensemble."
"Eh bien, ça n'arrivera pas", répondit Lois. "J’ai déjà trouvé mon Prince Charmant."
"Alors j'espère que vous serez heureuse avec lui. Et j'espère aussi de toute façon que vous n'êtes plus furieuse contre Superman pour vous avoir menti. Ça l'a blessé profondément, lui aussi."
A sa grande surprise, Lois réalisa qu'elle ne lui en voulait plus. La douleur n'avait pas complètement disparu - bien sûr que non - mais les mots d'Andrea avaient eu un effet apaisant sur ses sentiments blessés. Elle l'en remercia d'un sourire.
Lois était maintenant plus confortable avec toute cette situation, et n'était plus aussi impatiente qu'avant de mettre un terme à l'interview. C'était un énorme scoop. Elle ne pouvait pas le bâcler.
"Euh... Je viens de réaliser qu'il y a toujours quelques aspects de l'histoire que je n'ai pas encore couverts dans l'interview. Ça vous gêne si je vous pose quelques questions de plus, tout compte fait?" demanda Lois en changeant de sujet.
"Ça ne me gêne pas. Allez-y."
Lois profita d'avoir Andrea seule dans la pièce pour la questionner sur les aspects de la situation qui l'avait touchée personnellement. Cela pourrait être intéressant d'écrire l'article de son point de vue à elle, plutôt que de se concentrer sur Superman, comme toujours.
Elle lui posa des questions sur comment ça avait affecté sa vie quotidienne et sa vie professionnelle d'être perçue par tout le monde comme la femme de Superman. Elle lui posa des questions sur l'attaque de sa voiture de police et sur son enlèvement. L'affreuse marque sur son visage étant un triste rappel de ce qui était arrivé la nuit précédente. Heureusement, elle était indemne, excepté pour quelques bleus.
Leur conversation dura longtemps, et glissa peu à peu vers des sujets personnels. Lois fut surprise de réaliser qu'elle appréciait en fait beaucoup Andrea. C'était une personne sympathique, avec un fort sens de l'humour. Mais elle était aussi très seule, parce qu'elle avait choisi de faire de son travail la grande priorité de sa vie. Elles avaient beaucoup de choses en commun. Lois commença à penser à elle comme à une amie potentielle. C'était étrange de se souvenir que quelques jours plus tôt, elle la haïssait complètement.

poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
CHAPITRE 13: L'EXCLUSIVITE
2nde Parte
Il prit à Clark plus d'une heure pour revenir de son sauvetage. Il revint en tant que lui-même, pas en tant que Superman, et fut surpris de voir que Lois et Andrea étaient toujours en train de discuter dans la salle de conférence. Il s'arrêta pour les regarder quelques secondes.
Lois sembla le sentir. Elle tourna la tête et regarda dans sa direction. Elle le vit et sourit. Elle était heureuse de le voir.
Clark sentit son cœur fondre quand elle lui sourit. C'était le sourire d'une femme amoureuse, et ce sourire lui était destiné, à lui. Il n'était toujours pas habitué à l'idée qu'elle l'aimait. C'était trop fabuleux pour être vrai. Il repoussa rapidement la pensée qu'il devait toujours lui révéler son secret.
Clark vit Lois dire quelque chose à Andrea, puis les deux femmes sortirent de la salle de conférence. De toute évidence, Lois avait mis un terme à l'interview dès qu'elle l’avait aperçu. Elles vinrent vers lui, et Lois fit les présentations.
"Andrea, voilà Clark Kent, mon partenaire. Clark, c'est Andrea Flynn, l'officier de police qui a prétendu être mariée à Superman."
"Bonjour. Ravi de vous connaitre."
"Oui. Moi aussi. Eh bien... Je dois y aller. Au revoir Lois. Mr Kent." dit Andrea avant de se diriger vers les ascenseurs.
Clark était étonné. Une heure plus tôt, quand il les avait laissées seules, Lois était presque hostile, et elles se disaient "Agent Flynn" et "Mademoiselle Lane" quand elles s'adressaient l'une à l'autre. Et à présent, c'était "Andrea" et "Lois" et elles semblaient être de vieilles amies. Il ne l'aurait jamais cru s'il ne l'avait pas vu de ses propres yeux.
"Alors, Clark. Où étais-tu?" demanda Lois dès qu'Andrea les quitta.
"Je... euh... Mon voisin. Il est... en vacances. Je lui ai promis d'arroser ses plantes", répondit Clark en bégayant.
<Lamentable, Clark ! Réfléchis !> se réprimanda-t-il lui-même. Mais rien de mieux ne lui était venu à l'esprit quand Lois lui avait posé la question.
"Tu étais en train d'arroser les plantes de ton voisin?" répéta Lois incrédule. "Tu es parti presque deux heures, Clark !"
"Je... C'est à cause de son chat. Je... je dois le nourrir aussi. Et... Il s'est échappé. J'ai eu du mal à le retrouver", expliqua Clark encore plus lamentablement.
Lois gloussa.
"Tu sais, Clark. Parfois, tu donnes vraiment l'impression que tu mènes une double vie et que tu essaies de la garder secrète", constata Lois.
Près des ascenseurs, Andrea fixait Clark, incrédule. Lui et Lois s'étaient maintenant éloignés, allant vers leurs bureaux, et elle ne pouvait plus entendre leur conversation. Ça n'avait aucune importance de toute façon: la conversation était apparemment passée sur des sujets professionnels puisque Lois était en train de lui montrer ses notes.
Mais c'était la partie de la conversation qu'elle avait entendue alors qu'elle s'éloignait qui l'avait tellement choquée.
La façon dont Clark avait bégayé quand il expliquait à Lois ce qu'il faisait... Non, ce n'était pas possible ! Elle avait souvent entendu cette façon de babiller ces derniers jours, mais elle venait juste de rencontrer Clark Kent pour la première fois.
Elle le fixa attentivement. La façon dont il regardait Lois, avec amour. Elle avait vu le même regard sur le visage de Superman, également lorsqu'il regardait Lois...
Son visage... Tellement identique aussi.
Le jour où Superman avait laissé échapper qu'il avait des parents, et avait tout de suite paniqué à l'idée qu'elle puisse le répéter à quelqu'un, elle avait compris qu'il n'était probablement qu'un type normal avec une vie normale quelque part. Mais le rencontrer en costume-cravate, avec des lunettes... ce n'était pas pareil que de l'imaginer. Mais combien y avait-il de chances de rencontrer deux hommes attractifs, peu sûrs d'eux, bégayants, et qui se ressemblaient tellement? Et amoureux tous les deux de Lois Lane ? Ça devait être lui.
Andrea gloussa. Elle avait été triste pour Superman quand Lois lui avait dit qu'elle avait tourné la page et qu'elle était tombée amoureuse d'un autre homme. Quand elle avait vu Lois regarder et sourire à son partenaire, elle n'avait pas douté une seconde qu'il était l'autre homme. Et en fin de compte... Lois était la petite amie de Superman. Mais elle ne semblait pas en être consciente.
Elle entra dans les ascenseurs en souriant. Elle ne dirait jamais son secret à personne. Superman, ou Clark Kent, qui qu'il soit, était un homme bien. Il méritait son intimité.
*************************************************************
A la fin de la journée, Lois et Clark étaient en chemin pour aller chez lui. Ils voulaient passer une agréable soirée ensemble pour compenser leur séparation de la nuit précédente.
Ils entrèrent dans l'ascenseur, et dès que les portes se refermèrent, Lois prit sa main et s'approcha pour l'embrasser. Elle ne se sentait pas encore assez confortable avec leur relation pour démontrer ses sentiments en publics, surtout devant leurs collègues. Elle lui en avait parlé le premier matin après lui avoir avoué ses sentiments, mais elle avait de la chance, il était un homme très compréhensif et patient.
Une petite sonnerie leur signala que l'ascenseur avait atteint le rez-de-chaussée, et ils se séparèrent.
Tandis qu'ils sortaient du bâtiment et qu'ils entraient dans un taxi, Lois se remémorait le peu de temps qu'elle avait passé avec Clark depuis le changement de leur relation. Cette première nuit, quand ils avaient passé des heures à s'embrasser. La veille, quand il avait suggéré de rentrer plus tôt...
"Clark, de quoi voulais-tu me parler ?" demanda brusquement Lois, se souvenant juste qu'il voulait rentrer plus tôt pour lui dire quelque chose.
"De quoi tu parles, Lois ?" demanda Clark, sans comprendre.
"Hier. Tu m'as dit que tu avais quelque chose d'important à m'annoncer."
Clark resta silencieux, hébété. C'était là. Il devait lui dire ce soir. Pas maintenant, ils étaient dans un taxi, mais dès qu'ils seraient dans son appartement.
<Mais je ne suis pas prêt ! Je n'ai même pas eu le temps de réfléchir au meilleur moyen de lui avouer ! Oh mon Dieu ! Mais comment je fais ça ?> paniqua-t-il.
Il resta silencieux un peu trop longtemps, alors Lois décida le pousser un peu.
"Clark, tu as dit que tu voulais parler à propos d'un sujet très sérieux", insista-t-elle.
"Oui. En fait, j'ai vraiment besoin de te dire quelque chose, Lois", répondit Clark, sa voix lui revenant quand sa panique fut sous contrôle. "Mais... On parlera en privé", ajouta-t-il avec un regard discret vers le chauffeur de taxi.
"Oh. D'accord."
Lois était perplexe. De quoi voulait-il parler, en privé ? Il était nerveux depuis qu'elle lui avait demandé ce qu'il avait à lui dire, tout comme il était nerveux la première fois qu'il avait abordé le sujet. C'était surprenant. Elle devint impatiente d'entendre ce qu'il avait à dire, quoi que ça puisse bien être.
Il lui avait déjà dit qu'il n'était pas sur le point de la quitter. Sauf s'il avait changé d'avis, s'amenda-t-elle mentalement.
<Non ! Il n'a pas changé d'avis !> Lois se gifla mentalement. <D'accord. Qu'a-t-il dit d'autre?>
Il avait dit que c'était un sujet sérieux, mais pas une mauvaise chose. Il a dit qu’il espérait qu'elle verrait même ça comme une bonne chose. Mais ça le rendait terriblement nerveux. Il l'avait même admis. Qu'est-ce que ça pouvait être?
<Oh mon dieu, non ! Sûrement qu'il n'était pas sur le point de... faire sa demande, si ? Oh mon dieu ! C'est trop tôt ! Mais comment dire non sans le blesser ? Tout pourrait être fini si je fais ça ! Oh mon dieu !>
Quand le taxi atteint finalement l'appartement de Clark, Lois était aussi nerveuse que Clark. Ils s'assirent sur le canapé, et Clark commença à parler, très vite.
"Je t'aime. Je n'ai jamais voulu te blesser. Je n'aurais jamais fait ce que j'ai fait si j'avais eu le choix, je te le jure. Je ne voulais pas. Je t'en prie, pardonne-moi", supplia Clark, oubliant presque qu'elle ne savait pas encore la vérité.
"Clark, tu me fais peur", répondit Lois. "Tu as dit que je pourrais le prendre comme une bonne chose, mais j'ai l'impression au contraire que tu as fait quelque chose de vraiment horrible ! Qu'est-ce que tu as fait, Clark ?" demanda-t-elle, craignant d'entendre sa réponse.
Il prit une profonde inspiration et le lui dit.
"Lois. Je suis Superman."
Elle le fixa sans aucune réaction. Il enleva les lunettes, et commença à déboutonner sa chemise, mais avant qu'il ne puisse lui montrer son emblème, elle se releva rapidement et courut jusqu'à la porte.
"Lois !"
Remettant ses lunettes sur son nez, il la suivit.
"Lois, je t'en prie ! Pardonne-moi ! Lois !" supplia Clark.
Comme elle continuait de courir sans se retourner, il s'arrêta. Il savait qu'elle serait encore plus furieuse s'il essayait de la rattraper. Elle avait besoin de temps pour se calmer et digérer le choc avant qu'ils ne puissent en parler.
Soupirant de frustration, il retourna dans son appartement, la laissant s'enfuir loin de lui.
*************************************************************
2nde Parte
Il prit à Clark plus d'une heure pour revenir de son sauvetage. Il revint en tant que lui-même, pas en tant que Superman, et fut surpris de voir que Lois et Andrea étaient toujours en train de discuter dans la salle de conférence. Il s'arrêta pour les regarder quelques secondes.
Lois sembla le sentir. Elle tourna la tête et regarda dans sa direction. Elle le vit et sourit. Elle était heureuse de le voir.
Clark sentit son cœur fondre quand elle lui sourit. C'était le sourire d'une femme amoureuse, et ce sourire lui était destiné, à lui. Il n'était toujours pas habitué à l'idée qu'elle l'aimait. C'était trop fabuleux pour être vrai. Il repoussa rapidement la pensée qu'il devait toujours lui révéler son secret.
Clark vit Lois dire quelque chose à Andrea, puis les deux femmes sortirent de la salle de conférence. De toute évidence, Lois avait mis un terme à l'interview dès qu'elle l’avait aperçu. Elles vinrent vers lui, et Lois fit les présentations.
"Andrea, voilà Clark Kent, mon partenaire. Clark, c'est Andrea Flynn, l'officier de police qui a prétendu être mariée à Superman."
"Bonjour. Ravi de vous connaitre."
"Oui. Moi aussi. Eh bien... Je dois y aller. Au revoir Lois. Mr Kent." dit Andrea avant de se diriger vers les ascenseurs.
Clark était étonné. Une heure plus tôt, quand il les avait laissées seules, Lois était presque hostile, et elles se disaient "Agent Flynn" et "Mademoiselle Lane" quand elles s'adressaient l'une à l'autre. Et à présent, c'était "Andrea" et "Lois" et elles semblaient être de vieilles amies. Il ne l'aurait jamais cru s'il ne l'avait pas vu de ses propres yeux.
"Alors, Clark. Où étais-tu?" demanda Lois dès qu'Andrea les quitta.
"Je... euh... Mon voisin. Il est... en vacances. Je lui ai promis d'arroser ses plantes", répondit Clark en bégayant.
<Lamentable, Clark ! Réfléchis !> se réprimanda-t-il lui-même. Mais rien de mieux ne lui était venu à l'esprit quand Lois lui avait posé la question.
"Tu étais en train d'arroser les plantes de ton voisin?" répéta Lois incrédule. "Tu es parti presque deux heures, Clark !"
"Je... C'est à cause de son chat. Je... je dois le nourrir aussi. Et... Il s'est échappé. J'ai eu du mal à le retrouver", expliqua Clark encore plus lamentablement.
Lois gloussa.
"Tu sais, Clark. Parfois, tu donnes vraiment l'impression que tu mènes une double vie et que tu essaies de la garder secrète", constata Lois.
Près des ascenseurs, Andrea fixait Clark, incrédule. Lui et Lois s'étaient maintenant éloignés, allant vers leurs bureaux, et elle ne pouvait plus entendre leur conversation. Ça n'avait aucune importance de toute façon: la conversation était apparemment passée sur des sujets professionnels puisque Lois était en train de lui montrer ses notes.
Mais c'était la partie de la conversation qu'elle avait entendue alors qu'elle s'éloignait qui l'avait tellement choquée.
La façon dont Clark avait bégayé quand il expliquait à Lois ce qu'il faisait... Non, ce n'était pas possible ! Elle avait souvent entendu cette façon de babiller ces derniers jours, mais elle venait juste de rencontrer Clark Kent pour la première fois.
Elle le fixa attentivement. La façon dont il regardait Lois, avec amour. Elle avait vu le même regard sur le visage de Superman, également lorsqu'il regardait Lois...
Son visage... Tellement identique aussi.
Le jour où Superman avait laissé échapper qu'il avait des parents, et avait tout de suite paniqué à l'idée qu'elle puisse le répéter à quelqu'un, elle avait compris qu'il n'était probablement qu'un type normal avec une vie normale quelque part. Mais le rencontrer en costume-cravate, avec des lunettes... ce n'était pas pareil que de l'imaginer. Mais combien y avait-il de chances de rencontrer deux hommes attractifs, peu sûrs d'eux, bégayants, et qui se ressemblaient tellement? Et amoureux tous les deux de Lois Lane ? Ça devait être lui.
Andrea gloussa. Elle avait été triste pour Superman quand Lois lui avait dit qu'elle avait tourné la page et qu'elle était tombée amoureuse d'un autre homme. Quand elle avait vu Lois regarder et sourire à son partenaire, elle n'avait pas douté une seconde qu'il était l'autre homme. Et en fin de compte... Lois était la petite amie de Superman. Mais elle ne semblait pas en être consciente.
Elle entra dans les ascenseurs en souriant. Elle ne dirait jamais son secret à personne. Superman, ou Clark Kent, qui qu'il soit, était un homme bien. Il méritait son intimité.
*************************************************************
A la fin de la journée, Lois et Clark étaient en chemin pour aller chez lui. Ils voulaient passer une agréable soirée ensemble pour compenser leur séparation de la nuit précédente.
Ils entrèrent dans l'ascenseur, et dès que les portes se refermèrent, Lois prit sa main et s'approcha pour l'embrasser. Elle ne se sentait pas encore assez confortable avec leur relation pour démontrer ses sentiments en publics, surtout devant leurs collègues. Elle lui en avait parlé le premier matin après lui avoir avoué ses sentiments, mais elle avait de la chance, il était un homme très compréhensif et patient.
Une petite sonnerie leur signala que l'ascenseur avait atteint le rez-de-chaussée, et ils se séparèrent.
Tandis qu'ils sortaient du bâtiment et qu'ils entraient dans un taxi, Lois se remémorait le peu de temps qu'elle avait passé avec Clark depuis le changement de leur relation. Cette première nuit, quand ils avaient passé des heures à s'embrasser. La veille, quand il avait suggéré de rentrer plus tôt...
"Clark, de quoi voulais-tu me parler ?" demanda brusquement Lois, se souvenant juste qu'il voulait rentrer plus tôt pour lui dire quelque chose.
"De quoi tu parles, Lois ?" demanda Clark, sans comprendre.
"Hier. Tu m'as dit que tu avais quelque chose d'important à m'annoncer."
Clark resta silencieux, hébété. C'était là. Il devait lui dire ce soir. Pas maintenant, ils étaient dans un taxi, mais dès qu'ils seraient dans son appartement.
<Mais je ne suis pas prêt ! Je n'ai même pas eu le temps de réfléchir au meilleur moyen de lui avouer ! Oh mon Dieu ! Mais comment je fais ça ?> paniqua-t-il.
Il resta silencieux un peu trop longtemps, alors Lois décida le pousser un peu.
"Clark, tu as dit que tu voulais parler à propos d'un sujet très sérieux", insista-t-elle.
"Oui. En fait, j'ai vraiment besoin de te dire quelque chose, Lois", répondit Clark, sa voix lui revenant quand sa panique fut sous contrôle. "Mais... On parlera en privé", ajouta-t-il avec un regard discret vers le chauffeur de taxi.
"Oh. D'accord."
Lois était perplexe. De quoi voulait-il parler, en privé ? Il était nerveux depuis qu'elle lui avait demandé ce qu'il avait à lui dire, tout comme il était nerveux la première fois qu'il avait abordé le sujet. C'était surprenant. Elle devint impatiente d'entendre ce qu'il avait à dire, quoi que ça puisse bien être.
Il lui avait déjà dit qu'il n'était pas sur le point de la quitter. Sauf s'il avait changé d'avis, s'amenda-t-elle mentalement.
<Non ! Il n'a pas changé d'avis !> Lois se gifla mentalement. <D'accord. Qu'a-t-il dit d'autre?>
Il avait dit que c'était un sujet sérieux, mais pas une mauvaise chose. Il a dit qu’il espérait qu'elle verrait même ça comme une bonne chose. Mais ça le rendait terriblement nerveux. Il l'avait même admis. Qu'est-ce que ça pouvait être?
<Oh mon dieu, non ! Sûrement qu'il n'était pas sur le point de... faire sa demande, si ? Oh mon dieu ! C'est trop tôt ! Mais comment dire non sans le blesser ? Tout pourrait être fini si je fais ça ! Oh mon dieu !>
Quand le taxi atteint finalement l'appartement de Clark, Lois était aussi nerveuse que Clark. Ils s'assirent sur le canapé, et Clark commença à parler, très vite.
"Je t'aime. Je n'ai jamais voulu te blesser. Je n'aurais jamais fait ce que j'ai fait si j'avais eu le choix, je te le jure. Je ne voulais pas. Je t'en prie, pardonne-moi", supplia Clark, oubliant presque qu'elle ne savait pas encore la vérité.
"Clark, tu me fais peur", répondit Lois. "Tu as dit que je pourrais le prendre comme une bonne chose, mais j'ai l'impression au contraire que tu as fait quelque chose de vraiment horrible ! Qu'est-ce que tu as fait, Clark ?" demanda-t-elle, craignant d'entendre sa réponse.
Il prit une profonde inspiration et le lui dit.
"Lois. Je suis Superman."
Elle le fixa sans aucune réaction. Il enleva les lunettes, et commença à déboutonner sa chemise, mais avant qu'il ne puisse lui montrer son emblème, elle se releva rapidement et courut jusqu'à la porte.
"Lois !"
Remettant ses lunettes sur son nez, il la suivit.
"Lois, je t'en prie ! Pardonne-moi ! Lois !" supplia Clark.
Comme elle continuait de courir sans se retourner, il s'arrêta. Il savait qu'elle serait encore plus furieuse s'il essayait de la rattraper. Elle avait besoin de temps pour se calmer et digérer le choc avant qu'ils ne puissent en parler.
Soupirant de frustration, il retourna dans son appartement, la laissant s'enfuir loin de lui.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
CHAPITRE 13: L'EXCLUSIVITE
3eme Partie
Quand Lois rentra chez elle, elle pleurait à chaudes larmes. Ce salopard ! Comment avait-il pu ? Il était vraiment le pire homme qu'elle ait jamais connu !
Il lui avait menti. Il l’avait dupée. Il s'était amusé à ses dépens !
Séchant ses larmes, elle alla dans la cuisine et prit un pot de crème glacée dans le congélateur, puis s'assit sur son canapé pour la manger. Rapidement, elle se remit à pleurer, de rage. Il s'était moqué d'elle pendant plus d'un an ! Elle ne s'était jamais sentie aussi humiliée de toue sa vie. Etait-il possible d'humilier quelqu'un plus que ça ? De faire souffrir quelqu'un plus que ça ? Est-ce qu'il avait pris plaisir à la faire souffrir? A quel point elle le haïssait !
Elle commença à pleurer de plus en plus fort, en mangeant sa crème glacée, ressassant tout ce qui s'était passé depuis qu'elle l'avait rencontré l'année précédente, et davantage encore, tout ce qui s'était passé durant cette dernière semaine.
Après quelques heures, elle se calma un peu et commença à y penser plus rationnellement. Elle se souvint de ce qu'Andrea lui avait dit plus tôt: "Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous." Es-ce que c'était vrai ?
Elle repensa à ce qui s'était passé durant la semaine. Perry lui avait annoncé le mariage de Superman, puis, alors que toute la salle de rédaction la regardait en espérant la voir s'effondrer, Clark était à ses côtés pour la soutenir.
Il l'avait laissée aller seule à la conférence de presse. Evidemment. Mais alors, il avait joué le rôle du mari parfait devant elle ! Elle sentit une nouvelle vague de rage l'envahir à ce souvenir. Pourtant, Andrea lui avait dit qu'il l'aimait. Peut-être était-elle tellement absorbée par sa peine qu'elle avait manqué quelques indices montrant qu'il n’appréciait pas tant que ça de jouer au mari et à sa femme avec Andrea ?
Mais alors, juste après la conférence de presse, quand elle s'effondrait, il était là pour la soutenir. Il la réconfortait pendant qu'elle pleurait sur son épaule. Il l'avait fait souvent dans les jours qui avaient suivi. Elle ne pouvait pas nier qu'il avait été là pour elle quand elle avait eu besoin de lui.
Elle sentit sa colère fondre un peu en se souvenant comment Clark avait pris soin d'elle. Pendant des jours, il l'avait soutenue. Il s'était vraiment soucié d'elle. "Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous." Considérant la façon dont Clark avait agi avec elle, c'était probablement vrai. Elle était de moins en moins en colère contre lui.
Il avait vraiment passé tout son temps avec elle. Et elle était tombée amoureuse de ce gars qui avait toujours mis ses besoins à elle avant les siens. Pouvait-il vraiment être le même type qui lui avait menti et l'avait fait pleurer comme personne avant lui ?
"ça l'a blessé profondément, lui aussi." Lois entendit encore la voix d'Andrea. Et elle devait bien admettre qu'il paraissait vraiment déprimé chaque fois qu'elle pleurait à cause de sa supercherie. Il aurait pu lui dire n’importe quand, pensa-t-elle avec une nouvelle montée de douleur. Il ne l'avait pas fait, mais elle ne pouvait pas nier que, quoi que ses raisons aient pu être de continuer à faire semblant avec elle, ça le rendait malheureux également.
Il avait été tellement fabuleux durant ces derniers jours. Elle était tombée amoureuse de ce gars-là. Dommage qu'il soit aussi ce menteur...
<Il t'a avoué la vérité> la contredit sa conscience.
" Il vous aime, vous savez." Lois entendit de nouveau la voix d'Andrea. Et elle ne pouvait pas nier ça non plus. Clark le lui avait dit encore et encore depuis qu'ils s'étaient avoué leurs sentiments. Mais ce n'était pas ce qui la convainquait de sa sincérité. Elle savait que c'était vrai à cause de la façon dont il s’était occupé d'elle, et du fait qu'il était resté avec elle quand elle avait besoin de lui. Elle savait que c'était vrai grâce aux émotions qu'elle avait pu lire dans ses yeux quand elle lui avait avoué ses vrais sentiments.
"Je t'aime. Je n'ai jamais voulu te blesser. Je n'aurais jamais fait ce que j'ai fait si j'avais eu le choix, je te le jure. Je ne voulais pas. Je t'en prie, pardonne-moi."
Cette fois-ci, c'était la voix de Clark dont l'écho se fit entendre dans son esprit. Et elle sut. Il était amoureux d'elle, et elle était amoureuse de lui. Alors, pourquoi était-elle seule dans son appartement ? C'était un type merveilleux, même s'il n'était pas parfait. Mais elle avait besoin de lui dans sa vie. Elle savait qu'elle avait besoin de lui. Et le fait qu'il soit Superman n'était en fin de compte qu'un bonus.
Résolue, elle quitta son siège et s'en alla directement à l'appartement de Clark.
Elle frappa à la porte et attendit anxieusement quelques instants avant que la porte ne s'ouvre. Elle remarqua immédiatement ses yeux rougis. Il semblait qu'il avait pleuré lui aussi depuis qu'elle l'avait quitté quelques heures plus tôt. Son cœur fondit à cette preuve évidente de ses sentiments pour elle. Il paraissait surpris de la voir.
"Lois ?"
"Ça fait mal, Clark. Ce que tu m'as fait, c'était très mal", lança-t-elle immédiatement.
"Je sais. Je suis tellement... tellement désolé, Lois. Si je pouvais, j'effacerais toute la peine..." répondit Clark sur un ton suppliant. Il voulait tellement qu'elle lui pardonne.
"Je sais et... je comprends", lui dit doucement Lois. "Ça ne veut pas dire que je ne suis plus en colère contre toi", ajouta-t-elle plus sèchement. "Mais... Je crois que... Ce que j'essaie de dire, c'est que... je t'aime toujours quand même."
Il la regarda avec un nouvel espoir naissant dans son cœur.
"Je t'aime aussi, Lois", déclara Clark solennellement.
"Je peux te pardonner, Clark."
Heureux, il l'embrassa, mais elle se recula rapidement.
"Cette fois-ci", ajouta-t-elle sur un ton menaçant.
"Il n'y aura pas d'autre fois, Lois. Je te le jure. Je ne te briserais plus jamais le cœur. Je ne te mentirai plus jamais", promit-il. "J’ai eu tellement peur de t'avoir perdue. Je veux juste qu'on vive heureux."
C'était la promesse qu'elle voulait entendre. Elle l'embrassa en retour, acceptant le futur qu'il lui offrait.
FIN.
Voilà, j'espère que ça vous aura plu.
Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont donné leur avis au fur et à mesure que je l'écrivais. Je n'aurais peut-être pas réussi à finir cette histoire s'ils n'avaient pas été là pour me pousser à écrire jusqu'à ce que ce soit terminé.
Merci également à Kristal, qui m'a servi de beta-reader pendant quelques chapitres. Son aide m'a été extraordinairement précieuse.
Merci aussi à Ray, qui a édité l'intégralité de ma fanfic, conscient de mes énormes lacunes en grammaire et en conjugaison anglaise, pour m'aider à avoir un fichier qui tienne la route à envoyer aux archives.
Et pour finir, merci à tout ceux qui m'ont lu, juste parce que je suis contente d'avoir des lecteurs.

3eme Partie
Quand Lois rentra chez elle, elle pleurait à chaudes larmes. Ce salopard ! Comment avait-il pu ? Il était vraiment le pire homme qu'elle ait jamais connu !
Il lui avait menti. Il l’avait dupée. Il s'était amusé à ses dépens !
Séchant ses larmes, elle alla dans la cuisine et prit un pot de crème glacée dans le congélateur, puis s'assit sur son canapé pour la manger. Rapidement, elle se remit à pleurer, de rage. Il s'était moqué d'elle pendant plus d'un an ! Elle ne s'était jamais sentie aussi humiliée de toue sa vie. Etait-il possible d'humilier quelqu'un plus que ça ? De faire souffrir quelqu'un plus que ça ? Est-ce qu'il avait pris plaisir à la faire souffrir? A quel point elle le haïssait !
Elle commença à pleurer de plus en plus fort, en mangeant sa crème glacée, ressassant tout ce qui s'était passé depuis qu'elle l'avait rencontré l'année précédente, et davantage encore, tout ce qui s'était passé durant cette dernière semaine.
Après quelques heures, elle se calma un peu et commença à y penser plus rationnellement. Elle se souvint de ce qu'Andrea lui avait dit plus tôt: "Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous." Es-ce que c'était vrai ?
Elle repensa à ce qui s'était passé durant la semaine. Perry lui avait annoncé le mariage de Superman, puis, alors que toute la salle de rédaction la regardait en espérant la voir s'effondrer, Clark était à ses côtés pour la soutenir.
Il l'avait laissée aller seule à la conférence de presse. Evidemment. Mais alors, il avait joué le rôle du mari parfait devant elle ! Elle sentit une nouvelle vague de rage l'envahir à ce souvenir. Pourtant, Andrea lui avait dit qu'il l'aimait. Peut-être était-elle tellement absorbée par sa peine qu'elle avait manqué quelques indices montrant qu'il n’appréciait pas tant que ça de jouer au mari et à sa femme avec Andrea ?
Mais alors, juste après la conférence de presse, quand elle s'effondrait, il était là pour la soutenir. Il la réconfortait pendant qu'elle pleurait sur son épaule. Il l'avait fait souvent dans les jours qui avaient suivi. Elle ne pouvait pas nier qu'il avait été là pour elle quand elle avait eu besoin de lui.
Elle sentit sa colère fondre un peu en se souvenant comment Clark avait pris soin d'elle. Pendant des jours, il l'avait soutenue. Il s'était vraiment soucié d'elle. "Tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour vous." Considérant la façon dont Clark avait agi avec elle, c'était probablement vrai. Elle était de moins en moins en colère contre lui.
Il avait vraiment passé tout son temps avec elle. Et elle était tombée amoureuse de ce gars qui avait toujours mis ses besoins à elle avant les siens. Pouvait-il vraiment être le même type qui lui avait menti et l'avait fait pleurer comme personne avant lui ?
"ça l'a blessé profondément, lui aussi." Lois entendit encore la voix d'Andrea. Et elle devait bien admettre qu'il paraissait vraiment déprimé chaque fois qu'elle pleurait à cause de sa supercherie. Il aurait pu lui dire n’importe quand, pensa-t-elle avec une nouvelle montée de douleur. Il ne l'avait pas fait, mais elle ne pouvait pas nier que, quoi que ses raisons aient pu être de continuer à faire semblant avec elle, ça le rendait malheureux également.
Il avait été tellement fabuleux durant ces derniers jours. Elle était tombée amoureuse de ce gars-là. Dommage qu'il soit aussi ce menteur...
<Il t'a avoué la vérité> la contredit sa conscience.
" Il vous aime, vous savez." Lois entendit de nouveau la voix d'Andrea. Et elle ne pouvait pas nier ça non plus. Clark le lui avait dit encore et encore depuis qu'ils s'étaient avoué leurs sentiments. Mais ce n'était pas ce qui la convainquait de sa sincérité. Elle savait que c'était vrai à cause de la façon dont il s’était occupé d'elle, et du fait qu'il était resté avec elle quand elle avait besoin de lui. Elle savait que c'était vrai grâce aux émotions qu'elle avait pu lire dans ses yeux quand elle lui avait avoué ses vrais sentiments.
"Je t'aime. Je n'ai jamais voulu te blesser. Je n'aurais jamais fait ce que j'ai fait si j'avais eu le choix, je te le jure. Je ne voulais pas. Je t'en prie, pardonne-moi."
Cette fois-ci, c'était la voix de Clark dont l'écho se fit entendre dans son esprit. Et elle sut. Il était amoureux d'elle, et elle était amoureuse de lui. Alors, pourquoi était-elle seule dans son appartement ? C'était un type merveilleux, même s'il n'était pas parfait. Mais elle avait besoin de lui dans sa vie. Elle savait qu'elle avait besoin de lui. Et le fait qu'il soit Superman n'était en fin de compte qu'un bonus.
Résolue, elle quitta son siège et s'en alla directement à l'appartement de Clark.
Elle frappa à la porte et attendit anxieusement quelques instants avant que la porte ne s'ouvre. Elle remarqua immédiatement ses yeux rougis. Il semblait qu'il avait pleuré lui aussi depuis qu'elle l'avait quitté quelques heures plus tôt. Son cœur fondit à cette preuve évidente de ses sentiments pour elle. Il paraissait surpris de la voir.
"Lois ?"
"Ça fait mal, Clark. Ce que tu m'as fait, c'était très mal", lança-t-elle immédiatement.
"Je sais. Je suis tellement... tellement désolé, Lois. Si je pouvais, j'effacerais toute la peine..." répondit Clark sur un ton suppliant. Il voulait tellement qu'elle lui pardonne.
"Je sais et... je comprends", lui dit doucement Lois. "Ça ne veut pas dire que je ne suis plus en colère contre toi", ajouta-t-elle plus sèchement. "Mais... Je crois que... Ce que j'essaie de dire, c'est que... je t'aime toujours quand même."
Il la regarda avec un nouvel espoir naissant dans son cœur.
"Je t'aime aussi, Lois", déclara Clark solennellement.
"Je peux te pardonner, Clark."
Heureux, il l'embrassa, mais elle se recula rapidement.
"Cette fois-ci", ajouta-t-elle sur un ton menaçant.
"Il n'y aura pas d'autre fois, Lois. Je te le jure. Je ne te briserais plus jamais le cœur. Je ne te mentirai plus jamais", promit-il. "J’ai eu tellement peur de t'avoir perdue. Je veux juste qu'on vive heureux."
C'était la promesse qu'elle voulait entendre. Elle l'embrassa en retour, acceptant le futur qu'il lui offrait.
FIN.
Voilà, j'espère que ça vous aura plu.
Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont donné leur avis au fur et à mesure que je l'écrivais. Je n'aurais peut-être pas réussi à finir cette histoire s'ils n'avaient pas été là pour me pousser à écrire jusqu'à ce que ce soit terminé.
Merci également à Kristal, qui m'a servi de beta-reader pendant quelques chapitres. Son aide m'a été extraordinairement précieuse.
Merci aussi à Ray, qui a édité l'intégralité de ma fanfic, conscient de mes énormes lacunes en grammaire et en conjugaison anglaise, pour m'aider à avoir un fichier qui tienne la route à envoyer aux archives.
Et pour finir, merci à tout ceux qui m'ont lu, juste parce que je suis contente d'avoir des lecteurs.

poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
Merci à toi de nous faire partager ces histoires fort sympathiques

_________________
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Clark Kent est le regard que Superman nous porte. Et quels sont ses traits de caractères? Il est faible, manque de confiance en lui, c'est un lâche. Clark Kent est la critique que Superman fait sur le genre humain. Dixit Bill

Ilium- Appelez moi Kent, Clark Kent !
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Re: Fanfic ?
Ilium a écrit:Merci à toi de nous faire partager ces histoires fort sympathiques![]()
Mais je t'en prie. Je crois que c'est à moi que ça fait le plus plaisir. J'adore écrire !
J'ai recommencé à travailler sur Las Vegas Wedding, et j'ai même déjà des chapitres d'envoyés à mon bêta, mais depuis quelques jours, je n'arrive plus à me concentrer dessus. L'autre jour, dans le forum sur Superman Returns, j'ai parlé d'une chanson, "Somewhere" du groupe Within Temptation, qui serait parfaite pour décrire les sentiments de Lois pendant l'absence de Superman. Juste après ça, j'ai regardé l'épisode "La maison du bonheur" de la série Lois et Clark, et une nouvelle idée de fanfic, inspiré par cette chanson et par cet épisode m'est venue à l'esprit. Et depuis, je n'arrive plus à penser à quoi que ce soit d'autre.
Il y a trois jours de ça, j'ai commencé à l'écrire, et j'ai déjà 27 pages de terminées ! Donc, je vais bientôt commencé à la poster.
En attendant, voilà le poster promotionnel que j'ai fait pour cette fanfic:

Et voilà les paroles de la chanson qui ont inspiré toute la fanfic (avec la traduction à côté):
"Somewhere" - "Quelque part"
(Within Temptation - The Silent Force - 2004)
Lost in the darkness - Perdue dans les ténèbres
Hoping for a sign - Espérant un signe
Instead there's only silence - au lieu de quoi il n'y a que le silence
Can't you hear my screams? - Ne peux tu m'entendre crier ?
Never stop hoping - Je n'arrêterai jamais d'espérer
Need to know where you are - J'ai besoin de savoir où tu es
But one thing's for sure - Mais une chose est certaine
You're always in my heart - Tu seras toujours dans mon coeur
I'll find you somewhere - Je te retrouverai quelque part
I'll keep on trying - Je continuerai d'essayer
Until my dying day - Jusqu'au jour de ma mort
I just need to know - J'ai juste besoin de savoir
Whatever has happened - Ce qui t'est arrivé
The truth will free my soul - La vérité libèrera mon âme
Lost in the darkness - Perdu dans les ténèbres
Tried to find your way home - essayant de retrouver le chemin de chez toi
I want to embrace you - Je veux te serrer dans mes bras
And never let you go - Et ne plus jamais te laisser partir
Almost hope you're in heaven - J'espère presque que tu es au ciel
So no one can hurt your soul - Pour que personne ne puisse blesser ton âme
Living in agony - Je vis dans l'agonie
Cause I just do not know - Simplement parce que je ne sais pas
Where you are - où tu es
I'll find you somewhere - Je te retrouverai quelque part
I'll keep on trying - Je continuerai d'essayer
Until my dying day - Jusqu'au jour de ma mort
I just need to know - J'ai juste besoin de savoir
Whatever has happened - Ce qui t'est arrivé
The truth will free my soul - La vérité libèrera mon âme
Wherever you are - où que tu sois
I won't stop searching - je n'arrêterai pas de chercher
Whatever it takes me to know - peu importe ce qu'il me coûte pour savoir
I'll find you somewhere - Je te retrouverai quelque part
I'll keep on trying - Je continuerai d'essayer
Until my dying day - Jusqu'au jour de ma mort
I just need to know - J'ai juste besoin de savoir
Whatever has happened - Ce qui t'est arrivé
The truth will free my soul - La vérité libèrera mon âme
Je commencerai à poster bientôt, et ce sera en français. Pour une fois, j'ai écrit d'abord en français, et je traduirai en anglais ensuite.
EDIT: Si vous voulez entendre la chanson, je l'ai uploadée ici:
01- Within Temptation - somewhere.mp3

poussin- Doomsday
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Localisation: Lille (59)
Date d'inscription: 21/08/2005

Re: Fanfic ?
Voilà, j'ai presque fini d'écrire cette nouvelle fanfic, alors je commence à poster le premier chapitre.
Je dois vous prévenir que ce premier chapitre, c'est surtout des scènes de la série que je réécris, on va dire en tant que rappels, même si j'ai modifié quelques éléments pour coller à l'histoire que je veux écrire. Je sais que c'et un peu long pour des rappels, mais c'est un passage nécessaire...
J'espère que cette fanfic vous plaira. Moi, j'ai tellement adoré l'écrire qu'elle ne m'aura pris que six jours de travail ! Désolé pour ceux qui pérfèent l'humour, cette fanfic là est très sombre et limite dépressive - mais avec une fin heureuse, bien sûr !
QUELQUE PART...
Prologue
Superman était à bout de nerfs. Il détestait toujours se trouver en compagnie de Lex Luthor, mais après ces dernières semaines de cauchemar, il était particulièrement à cours de patience. Lex avait mal choisi son moment pour abuser de son temps avec des faux-semblants.
Tout dans les manières du milliardaire ne faisait qu’accentuer son dégout pour l’homme en face de lui tandis qu’il essayait de lui faire la conversation avec un semblant de politesse, comme s’ils étaient de vieux amis.
Il ne serait jamais venu le voir si Lex n’avait pas précisé qu’il voulait discuter de Lois avec Superman lors du message qu’il avait laissé à Clark. Et seule la certitude qu’il avait enfin réussi, avec l’aide de Perry, Jimmy et jack, à amasser suffisamment de preuves pour mettre Luthor à l’ombre pour le restant de sa vie l’empêchait de s’en aller immédiatement sans écouter ce qu’il avait à dire, et le laisser jouer seul à ses petits jeux.
« Un petit service », répondit Lex avec l’assurance d’un homme qui n’était pas habitué à voir ses désirs rejetés. Superman n’en croyait pas ses oreilles. Luthor lui demandait de lui rendre un service ? Il avait l’esprit encore plus dérangé qu’il ne l’avait imaginé.
« Un service ? Venant de moi ? Vous n’êtes pas sérieux ? »
« Si », répliqua Lex, « mais je vais vous expliquer. Lois Lane, ma fiancée, devrait être follement heureuse à la perspective de notre mariage, mais, malheureusement, elle ne l’est pas. »
Tandis qu’il expliquait au super héro pourquoi il l’avait contacté, Luthor continuait à gouter ses vins. Un verre à la main, il s’avança vers un autre tonneau placé plus loin dans la cave tout en parlant. Superman le suivit machinalement tout en gardant ses distances, et avança jusqu’au centre de la pièce.
« Ses amis du Daily Planet lui manquent. En particulier Clark Kent. »
Superman ne s’attendait pas du tout à ce genre de discussion avec Lex lorsqu’il avait décidé de répondre à sa demande et de venir le voir. Ça l’avait profondément soulagé d’entendre Luthor dire que Lois n’était pas heureuse à la perspective d’épouser ce monstre.
Depuis qu’elle l’avait rejeté lorsqu’il lui avait avoué ses sentiments pour elle, en tant que Clark, et qu’elle avait accepté la demande en mariage du milliardaire, il ne savait plus vraiment ce qu’il devait croire concernant Lois. Et pendant toute la durée de l’enquête qu’il avait mené avec Perry, Jimmy et Jack depuis l’explosion du Daily Planet, pour faire tomber Luthor, la peur ne l’avait pas quitté. Et si ce qu’ils trouvaient importait peu à Lois ? Et si elle l’aimait vraiment ? Il ne voulait pas envisager une chose pareille, mais la crainte que ce soit le cas le tenait réveillé la nuit.
Mais d’après ce que Lex disait, Lois n’était pas heureuse, et dans la situation actuelle, c’était une très bonne nouvelle pour lui. Il était vraiment soulagé de la savoir. L’entendre rajouter que la raison pour laquelle Lois n’était pas heureuse, c’était parce que Clark lui manquait, lui fit vraiment plaisir. Mais il était là en tant que Superman, et ce n’était pas une bonne idée de montrer à son nemesis ce qu’il ressentait vraiment.
« Et alors ? » demanda Superman, essayant d’avoir l’air détaché et ennuyé.
« Alors vous et Kent, vous êtes amis. Il vous a transmis un message et vous êtes venu » expliqua Lex.
« Je ne vous suis pas du tout, Luthor. »
« Je voudrais que vous usiez de votre influence pour convaincre Clark d’assister à notre mariage », clarifia-t-il. « Bien entendu, vous êtes invité vous aussi. »
« Vous rêvez ! Arrêtez de vous bercer d’illusions ! Ni Clark ni moi, nous ne ferons jamais quoi que ce soit pour vous apporter notre soutien » répondit Superman avec colère. Lex Luthor devait vraiment être fou pour avoir imaginé, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il en serait autrement.
« Ah, je vois », dit-il, l’air déçu. Avec une petite moue résignée, il reprit : « Dans ce cas, je suppose que vous ne m’êtes plus d’aucune utilité. »
Il ouvrit le robinet du tonneau vers lequel il s’était dirigé plus tôt, et une cage tomba immédiatement du plafond, emprisonnant Superman au milieu de la cave. Superman ne put retenir un gloussement de mépris devant un geste aussi idiot et inutile.
« Ce ne sont pas des barreaux… qui vont me retenir, Luthor. »
Il se sentait étourdi. Il connaissait les symptômes, il y avait de la kryptonite dans la cave. Il fit de son mieux pour le cacher, dans l’espoir que Lex croie que ça n’avait pas marché. D’un air décidé, il avança vers les barreaux de la cage. Les tordre et sortir de la cage avant que toute sa force et ses pouvoirs ne l’abandonnent était sa seule chance de ne pas rester prisonnier aux mains de ce détraqué et de le convaincre que la kryptonite n’avait aucun effet sur lui, contrairement aux rumeurs qu’il avait de toute évidence entendues.
« Oh ? J’en prends le pari », jubila Luthor.
Il se saisit d’une télécommande posée près du tonneau et appuya sur le bouton. Aussitôt, les barreaux se mirent à luire d’une lueur verdâtre au moment même où le super héro serrait les barres dans ses mains. La douleur s’amplifia, et Superman ne put se retenir d’hurler. Les barreaux lui brûlaient les mains et il dût les lâcher. Sa force le quittait très rapidement et il s’écroula au sol.
********************
Perry remplissait les assiettes de Jimmy et Jack, ainsi que la sienne, avec les écrevisses à l’étouffée très épicées qu’il avait préparées pour le repas du soir tout en écoutant les deux garçons lui rapporter ce qu’ils avaient trouvé durant la journée. Ils commençaient à avoir de sérieuses preuves contre Lex Luthor quant à son implication dans l’explosion du Daily Planet. Ce qui innocentait totalement Jack.
Ils n’avaient plus qu’à attendre le retour de Clark pour savoir s’ils pourraient également prouver que Lex était le fameux « patron ». Et ils espéraient tous que c’était le cas. Ils voulaient le voir plonger pour longtemps.
« Et vous, qu’est-ce que vous avez trouvé, Chef ? »
La voix de Jimmy ramena Perry à la réalité. Pour l’instant, ils ne pouvaient prouver que les pots-de-vin aux membres du conseil d’administration pour qu’ils approuvent le rachat du Daily Planet par LexCorp, ainsi que le fait qu’il ait commandité l’explosion de l’immeuble du journal, par l’intermédiaire de son assistante Mme Cox qui avait engagé John Black pour exécuter le travail et faire porter le chapeau à Jack.
« Une confirmation », répondit Perry, tout en s’installant à table avec les deux adolescents. « Lexel, la filiale du groupe de Luthor, avait pris une assurance pour l’immeuble du Daily Planet. »
« De combien ? » s’enquit Jack.
« Environ deux fois ce qu’il aurait fallu pour le reconstruire. Lex Luthor a empoché un joli chèque de 85 millions. »
« C’est une preuve ! » s’exclama Jimmy. « Il est coincé ! »
Oui, ils pouvaient faire tomber Lex Luthor pour arnaques à l’assurance, mais Perry espérait toujours que Clark rentre à l’appartement avec des preuves de tous les autres crimes de Luthor. Al Capone s’était fait coincé pour fraude fiscale, mais ô combien plus réjouissant il aurait été de l’arrêter pour tous ce qu’il avait fait ? Perry espérait que l’histoire ne se répèterait pas avec Luthor, et que celui-là se verrait publiquement condamné pour tous ses crimes.
« Alors qu’est-ce qu’on attend encore ? » demanda Jack avec une pointe d’impatience. Bien sûr, il était le plus pressé d’eux tous de coincer Lex Luthor, car c’était à lui que le milliardaire avait fait porter le chapeau.
« Clark », répondit Perry. « Asseyez-vous, il va arriver. »
Les deux jeunes garçons prirent place autour de la table avec leurs assiettes, prêt à gouter la cuisine de leur chef. Après dîner, Perry envisageait d’aller voir Franklin Stern, un homme d’affaires qui avait eu maille à partir plusieurs fois avec Lex Luthor par le passé, dans l’espoir de faire revivre le Daily Planet. Se venger de Luthor était bien, mais ranimer le journal serait encore mieux.
Tandis qu’ils l’attendaient en mangeant, personne ne se doutait encore que Clark n’était pas près de rentrer à l’appartement.
********************
Après avoir passé la soirée à l’opéra avec Lois, Lex ne put s’empêcher de vouloir retourner dans la cave voir l’agonie de son ennemi. Il fut un peu déçu de constater qu’il était toujours conscient. Il espérait que peut-être il serait déjà mort. Mais la déception laissa très vite place à la jubilation. Il mourrait très lentement. C’était parfait. Et il pouvait profiter que le super héro était toujours conscient pour s’amuser davantage encore.
Lex savait, bien sûr, que Lois était amoureuse de Superman, et il soupçonnait l’homme d’acier d’être amoureux de Lois également, bien qu’il ne comprenait pas pourquoi dans ce cas Superman n’avait pas simplement avoué ses sentiments à Lois pour empêcher leurs fiançailles. Mais quelles que soient ses raisons, Lex savait que Superman aimait Lois et que ça le ferait souffrir autant que la kryptonite de les imaginer ensemble. Il passa donc plus d’un quart d’heure à jubiler devant la cage en lui décrivant tous les fantasmes qu’il espérait réaliser avec Lois dès que leur mariage serait prononcé le lendemain matin.
A sa grande déception, l’homme d’acier ne broncha pas, excepté les légers gémissements de douleur qui échappaient de sa bouche de temps à autre alors que des vagues de douleur le submergeaient et le laissaient de plus en plus faible. Lex décida alors de changer de tactique. S’il ne pouvait pas blesser Superman dans son amour pour Lois, il pouvait le blesser en utilisant contre lui son désir de la garder saine et sauve.
« J’aime Lois. Je crois que je l’aime vraiment, mais… elle est trop indépendante, vous ne trouvez pas ? Je vais arranger ça. »
Cette fois-ci, Luthor eut ce qu’il attendait. Superman réagit. Il releva la tête et le regarda avec haine, et Luthor savoura son triomphe. C’était lui qui avait appris au héro déchu ce qu’était la haine et l’envie de meurtre. Mais c’était trop tard pour lui. Il allait mourir dans d’atroces soufrances. Il avait gagné ! Il était le meilleur des deux !
« Clark Kent sait où je suis » dit Superman avec difficulté, comme si utiliser sa voix était devenu un effort trop grand pour lui.
« Alors dans ce cas je l’éliminerai. Mais on verra ça plus tard. Dites-moi, vous… »
« Luthor… » l’interrompit Superman.
« Oh ! Comme c’est étrange ! Comme c’est étrange de vous entendre prononcer mon nom, sachant que c’est peut-être bien pour le dernière fois. »
Après un court silence, Lex ressortit de la cage où il était entré pour narguer son ennemi, referma la porte derrière lui et mit les clés dans sa poche.
« Je reviendrai quand le mariage sera terminé. Et nous aurons, vous et moi, un petit… »
Il s’interrompit pour regarder rêveusement une hache accrochée sur les murs de la cave.
« …tête-à-tête », reprit-il. « Je vous souhaite une longue agonie ! »
Très joyeux, Lex sortit de la cave et se prépara à aller se coucher. Il avait eu une excellente journée. Celle du lendemain promettait d’être meilleure encore. Le lendemain, il épouserait Lois Lane, et il verrait Superman mourir. Enfin.
Sur le chemin le menant à ses appartements privés, Lex croisa la route de son assistante personnelle.
« Ah. Madame Cox ! Vous tombez bien. Je viens d’avoir une petite conversation avec notre invité dans le cellier. »
« Tout va comme prévu, Lex ? » demanda-t-elle.
« Oui ! Tout se déroule à merveilles ! Je crois qu’il va souffrir pendant encore plus longtemps que ce qu’on avait prévu ! » jubila Luthor. Son assistante sourit, visiblement ravie elle aussi de la situation. « Mais il a soulevé un point intéressant pendant notre conversation. Je voudrais éliminer Kent aussi. »
« Bien, Lex. Vous avez une idée précise pour sa mort, ou vous désirez que je m’occupe des détails ? » s’enquit-elle sur son ton le plus professionnel.
« Nous en discuterons demain, après le mariage, Madame Cox. Je souhaite profiter pleinement de la mort de notre compère en bleu d’abord avant d’éliminer son ami. »
********************
Je dois vous prévenir que ce premier chapitre, c'est surtout des scènes de la série que je réécris, on va dire en tant que rappels, même si j'ai modifié quelques éléments pour coller à l'histoire que je veux écrire. Je sais que c'et un peu long pour des rappels, mais c'est un passage nécessaire...
J'espère que cette fanfic vous plaira. Moi, j'ai tellement adoré l'écrire qu'elle ne m'aura pris que six jours de travail ! Désolé pour ceux qui pérfèent l'humour, cette fanfic là est très sombre et limite dépressive - mais avec une fin heureuse, bien sûr !
QUELQUE PART...
Prologue
Superman était à bout de nerfs. Il détestait toujours se trouver en compagnie de Lex Luthor, mais après ces dernières semaines de cauchemar, il était particulièrement à cours de patience. Lex avait mal choisi son moment pour abuser de son temps avec des faux-semblants.
Tout dans les manières du milliardaire ne faisait qu’accentuer son dégout pour l’homme en face de lui tandis qu’il essayait de lui faire la conversation avec un semblant de politesse, comme s’ils étaient de vieux amis.
Il ne serait jamais venu le voir si Lex n’avait pas précisé qu’il voulait discuter de Lois avec Superman lors du message qu’il avait laissé à Clark. Et seule la certitude qu’il avait enfin réussi, avec l’aide de Perry, Jimmy et jack, à amasser suffisamment de preuves pour mettre Luthor à l’ombre pour le restant de sa vie l’empêchait de s’en aller immédiatement sans écouter ce qu’il avait à dire, et le laisser jouer seul à ses petits jeux.
« Un petit service », répondit Lex avec l’assurance d’un homme qui n’était pas habitué à voir ses désirs rejetés. Superman n’en croyait pas ses oreilles. Luthor lui demandait de lui rendre un service ? Il avait l’esprit encore plus dérangé qu’il ne l’avait imaginé.
« Un service ? Venant de moi ? Vous n’êtes pas sérieux ? »
« Si », répliqua Lex, « mais je vais vous expliquer. Lois Lane, ma fiancée, devrait être follement heureuse à la perspective de notre mariage, mais, malheureusement, elle ne l’est pas. »
Tandis qu’il expliquait au super héro pourquoi il l’avait contacté, Luthor continuait à gouter ses vins. Un verre à la main, il s’avança vers un autre tonneau placé plus loin dans la cave tout en parlant. Superman le suivit machinalement tout en gardant ses distances, et avança jusqu’au centre de la pièce.
« Ses amis du Daily Planet lui manquent. En particulier Clark Kent. »
Superman ne s’attendait pas du tout à ce genre de discussion avec Lex lorsqu’il avait décidé de répondre à sa demande et de venir le voir. Ça l’avait profondément soulagé d’entendre Luthor dire que Lois n’était pas heureuse à la perspective d’épouser ce monstre.
Depuis qu’elle l’avait rejeté lorsqu’il lui avait avoué ses sentiments pour elle, en tant que Clark, et qu’elle avait accepté la demande en mariage du milliardaire, il ne savait plus vraiment ce qu’il devait croire concernant Lois. Et pendant toute la durée de l’enquête qu’il avait mené avec Perry, Jimmy et Jack depuis l’explosion du Daily Planet, pour faire tomber Luthor, la peur ne l’avait pas quitté. Et si ce qu’ils trouvaient importait peu à Lois ? Et si elle l’aimait vraiment ? Il ne voulait pas envisager une chose pareille, mais la crainte que ce soit le cas le tenait réveillé la nuit.
Mais d’après ce que Lex disait, Lois n’était pas heureuse, et dans la situation actuelle, c’était une très bonne nouvelle pour lui. Il était vraiment soulagé de la savoir. L’entendre rajouter que la raison pour laquelle Lois n’était pas heureuse, c’était parce que Clark lui manquait, lui fit vraiment plaisir. Mais il était là en tant que Superman, et ce n’était pas une bonne idée de montrer à son nemesis ce qu’il ressentait vraiment.
« Et alors ? » demanda Superman, essayant d’avoir l’air détaché et ennuyé.
« Alors vous et Kent, vous êtes amis. Il vous a transmis un message et vous êtes venu » expliqua Lex.
« Je ne vous suis pas du tout, Luthor. »
« Je voudrais que vous usiez de votre influence pour convaincre Clark d’assister à notre mariage », clarifia-t-il. « Bien entendu, vous êtes invité vous aussi. »
« Vous rêvez ! Arrêtez de vous bercer d’illusions ! Ni Clark ni moi, nous ne ferons jamais quoi que ce soit pour vous apporter notre soutien » répondit Superman avec colère. Lex Luthor devait vraiment être fou pour avoir imaginé, ne serait-ce qu’une seconde, qu’il en serait autrement.
« Ah, je vois », dit-il, l’air déçu. Avec une petite moue résignée, il reprit : « Dans ce cas, je suppose que vous ne m’êtes plus d’aucune utilité. »
Il ouvrit le robinet du tonneau vers lequel il s’était dirigé plus tôt, et une cage tomba immédiatement du plafond, emprisonnant Superman au milieu de la cave. Superman ne put retenir un gloussement de mépris devant un geste aussi idiot et inutile.
« Ce ne sont pas des barreaux… qui vont me retenir, Luthor. »
Il se sentait étourdi. Il connaissait les symptômes, il y avait de la kryptonite dans la cave. Il fit de son mieux pour le cacher, dans l’espoir que Lex croie que ça n’avait pas marché. D’un air décidé, il avança vers les barreaux de la cage. Les tordre et sortir de la cage avant que toute sa force et ses pouvoirs ne l’abandonnent était sa seule chance de ne pas rester prisonnier aux mains de ce détraqué et de le convaincre que la kryptonite n’avait aucun effet sur lui, contrairement aux rumeurs qu’il avait de toute évidence entendues.
« Oh ? J’en prends le pari », jubila Luthor.
Il se saisit d’une télécommande posée près du tonneau et appuya sur le bouton. Aussitôt, les barreaux se mirent à luire d’une lueur verdâtre au moment même où le super héro serrait les barres dans ses mains. La douleur s’amplifia, et Superman ne put se retenir d’hurler. Les barreaux lui brûlaient les mains et il dût les lâcher. Sa force le quittait très rapidement et il s’écroula au sol.
********************
Perry remplissait les assiettes de Jimmy et Jack, ainsi que la sienne, avec les écrevisses à l’étouffée très épicées qu’il avait préparées pour le repas du soir tout en écoutant les deux garçons lui rapporter ce qu’ils avaient trouvé durant la journée. Ils commençaient à avoir de sérieuses preuves contre Lex Luthor quant à son implication dans l’explosion du Daily Planet. Ce qui innocentait totalement Jack.
Ils n’avaient plus qu’à attendre le retour de Clark pour savoir s’ils pourraient également prouver que Lex était le fameux « patron ». Et ils espéraient tous que c’était le cas. Ils voulaient le voir plonger pour longtemps.
« Et vous, qu’est-ce que vous avez trouvé, Chef ? »
La voix de Jimmy ramena Perry à la réalité. Pour l’instant, ils ne pouvaient prouver que les pots-de-vin aux membres du conseil d’administration pour qu’ils approuvent le rachat du Daily Planet par LexCorp, ainsi que le fait qu’il ait commandité l’explosion de l’immeuble du journal, par l’intermédiaire de son assistante Mme Cox qui avait engagé John Black pour exécuter le travail et faire porter le chapeau à Jack.
« Une confirmation », répondit Perry, tout en s’installant à table avec les deux adolescents. « Lexel, la filiale du groupe de Luthor, avait pris une assurance pour l’immeuble du Daily Planet. »
« De combien ? » s’enquit Jack.
« Environ deux fois ce qu’il aurait fallu pour le reconstruire. Lex Luthor a empoché un joli chèque de 85 millions. »
« C’est une preuve ! » s’exclama Jimmy. « Il est coincé ! »
Oui, ils pouvaient faire tomber Lex Luthor pour arnaques à l’assurance, mais Perry espérait toujours que Clark rentre à l’appartement avec des preuves de tous les autres crimes de Luthor. Al Capone s’était fait coincé pour fraude fiscale, mais ô combien plus réjouissant il aurait été de l’arrêter pour tous ce qu’il avait fait ? Perry espérait que l’histoire ne se répèterait pas avec Luthor, et que celui-là se verrait publiquement condamné pour tous ses crimes.
« Alors qu’est-ce qu’on attend encore ? » demanda Jack avec une pointe d’impatience. Bien sûr, il était le plus pressé d’eux tous de coincer Lex Luthor, car c’était à lui que le milliardaire avait fait porter le chapeau.
« Clark », répondit Perry. « Asseyez-vous, il va arriver. »
Les deux jeunes garçons prirent place autour de la table avec leurs assiettes, prêt à gouter la cuisine de leur chef. Après dîner, Perry envisageait d’aller voir Franklin Stern, un homme d’affaires qui avait eu maille à partir plusieurs fois avec Lex Luthor par le passé, dans l’espoir de faire revivre le Daily Planet. Se venger de Luthor était bien, mais ranimer le journal serait encore mieux.
Tandis qu’ils l’attendaient en mangeant, personne ne se doutait encore que Clark n’était pas près de rentrer à l’appartement.
********************
Après avoir passé la soirée à l’opéra avec Lois, Lex ne put s’empêcher de vouloir retourner dans la cave voir l’agonie de son ennemi. Il fut un peu déçu de constater qu’il était toujours conscient. Il espérait que peut-être il serait déjà mort. Mais la déception laissa très vite place à la jubilation. Il mourrait très lentement. C’était parfait. Et il pouvait profiter que le super héro était toujours conscient pour s’amuser davantage encore.
Lex savait, bien sûr, que Lois était amoureuse de Superman, et il soupçonnait l’homme d’acier d’être amoureux de Lois également, bien qu’il ne comprenait pas pourquoi dans ce cas Superman n’avait pas simplement avoué ses sentiments à Lois pour empêcher leurs fiançailles. Mais quelles que soient ses raisons, Lex savait que Superman aimait Lois et que ça le ferait souffrir autant que la kryptonite de les imaginer ensemble. Il passa donc plus d’un quart d’heure à jubiler devant la cage en lui décrivant tous les fantasmes qu’il espérait réaliser avec Lois dès que leur mariage serait prononcé le lendemain matin.
A sa grande déception, l’homme d’acier ne broncha pas, excepté les légers gémissements de douleur qui échappaient de sa bouche de temps à autre alors que des vagues de douleur le submergeaient et le laissaient de plus en plus faible. Lex décida alors de changer de tactique. S’il ne pouvait pas blesser Superman dans son amour pour Lois, il pouvait le blesser en utilisant contre lui son désir de la garder saine et sauve.
« J’aime Lois. Je crois que je l’aime vraiment, mais… elle est trop indépendante, vous ne trouvez pas ? Je vais arranger ça. »
Cette fois-ci, Luthor eut ce qu’il attendait. Superman réagit. Il releva la tête et le regarda avec haine, et Luthor savoura son triomphe. C’était lui qui avait appris au héro déchu ce qu’était la haine et l’envie de meurtre. Mais c’était trop tard pour lui. Il allait mourir dans d’atroces soufrances. Il avait gagné ! Il était le meilleur des deux !
« Clark Kent sait où je suis » dit Superman avec difficulté, comme si utiliser sa voix était devenu un effort trop grand pour lui.
« Alors dans ce cas je l’éliminerai. Mais on verra ça plus tard. Dites-moi, vous… »
« Luthor… » l’interrompit Superman.
« Oh ! Comme c’est étrange ! Comme c’est étrange de vous entendre prononcer mon nom, sachant que c’est peut-être bien pour le dernière fois. »
Après un court silence, Lex ressortit de la cage où il était entré pour narguer son ennemi, referma la porte derrière lui et mit les clés dans sa poche.
« Je reviendrai quand le mariage sera terminé. Et nous aurons, vous et moi, un petit… »
Il s’interrompit pour regarder rêveusement une hache accrochée sur les murs de la cave.
« …tête-à-tête », reprit-il. « Je vous souhaite une longue agonie ! »
Très joyeux, Lex sortit de la cave et se prépara à aller se coucher. Il avait eu une excellente journée. Celle du lendemain promettait d’être meilleure encore. Le lendemain, il épouserait Lois Lane, et il verrait Superman mourir. Enfin.
Sur le chemin le menant à ses appartements privés, Lex croisa la route de son assistante personnelle.
« Ah. Madame Cox ! Vous tombez bien. Je viens d’avoir une petite conversation avec notre invité dans le cellier. »
« Tout va comme prévu, Lex ? » demanda-t-elle.
« Oui ! Tout se déroule à merveilles ! Je crois qu’il va souffrir pendant encore plus longtemps que ce qu’on avait prévu ! » jubila Luthor. Son assistante sourit, visiblement ravie elle aussi de la situation. « Mais il a soulevé un point intéressant pendant notre conversation. Je voudrais éliminer Kent aussi. »
« Bien, Lex. Vous avez une idée précise pour sa mort, ou vous désirez que je m’occupe des détails ? » s’enquit-elle sur son ton le plus professionnel.
« Nous en discuterons demain, après le mariage, Madame Cox. Je souhaite profiter pleinement de la mort de notre compère en bleu d’abord avant d’éliminer son ami. »
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Dernière édition par le Dim 10 Sep 2006 - 11:24, édité 2 fois

poussin- Doomsday
- Nombre de messages: 841
Age: 28
Localisation: Lille (59)
Date d'inscription: 21/08/2005

Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Prologue (suite)
Lex Luthor était prêt pour son mariage. En attendant le début de la cérémonie, il était redescendu à la cave pour narguer Superman une dernière fois avant d’épouser Lois Lane. Il prévoyait de le tuer juste après la cérémonie. Une sorte de cadeau de mariage qu’il s’offrait à lui-même. Et le spectacle qui l’avait accueilli lorsqu’il avait descendu les marches lui avait beaucoup plu.
Superman était prostré au sol, immobile, inconscient. Il était entré dans la cage, et avait réveillé Superman d’un coup de pieds dans les côtes. Il avait ouvert les yeux en criant, et était resté au sol à se tordre de douleur en gémissant doucement, au bord de l’inconscience. Lex l’avait nargué un peu, mais il doutait que la moindre de ses paroles aient pénétré l’esprit de Superman. Alors il s’était contenté de le regarder souffrir, et il avait ajouté quelques coups supplémentaires pour l’entendre crier davantage encore.
Oui, Lex Luthor vivait probablement l’un des plus beaux jours de sa vie, et il en était conscient. Il voulait garder en mémoire chaque instant, quels magnifiques souvenirs il était en train de se forger. Et la journée venait à peine de commencer. Dans quelques minutes, la cérémonie de mariage commencerait, puis il pourrait tuer Superman. Ensuite il irait à la réception qu’il donnait pour fêter la journée, et il serait le point de mire de toute l’assemblée venue partager son bonheur. Et il pourrait finir le journée en planifiant la mort de Clark Kent et enfin, Lois Lane serait à lui dès le coucher du soleil. Si seulement toutes les journées pouvaient ressembler à celle-ci.
Souriant, il referma la cage sur le super héro qui rechutait dans l’inconscience, remis la clé dans sa poche et remonta les marches. Il était temps d’épouser Lois Lane.
Il souriait toujours lorsqu’il entra dans la salle réception où des centaines d’invités, dont certains étaient de hautes personnalités, étaient déjà assis à attendre que le mariage ne commence. Il était entré par une petite porte latérale et alla directement prendre sa place devant l’autel.
D’un signe de tête, il indiqua que la cérémonie pouvait commencer. Le pianiste se mit à jouer la marche nuptiale, tandis que deux serviteurs positionnés au bas de l’allée centrale ouvraient en grand les portes principales de la salle pour révéler Lois, somptueusement vêtue d’une longue robe de mariée en satin et dentelle réhaussée de broderies en perles. Il sourit encore plus largement. Plus que quelques instants d’attente, et elle serait à lui. Enfin. Il avait gagné.
********************
Lorsque Lois entendit résonner les premiers accords de la marche nuptiale, elle savait que le moment était venu, et se prépara à faire face à l’avenir qu’elle s’était choisi. Peu importe ce que sa mère venait de lui dire, il était trop tard pour elle écouter et suivre son cœur. Elle avait accepter d’épouser Lex Luthor, elle ne pouvait pas le quitter maintenant, devant tous ses associés et amis, devant tous ces gens, dont certains étaient très connus dans le monde des affaires ou de la politique. Elle ne pouvait pas l’humilier aussi publiquement. Il était trop tard. Elle devait assumer les conséquences de ses actions, malgré ses doutes quant au bonheur que lui apporterait cette union.
Elle n’était pas amoureuse de Lex, elle ne l’avait jamais été, et bien qu’elle avait entretenu l’espoir que cela pourrait changer à l’avenir lorsqu’elle avait accepté sa demande en mariage, elle savait aussi que cela n’arriverait jamais. Elle n’aimerait jamais son époux. Elle ne ressentirait jamais rien pour lui de plus que de l’amitié.
Alors pourquoi avait-elle dit oui ? Elle ne savait plus. A l’époque où ils s’étaient fiancé, il y avait un autre homme pour lequel elle ne ressentait que de l’amitié, mais celui-là, elle l’avait rejeté. Et elle ne se souvenait pas pourquoi. Pourquoi avait-elle choisi Lex plutôt que lui ? Elle le regrettait maintenant.
Elle ne l’avait presque pas vu ces dernières semaines, depuis qu’elle l’avait rejeté le jour où il lui avait dit qu’il l’aimait. Et les deux seules fois où elle l’avait revu depuis, ils s’étaient disputés et avaient échangé des paroles très blessantes. D’abord le lendemain même de sa déclaration d’amour, ils avaient bien failli gâcher la fête de départ à la retraite de Perry avec leur dispute.
Après ça, des semaines s’étaient écoulées sans avoir la moindre nouvelle de lui, et il lui avait manqué. Elle ne s’attendait pas du tout à ce que son partenaire lui manque autant lorsqu’il n’était pas là. Elle avait besoin de savoir qu’il allait bien. Elle lui avait téléphoné, mais il était resté très distant.
Elle pensait qu’après avoir entendu sa voix, ça irait mieux, mais il lui manquait encore plus qu’avant. Elle voulait le revoir. Et quelques jours plus tard, elle avait décidé d’aller chez lui. Elle n’était jamais arrivée jusque là. Elle l’avait aperçu dans la rue, raccrochant un téléphone dans une cabine publique, et se mettre à marcher dans la rue, en direction de chez lui. Elle avait arrêté la voiture à sa hauteur pour lui parler, mais ils s’étaient de nouveau disputés.
Il avait refusé de venir assister à son mariage et était parti sans se retourné. C’était juste la veille, en début d’après-midi. Et depuis, elle n’arrivait plus à la chasser de sa tête. L’avoir revu, même juste quelques minutes, lui avait fait prendre conscience du vide qu’elle avait dans sa vie depuis qu’il en était sorti.
Elle s’était trompée lorsqu’elle lui avait dit qu’elle ne l’aimait que comme un ami quelques semaines plus tôt. Elle s’était leurrée elle-même. Elle éprouvait bien plus que ça pour lui. Elle n’était pas sûre de savoir exactement ce qu’elle éprouvait, mais c’était plus fort que de l’amitié. L’amitié, c’était ce qui la liait à son fiancé. Pouvait-elle être amoureuse de lui ? L’idée lui aurait parue incongrue ne serait-ce que vingt-quatre heures plus tôt. Elle aurait répondu qu’elle aimait Superman. Mais elle était obligée d’admettre à présent que durant ces dernières semaines, elle avait vu Superman encore moins souvent que Clark, et qu’il ne lui avait pas vraiment manqué. Pas comme Clark, en tout cas.
Mais peu importait ce qu’elle éprouvait pour son ancien partenaire, il valait mieux ne pas s’interroger sur ses sentiments et tenter d’y voir plus clair. Elle l’avait repoussé et s’était fiancée à Luthor. Elle passerait sa vie avec Luthor. Elle devait s’efforcer d’oublier Clark.
Dès qu’elle entendit les premiers accords de la marche nuptiale, elle le chassa donc de son esprit et se prépara à faire face à l’avenir qu’elle avait choisi. Moins d’une seconde plus tard, les portes s’ouvraient, et elle put voir Lex qui lui souriait. Un instant, elle fut déçue que l’homme près de l’autel soit Lex, mais elle se reprit immédiatement et lui rendit son sourire avant de commencer à remonter lentement l’allée vers lui.
Mais malgré tous ses efforts, elle n’était pas capable de penser à un autre que Clark. Son sourire, si tendre, et le regard plein d’adoration qu’il lui avait dédié un soir où ils travaillaient tard, lors de leur première investigation ensemble. Le désir qu’elle avait pu voir sur son visage lorsqu’elle s’était assise sur son bureau, exhibant sa jambe devant lui alors qu’elle était sous l’effet d’un puissant aphrodisiaque. L’expression hantée de son visage lorsqu’il s’était penché vers elle pour lui donner un baiser d’adieu la nuit où il avait décidé de démissionner et de quitter Metropolis.
« Au revoir, Lois. »
Ce souvenir était si vivide dans son esprit qu’elle entendait encore les mots qu’il avait prononcés cette nuit-là, comme s’il venait de les lui dire. Et tout son être se révolta à cet adieu. Elle ne voulait pas qu’il parte. Non ! Elle avait besoin de lui dans sa vie ! Elle l’aimait…
La réalisation qu’elle aimait réellement Clark Kent la ramena brutalement à la réalité. Elle avait remonté toute l’allée, et elle avait rejoint Lex devant l’autel où ils devaient se marier. Elle s’était aperçu de ses sentiments pour lui trop tard. La cérémonie de mariage commençait.
Elle avait besoin de le voir, alors elle se retourna vers les invités, mais il n’était pas là. Aucun de ses amis n’était là. Sa famille non plus. Seule sa mère avait fait le déplacement pour assister à son mariage. Elle se sentit encore plus déprimée. Elle avait vraiment besoin de sa présence. Sa mère lui sourit tristement pour l’encourager à faire ce qu’elle devait, et Lois repensa à la discussion qu’elles avaient eu pendant qu’elle se préparait avant la cérémonie.
Elle avait enfilé sa robe, et elle répétait devant le miroir son nom de femme mariée, mais elle n’avait jamais réussi à faire sonner juste le nom Luthor dans sa bouche. Le nom Kent paraissait tellement plus naturel. Elle s’était mise à pleurer, et sa mère lui avait dit que si elle avait le moindre doute, elle ne devait pas épouser Lex, et que le plus important était de suivre son cœur.
Elle se tourna de nouveau vers l’autel au moment où Lex répondit « Oui, je le veux ». L’archevêque tourna alors son attention vers elle.
« Et vous Lois, voulez-vous prendre cet homme pour légitime époux devant Dieu et devant les hommes, pour le meilleur et pour le pire ? Promettez-vous de l’aimer et de le chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »
« Je… »
Elle savait ce qu’elle devait répondre, ce que tout le monde attendait comme réponse, ce qu’elle s’était engagée à répondre en acceptant la demande en mariage de Lex, mais les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Elle réessaya.
« Je… »
Sa voix refusa une fois encore de lui obéir tandis qu’elle réentendait dans son esprit la voix de l’archevêque. « Promettez-vous de l’aimer et de le chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare ? » Non, elle ne pouvait pas promettre ça. Pas à Lex en tout cas. Elle ne pouvait pas.
« Lois ? » demanda Lex, inquiet par son long silence.
« Je regrette. »
Voilà. C’était dit. Elle avait refusé de l’épouser. Elle avait finalement fait le choix qu’elle souhaitait vraiment. Un peu tard, mais pas trop tard. Le mariage n’aurait pas lieu. Elle ne pouvait pas épouser Lex. Elle n’en était pas capable.
Elle se tourna vers lui, désolée de lui infliger ça, et vit le choc qui se lisait sur son visage. Mais il n’eut pas le temps de réagir. Les portes de la salle venaient de s’ouvrir en grand pour laisser passer Perry et Henderson, suivis de Jack, Jimmy et de toute une brigade de police.
« Lois ! Arrêtez ce mariage ! Vous ne pouvez pas épouser cet homme ! » cria Perry dès son entrée dans la salle
« Que signifie cette intrusion ?! » demanda Lex avec colère aux hommes qui se dirigeaient vers lui et Lois en haut de l’allée.
« Ça signifie, Luthor, que vous êtes foutu. Nous avons toutes les preuves qu’il nous fallait », répondit Perry d’une voix glaciale. Mais de quoi parlait-il.
« Vous avez des preuves de quoi ? » s’enquit Lois, perplexe. Mais personne ne lui prêtait la moindre attention. Tout le monde regardait Luthor. Henderson lui montra un papier qu’il avait à la main tout en se mettant à lui parler.
« Voici un mandat d’arrêt pour incendie volontaire et beaucoup trop de crimes pour que je puisse les citer. »
« Mais vous avez complètement perdu la tête ! » rétorqua Luthor tandis que l’inspecteur de police continuait sans s’occuper de l’interruption. Lois ne comprenait plus rien. Son monde venait de s’écrouler.
« Vous avez le droit de garder le silence. Vous avez le droit de vous faire assister par un avocat. Si vous n’avez pas les moyens de vous payer un avocat… »
Lex sentit la furie l’envahir en écoutant le policier lui dire ses droits, mais il ne pouvait pas laisser passer une telle insulte sans rien dire.
« J’ai les moyens de m’offrir les services d’une centaine d’avocats ! Vous me le paierez ! Je vous ferais radier de la police ! Appelez-moi le gouverneur, allez ! Appelez-moi le Président !!! Je veux lui parler immédiatement !!! »
A ce moment précis, il vit des policiers emmener son assistante Mme Cox, avec les menottes aux poignets et la réalité de la situation dans laquelle il se trouvait le rattrapa. Le temps des petits jeux était terminé. Quand Henderson essaya de le saisir, il se dégagea d’un geste brusque et frappa le policier. Il se mit à courir vers la porte latérale qu’il avait empruntée plus tôt pour entrer dans la salle, frappant les policiers qui se trouvaient sur son chemin. Henderson se releva et se mit à le poursuivre, suivi par tous les policiers qui l’accompagnaient.
Le choc se dissipa peu à peu, et Lois se mit à pleurer. Comment en était-elle arrivé là ? Elle avait besoin de Clark, mais face à elle, il n’y avait plus que Perry, Jimmy et Jack. Clark n’était pas venu. Elle pleura plus fort et sa mère se leva de son siège et courut vers elle pour lé réconforter.
« Oh, chérie ! Je sais que tu dois être terriblement déçue… »
« Pourquoi ? » demanda amèrement Lois. « Finalement, tous mes amis sont venus à mon mariage… »
Tous sauf un. Elle avait vraiment tout foutu en l’air.
********************
Lex descendit les escaliers menant à la cave en courant. Il avait les policiers sur les talons. Il n’avait pas une minute à perdre. Mais quitte à se faire prendre, il voulait avoir au moins le certitude que Superman était mort. Il arrache la hache du mur au passage et se précipita vers la cage dans laquelle le super héro était toujours inconscient au sol. Il chercha les clés dans sa poche mais il ne les trouva pas. Il avait dut les faire tomber dans sa fuite, ou lorsqu’il se battait contre les policiers qui lui barraient le chemin.
Furieux que les destin se soit ainsi ligué contre lui pour l’empêcher de tuer Superman, il planta la hache d’un geste violent dans le tonneau le plus proche. Il entendit les policiers qui se rapprochaient de la porte de la cave. Il n’avait plus de temps à perdre. Il se remit à courir vers une autre issue qui lui permettrait de regagner directement son bureau, au dernier étage de la tour, et de là, rejoindre son ascenseur privé qui était sa dernière chance d’atteindre le parking et de quitter l’immeuble sans se faire attrapper.
Il courut aussi vite qu’il put, les policiers sur ses talons, mais lorsqu’il gagna enfin son bureau, il vit Henderson entrer par l’autre porte. Il était coincé. Il ne pouvait plus rejoindre son ascenseur privé. Il se précipita sur le balcon, mais les policiers l’y suivirent. Désespérant de pouvoir les semer, il grimpa sur le rebord de la terrasse.
********************
Prologue (suite)
Lex Luthor était prêt pour son mariage. En attendant le début de la cérémonie, il était redescendu à la cave pour narguer Superman une dernière fois avant d’épouser Lois Lane. Il prévoyait de le tuer juste après la cérémonie. Une sorte de cadeau de mariage qu’il s’offrait à lui-même. Et le spectacle qui l’avait accueilli lorsqu’il avait descendu les marches lui avait beaucoup plu.
Superman était prostré au sol, immobile, inconscient. Il était entré dans la cage, et avait réveillé Superman d’un coup de pieds dans les côtes. Il avait ouvert les yeux en criant, et était resté au sol à se tordre de douleur en gémissant doucement, au bord de l’inconscience. Lex l’avait nargué un peu, mais il doutait que la moindre de ses paroles aient pénétré l’esprit de Superman. Alors il s’était contenté de le regarder souffrir, et il avait ajouté quelques coups supplémentaires pour l’entendre crier davantage encore.
Oui, Lex Luthor vivait probablement l’un des plus beaux jours de sa vie, et il en était conscient. Il voulait garder en mémoire chaque instant, quels magnifiques souvenirs il était en train de se forger. Et la journée venait à peine de commencer. Dans quelques minutes, la cérémonie de mariage commencerait, puis il pourrait tuer Superman. Ensuite il irait à la réception qu’il donnait pour fêter la journée, et il serait le point de mire de toute l’assemblée venue partager son bonheur. Et il pourrait finir le journée en planifiant la mort de Clark Kent et enfin, Lois Lane serait à lui dès le coucher du soleil. Si seulement toutes les journées pouvaient ressembler à celle-ci.
Souriant, il referma la cage sur le super héro qui rechutait dans l’inconscience, remis la clé dans sa poche et remonta les marches. Il était temps d’épouser Lois Lane.
Il souriait toujours lorsqu’il entra dans la salle réception où des centaines d’invités, dont certains étaient de hautes personnalités, étaient déjà assis à attendre que le mariage ne commence. Il était entré par une petite porte latérale et alla directement prendre sa place devant l’autel.
D’un signe de tête, il indiqua que la cérémonie pouvait commencer. Le pianiste se mit à jouer la marche nuptiale, tandis que deux serviteurs positionnés au bas de l’allée centrale ouvraient en grand les portes principales de la salle pour révéler Lois, somptueusement vêtue d’une longue robe de mariée en satin et dentelle réhaussée de broderies en perles. Il sourit encore plus largement. Plus que quelques instants d’attente, et elle serait à lui. Enfin. Il avait gagné.
********************
Lorsque Lois entendit résonner les premiers accords de la marche nuptiale, elle savait que le moment était venu, et se prépara à faire face à l’avenir qu’elle s’était choisi. Peu importe ce que sa mère venait de lui dire, il était trop tard pour elle écouter et suivre son cœur. Elle avait accepter d’épouser Lex Luthor, elle ne pouvait pas le quitter maintenant, devant tous ses associés et amis, devant tous ces gens, dont certains étaient très connus dans le monde des affaires ou de la politique. Elle ne pouvait pas l’humilier aussi publiquement. Il était trop tard. Elle devait assumer les conséquences de ses actions, malgré ses doutes quant au bonheur que lui apporterait cette union.
Elle n’était pas amoureuse de Lex, elle ne l’avait jamais été, et bien qu’elle avait entretenu l’espoir que cela pourrait changer à l’avenir lorsqu’elle avait accepté sa demande en mariage, elle savait aussi que cela n’arriverait jamais. Elle n’aimerait jamais son époux. Elle ne ressentirait jamais rien pour lui de plus que de l’amitié.
Alors pourquoi avait-elle dit oui ? Elle ne savait plus. A l’époque où ils s’étaient fiancé, il y avait un autre homme pour lequel elle ne ressentait que de l’amitié, mais celui-là, elle l’avait rejeté. Et elle ne se souvenait pas pourquoi. Pourquoi avait-elle choisi Lex plutôt que lui ? Elle le regrettait maintenant.
Elle ne l’avait presque pas vu ces dernières semaines, depuis qu’elle l’avait rejeté le jour où il lui avait dit qu’il l’aimait. Et les deux seules fois où elle l’avait revu depuis, ils s’étaient disputés et avaient échangé des paroles très blessantes. D’abord le lendemain même de sa déclaration d’amour, ils avaient bien failli gâcher la fête de départ à la retraite de Perry avec leur dispute.
Après ça, des semaines s’étaient écoulées sans avoir la moindre nouvelle de lui, et il lui avait manqué. Elle ne s’attendait pas du tout à ce que son partenaire lui manque autant lorsqu’il n’était pas là. Elle avait besoin de savoir qu’il allait bien. Elle lui avait téléphoné, mais il était resté très distant.
Elle pensait qu’après avoir entendu sa voix, ça irait mieux, mais il lui manquait encore plus qu’avant. Elle voulait le revoir. Et quelques jours plus tard, elle avait décidé d’aller chez lui. Elle n’était jamais arrivée jusque là. Elle l’avait aperçu dans la rue, raccrochant un téléphone dans une cabine publique, et se mettre à marcher dans la rue, en direction de chez lui. Elle avait arrêté la voiture à sa hauteur pour lui parler, mais ils s’étaient de nouveau disputés.
Il avait refusé de venir assister à son mariage et était parti sans se retourné. C’était juste la veille, en début d’après-midi. Et depuis, elle n’arrivait plus à la chasser de sa tête. L’avoir revu, même juste quelques minutes, lui avait fait prendre conscience du vide qu’elle avait dans sa vie depuis qu’il en était sorti.
Elle s’était trompée lorsqu’elle lui avait dit qu’elle ne l’aimait que comme un ami quelques semaines plus tôt. Elle s’était leurrée elle-même. Elle éprouvait bien plus que ça pour lui. Elle n’était pas sûre de savoir exactement ce qu’elle éprouvait, mais c’était plus fort que de l’amitié. L’amitié, c’était ce qui la liait à son fiancé. Pouvait-elle être amoureuse de lui ? L’idée lui aurait parue incongrue ne serait-ce que vingt-quatre heures plus tôt. Elle aurait répondu qu’elle aimait Superman. Mais elle était obligée d’admettre à présent que durant ces dernières semaines, elle avait vu Superman encore moins souvent que Clark, et qu’il ne lui avait pas vraiment manqué. Pas comme Clark, en tout cas.
Mais peu importait ce qu’elle éprouvait pour son ancien partenaire, il valait mieux ne pas s’interroger sur ses sentiments et tenter d’y voir plus clair. Elle l’avait repoussé et s’était fiancée à Luthor. Elle passerait sa vie avec Luthor. Elle devait s’efforcer d’oublier Clark.
Dès qu’elle entendit les premiers accords de la marche nuptiale, elle le chassa donc de son esprit et se prépara à faire face à l’avenir qu’elle avait choisi. Moins d’une seconde plus tard, les portes s’ouvraient, et elle put voir Lex qui lui souriait. Un instant, elle fut déçue que l’homme près de l’autel soit Lex, mais elle se reprit immédiatement et lui rendit son sourire avant de commencer à remonter lentement l’allée vers lui.
Mais malgré tous ses efforts, elle n’était pas capable de penser à un autre que Clark. Son sourire, si tendre, et le regard plein d’adoration qu’il lui avait dédié un soir où ils travaillaient tard, lors de leur première investigation ensemble. Le désir qu’elle avait pu voir sur son visage lorsqu’elle s’était assise sur son bureau, exhibant sa jambe devant lui alors qu’elle était sous l’effet d’un puissant aphrodisiaque. L’expression hantée de son visage lorsqu’il s’était penché vers elle pour lui donner un baiser d’adieu la nuit où il avait décidé de démissionner et de quitter Metropolis.
« Au revoir, Lois. »
Ce souvenir était si vivide dans son esprit qu’elle entendait encore les mots qu’il avait prononcés cette nuit-là, comme s’il venait de les lui dire. Et tout son être se révolta à cet adieu. Elle ne voulait pas qu’il parte. Non ! Elle avait besoin de lui dans sa vie ! Elle l’aimait…
La réalisation qu’elle aimait réellement Clark Kent la ramena brutalement à la réalité. Elle avait remonté toute l’allée, et elle avait rejoint Lex devant l’autel où ils devaient se marier. Elle s’était aperçu de ses sentiments pour lui trop tard. La cérémonie de mariage commençait.
Elle avait besoin de le voir, alors elle se retourna vers les invités, mais il n’était pas là. Aucun de ses amis n’était là. Sa famille non plus. Seule sa mère avait fait le déplacement pour assister à son mariage. Elle se sentit encore plus déprimée. Elle avait vraiment besoin de sa présence. Sa mère lui sourit tristement pour l’encourager à faire ce qu’elle devait, et Lois repensa à la discussion qu’elles avaient eu pendant qu’elle se préparait avant la cérémonie.
Elle avait enfilé sa robe, et elle répétait devant le miroir son nom de femme mariée, mais elle n’avait jamais réussi à faire sonner juste le nom Luthor dans sa bouche. Le nom Kent paraissait tellement plus naturel. Elle s’était mise à pleurer, et sa mère lui avait dit que si elle avait le moindre doute, elle ne devait pas épouser Lex, et que le plus important était de suivre son cœur.
Elle se tourna de nouveau vers l’autel au moment où Lex répondit « Oui, je le veux ». L’archevêque tourna alors son attention vers elle.
« Et vous Lois, voulez-vous prendre cet homme pour légitime époux devant Dieu et devant les hommes, pour le meilleur et pour le pire ? Promettez-vous de l’aimer et de le chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare ? »
« Je… »
Elle savait ce qu’elle devait répondre, ce que tout le monde attendait comme réponse, ce qu’elle s’était engagée à répondre en acceptant la demande en mariage de Lex, mais les mots ne voulaient pas sortir de sa bouche. Elle réessaya.
« Je… »
Sa voix refusa une fois encore de lui obéir tandis qu’elle réentendait dans son esprit la voix de l’archevêque. « Promettez-vous de l’aimer et de le chérir jusqu’à ce que la mort vous sépare ? » Non, elle ne pouvait pas promettre ça. Pas à Lex en tout cas. Elle ne pouvait pas.
« Lois ? » demanda Lex, inquiet par son long silence.
« Je regrette. »
Voilà. C’était dit. Elle avait refusé de l’épouser. Elle avait finalement fait le choix qu’elle souhaitait vraiment. Un peu tard, mais pas trop tard. Le mariage n’aurait pas lieu. Elle ne pouvait pas épouser Lex. Elle n’en était pas capable.
Elle se tourna vers lui, désolée de lui infliger ça, et vit le choc qui se lisait sur son visage. Mais il n’eut pas le temps de réagir. Les portes de la salle venaient de s’ouvrir en grand pour laisser passer Perry et Henderson, suivis de Jack, Jimmy et de toute une brigade de police.
« Lois ! Arrêtez ce mariage ! Vous ne pouvez pas épouser cet homme ! » cria Perry dès son entrée dans la salle
« Que signifie cette intrusion ?! » demanda Lex avec colère aux hommes qui se dirigeaient vers lui et Lois en haut de l’allée.
« Ça signifie, Luthor, que vous êtes foutu. Nous avons toutes les preuves qu’il nous fallait », répondit Perry d’une voix glaciale. Mais de quoi parlait-il.
« Vous avez des preuves de quoi ? » s’enquit Lois, perplexe. Mais personne ne lui prêtait la moindre attention. Tout le monde regardait Luthor. Henderson lui montra un papier qu’il avait à la main tout en se mettant à lui parler.
« Voici un mandat d’arrêt pour incendie volontaire et beaucoup trop de crimes pour que je puisse les citer. »
« Mais vous avez complètement perdu la tête ! » rétorqua Luthor tandis que l’inspecteur de police continuait sans s’occuper de l’interruption. Lois ne comprenait plus rien. Son monde venait de s’écrouler.
« Vous avez le droit de garder le silence. Vous avez le droit de vous faire assister par un avocat. Si vous n’avez pas les moyens de vous payer un avocat… »
Lex sentit la furie l’envahir en écoutant le policier lui dire ses droits, mais il ne pouvait pas laisser passer une telle insulte sans rien dire.
« J’ai les moyens de m’offrir les services d’une centaine d’avocats ! Vous me le paierez ! Je vous ferais radier de la police ! Appelez-moi le gouverneur, allez ! Appelez-moi le Président !!! Je veux lui parler immédiatement !!! »
A ce moment précis, il vit des policiers emmener son assistante Mme Cox, avec les menottes aux poignets et la réalité de la situation dans laquelle il se trouvait le rattrapa. Le temps des petits jeux était terminé. Quand Henderson essaya de le saisir, il se dégagea d’un geste brusque et frappa le policier. Il se mit à courir vers la porte latérale qu’il avait empruntée plus tôt pour entrer dans la salle, frappant les policiers qui se trouvaient sur son chemin. Henderson se releva et se mit à le poursuivre, suivi par tous les policiers qui l’accompagnaient.
Le choc se dissipa peu à peu, et Lois se mit à pleurer. Comment en était-elle arrivé là ? Elle avait besoin de Clark, mais face à elle, il n’y avait plus que Perry, Jimmy et Jack. Clark n’était pas venu. Elle pleura plus fort et sa mère se leva de son siège et courut vers elle pour lé réconforter.
« Oh, chérie ! Je sais que tu dois être terriblement déçue… »
« Pourquoi ? » demanda amèrement Lois. « Finalement, tous mes amis sont venus à mon mariage… »
Tous sauf un. Elle avait vraiment tout foutu en l’air.
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Lex descendit les escaliers menant à la cave en courant. Il avait les policiers sur les talons. Il n’avait pas une minute à perdre. Mais quitte à se faire prendre, il voulait avoir au moins le certitude que Superman était mort. Il arrache la hache du mur au passage et se précipita vers la cage dans laquelle le super héro était toujours inconscient au sol. Il chercha les clés dans sa poche mais il ne les trouva pas. Il avait dut les faire tomber dans sa fuite, ou lorsqu’il se battait contre les policiers qui lui barraient le chemin.
Furieux que les destin se soit ainsi ligué contre lui pour l’empêcher de tuer Superman, il planta la hache d’un geste violent dans le tonneau le plus proche. Il entendit les policiers qui se rapprochaient de la porte de la cave. Il n’avait plus de temps à perdre. Il se remit à courir vers une autre issue qui lui permettrait de regagner directement son bureau, au dernier étage de la tour, et de là, rejoindre son ascenseur privé qui était sa dernière chance d’atteindre le parking et de quitter l’immeuble sans se faire attrapper.
Il courut aussi vite qu’il put, les policiers sur ses talons, mais lorsqu’il gagna enfin son bureau, il vit Henderson entrer par l’autre porte. Il était coincé. Il ne pouvait plus rejoindre son ascenseur privé. Il se précipita sur le balcon, mais les policiers l’y suivirent. Désespérant de pouvoir les semer, il grimpa sur le rebord de la terrasse.
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poussin- Doomsday
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Localisation: Lille (59)
Date d'inscription: 21/08/2005

Re: Fanfic ?
Je vais essayer de poster une partie chaque jour. Il est néanmoins possible que je saute une journée de temps en temps, mais je ferais de mon mieux pour poster une partie chaque jour.
Voilà donc la première partie:
QUELQUE PART...
Partie 1
« Et moi qui pensait avoir tellement d’intuition ! » se lamenta Lois, tandis que Perry, Jimmy et Jack l’escortaient hors de la LexTower où elle avait failli épouser Lex Luthor.
Elle portait toujours sa robe de mariée, et ses larmes coulaient toujours librement. Elle ne s’était jamais sentie aussi mal de toute sa vie. Elle avait été la meilleure journaliste d’investigation de la ville, et elle s’était laissée avoir par les belles paroles de Luthor comme une bleue. Elle était passé à un cheveu d’épouser un criminel international sans aucune morale, alors qu’elle ne l’aimait même pas. Elle s’était heureusement rendue compte à temps de ses sentiments pour son ancien partenaire et avait rompu devant l’autel juste avant que la police ne débarque pour l’arrêter.
« Ne vous faites pas de reproches. On s’est tous laissés berner », tenta de la réconforter son ancien éditeur en chef, qu’elle considérait comme son père.
« Pas moi », objecta Jack.
« Moi non plus. Je ne lui ai jamais fait confiance », renchérit Jimmy.
Clark non plus, ajouta mentalement Lois, en se remémorant toutes les fois où il avait essayé de la mettre en garde contre Lex. Elle ne l’avait jamais écouté. Oh Clark ! Elle avait tellement besoin de le voir.
« Où est Clark ? » demanda-t-elle. Perry, Jimmy et Jack s’arrêtèrent alors et se consultèrent des yeux. Lois sentit la peur l’envahir. Pourquoi n’était-il pas là, avec les autres ? Que lui était-il arrivé ? Où était-il ?
« Où est Clark ? » insista-t-elle. Elle avait besoin d’un réponse. Ce fut Perry qui lui répondit.
« Nous ne savons pas. Il… Personne ne l’a plus revu depuis hier. On n’a aucune nouvelle. »
Disparu…
Clark avait disparu…
Lois sentit le froid l’envahir à la pensée qu’elle ne le reverrait peut-être plus jamais. Elle venait de comprendre qu’elle l’aimait, mais il était trop tard. Il avait disparu. Il n’était plus là. Et il se pouvait qu’il ne revienne jamais. Elle ne le reverrait peut-être plus jamais. Elle n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de lui demander pardon et de lui dire qu’elle l’aimait. Et les derniers mots qu’ils auront échangé auront été des mots de colère…
Les mouvements et les cris de la foule autour d’elle la ramenèrent à la réalité. Ils regardaient tous vers le ciel, et machinalement elle leva les yeux. Lex se tenait debout sur le mur du balcon de son bureau, au dernier étage de la tour la plus haute de Metropolis. Et soudainement, il se jeta dans le vide.
Tout paraissait se dérouler au ralenti. Elle le voyait tomber comme au ralenti. Et en même temps, tout se déroula très vite. C’était comme si moins d’une seconde s’était écoulée avant qu’il ne vienne s’écraser au sol à quelques mètres d’elle.
Sous le choc, elle s’écroula par terre, et se retrouva assise sur le trottoir. Elle vomit dans le ruisseau tout ce que contenait son estomac. Quelle journée de cauchemar ! Et il n’était même pas midi.
Perry, Jimmy et Jack s’accroupirent à ses côtés, pour la soutenir. Mais c’était de Clark qu’elle avait besoin. C’était vers Clark qu’elle se tournait en cas de coup dur. Mais il n’était pas là. Perry avait dit qu’ils n’avaient aucune nouvelle, que personne ne l’avait revu depuis la veille, mais quelqu’un devait bien savoir. Clark était forcément quelque part.
Tournant résolument le visage loin de la vision du corps disloqué de son ex-fiancé, Lois se raccrocha à l’espoir que ce n’était qu’une petite disparition passagère dont Clark était si coutumier. Il allait revenir, bien sûr. Il n’était pas le genre à l’abandonner. Il allait forcément revenir.
« Où est Clark ? » redemanda-t-elle.
Perry soupira de frustration. Il aurait aimé lui donner une autre réponse, mais il n’en avait pas.
« Nous ne savons pas, Lois. Il n’est pas rentré à l’appartement hier soir. Nous l’avons attendu toute la soirée, mais il n’est pas rentré. »
« Oui, mais ensuite on a vu qu’il avait laissé les notes sur ce qu’il avait découvert sur Luthor pendant la journée, les preuves et tout, sur son bureau. Donc il est repassé à l’appartement, avant que le Chef n’arrive. C’est sûr », expliqua Jimmy.
« Il a dû ressortir, apparemment », ajouta Jack. « Il avait un message de Luthor sur son répondeur, mais la lumière ne clignotait pas. Ça veut dire qu’il l’a écouté. »
« Lex voulait que Clark contacte Superman. Il avait quelque chose à lui dire à propos de vous », enchaina Perry. « On n’en sait pas plus ».
Lois se sentie à la fois paniquée et rassurée. Clark avait disparu suite à un appel de Lex, mais Clark était probablement ressorti pour aller chercher Superman. Que pouvait-il lui arriver de mal quand Superman était dans les parages.
« Et vous avez appelé Superman pour lui demander s’il savait où était Clark ? » demanda Lois, confiante. Superman savait probablement, et dès qu’ils lui parleraient, il les rassurerait tous sur le sort de Clark.
Mais les regards encore plus désolés qu’ils lui lançaient la troublèrent profondément. Ils avaient d’autres mauvaises nouvelles pour elle, elle le sentait à leur hésitation à lui répondre.
« Superman ne répond pas lorsqu’on l’appelle », expliqua Jimmy. « Personne ne l’a vu non plus depuis hier ».
« Ouais, et cette nuit, il y a eu des centaines de mort au Chili à cause d’une coulée de boue. Et Superman n’est pas allé aider les secours. C’est pas comme s’il ne répondait pas à nos appels parce qu’il était occupé ailleurs. C’est comme s’il n’était plus nulle part, lui aussi », continua Jack.
Lois craignait le pire. Ce n’était pas rare que personne ne sache où se trouve l’homme d’acier. Même pendant une journée complète. Mais c’était des jours où il ne se passait rien. Pas des jours où une catastrophe se produisait au Chili, et où on l’appelait à l’aide ici, à Metropolis. C’est à ce moment-là que Lois s’aperçut qu’il ne s’était pas montré non plus pour rattraper Lex dans sa chute mortelle. Et elle savait que ça n’avait rien à voir avec le passé criminel de Luthor. Superman n’agissait pas comme ça. S’il avait pu, il l’aurait sauvé. Et il aurait sauvé ces gens au Chili. Il ne l’avait pas fait parce que…
Parce que Superman aussi avait disparu…
C’était une pensée étrange. Il était invulnérable, alors comment pouvait-il avoir disparu ? Ce n’était pas possible. Rien ne pouvait lui arriver, c’était Superman ! Il n’avait pas disparu. Il était simplement… ailleurs. Quelque part où personne ne pensait à le chercher. Comme Clark. Il était forcément quelque part, mais… ailleurs.
En fait, pensa Lois avec un renouveau d’espoir, peut-être même sont-ils ensemble. C’est ça, ça lui paraissait tellement logique. Clark avait reçu l’appel de Lex qui voulait parler à Superman. Il était ressorti pour aller chercher le super héro, et probablement lui dire en même temps tout ce qu’ils avaient découvert sur les activités criminelles de Luthor. Et ils étaient encore ensemble. Ils allaient bientôt revenir à Metropolis et seraient surpris d’apprendre que Lex était mort.
Elle avait peur pour rien. Ils allaient bien. Ils étaient ensemble. Et Superman ne laisserait jamais rien arriver à Clark. Il le protègerait. Donc aucune raison de s’inquiéter. Ils avaient juste besoin d’attendre leur retour, et ensuite, elle pourrait dire à Clark qu’elle l’aimait. Et elle pourrait s’excuser de toutes les méchancetés qu’elle lui avait dites.
Le bruit d’une ambulance qui arrivait et se garait devant l’immeuble brisa le cours des pensées de Lois. Elle s’attendait à ce que les hommes qui sortaient de l’ambulance emportent le corps de Lex à la morgue. On ne pouvait pas le laisser comme ça, sur le trottoir. Mais les ambulanciers sortirent de l’ambulance en transportant un brancard très rapidement à l’intérieur de la tour. Quelqu’un avait été blessé. Probablement que Lex avait blessé l’un des policiers qui le poursuivaient lorsqu’il tentait de s’enfuir.
Lois entreprit de raconter à ses amis sa théorie, comme quoi Superman et Clark étaient probablement ensemble, sain et sauf. Ils allaient bien.
Mais les ambulanciers ressortaient déjà de l’immeuble, accompagnés d’Henderson et de nombreux policiers. Sur le brancard était étendu Superman, inconscient. Le monde ralentit de nouveau autour de Lois tandis que l’ambulance redémarrait, emportant le corps inconscient du super héro. Superman n’allait pas bien. Il n’était pas en train de protéger Clark. Et Clark était toujours porté disparu depuis hier…
C’en était trop pour elle. Elle avait eu trop de chocs dans la matinée. Elle s’évanouit.
********************
Voilà donc la première partie:
QUELQUE PART...
Partie 1
« Et moi qui pensait avoir tellement d’intuition ! » se lamenta Lois, tandis que Perry, Jimmy et Jack l’escortaient hors de la LexTower où elle avait failli épouser Lex Luthor.
Elle portait toujours sa robe de mariée, et ses larmes coulaient toujours librement. Elle ne s’était jamais sentie aussi mal de toute sa vie. Elle avait été la meilleure journaliste d’investigation de la ville, et elle s’était laissée avoir par les belles paroles de Luthor comme une bleue. Elle était passé à un cheveu d’épouser un criminel international sans aucune morale, alors qu’elle ne l’aimait même pas. Elle s’était heureusement rendue compte à temps de ses sentiments pour son ancien partenaire et avait rompu devant l’autel juste avant que la police ne débarque pour l’arrêter.
« Ne vous faites pas de reproches. On s’est tous laissés berner », tenta de la réconforter son ancien éditeur en chef, qu’elle considérait comme son père.
« Pas moi », objecta Jack.
« Moi non plus. Je ne lui ai jamais fait confiance », renchérit Jimmy.
Clark non plus, ajouta mentalement Lois, en se remémorant toutes les fois où il avait essayé de la mettre en garde contre Lex. Elle ne l’avait jamais écouté. Oh Clark ! Elle avait tellement besoin de le voir.
« Où est Clark ? » demanda-t-elle. Perry, Jimmy et Jack s’arrêtèrent alors et se consultèrent des yeux. Lois sentit la peur l’envahir. Pourquoi n’était-il pas là, avec les autres ? Que lui était-il arrivé ? Où était-il ?
« Où est Clark ? » insista-t-elle. Elle avait besoin d’un réponse. Ce fut Perry qui lui répondit.
« Nous ne savons pas. Il… Personne ne l’a plus revu depuis hier. On n’a aucune nouvelle. »
Disparu…
Clark avait disparu…
Lois sentit le froid l’envahir à la pensée qu’elle ne le reverrait peut-être plus jamais. Elle venait de comprendre qu’elle l’aimait, mais il était trop tard. Il avait disparu. Il n’était plus là. Et il se pouvait qu’il ne revienne jamais. Elle ne le reverrait peut-être plus jamais. Elle n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de lui demander pardon et de lui dire qu’elle l’aimait. Et les derniers mots qu’ils auront échangé auront été des mots de colère…
Les mouvements et les cris de la foule autour d’elle la ramenèrent à la réalité. Ils regardaient tous vers le ciel, et machinalement elle leva les yeux. Lex se tenait debout sur le mur du balcon de son bureau, au dernier étage de la tour la plus haute de Metropolis. Et soudainement, il se jeta dans le vide.
Tout paraissait se dérouler au ralenti. Elle le voyait tomber comme au ralenti. Et en même temps, tout se déroula très vite. C’était comme si moins d’une seconde s’était écoulée avant qu’il ne vienne s’écraser au sol à quelques mètres d’elle.
Sous le choc, elle s’écroula par terre, et se retrouva assise sur le trottoir. Elle vomit dans le ruisseau tout ce que contenait son estomac. Quelle journée de cauchemar ! Et il n’était même pas midi.
Perry, Jimmy et Jack s’accroupirent à ses côtés, pour la soutenir. Mais c’était de Clark qu’elle avait besoin. C’était vers Clark qu’elle se tournait en cas de coup dur. Mais il n’était pas là. Perry avait dit qu’ils n’avaient aucune nouvelle, que personne ne l’avait revu depuis la veille, mais quelqu’un devait bien savoir. Clark était forcément quelque part.
Tournant résolument le visage loin de la vision du corps disloqué de son ex-fiancé, Lois se raccrocha à l’espoir que ce n’était qu’une petite disparition passagère dont Clark était si coutumier. Il allait revenir, bien sûr. Il n’était pas le genre à l’abandonner. Il allait forcément revenir.
« Où est Clark ? » redemanda-t-elle.
Perry soupira de frustration. Il aurait aimé lui donner une autre réponse, mais il n’en avait pas.
« Nous ne savons pas, Lois. Il n’est pas rentré à l’appartement hier soir. Nous l’avons attendu toute la soirée, mais il n’est pas rentré. »
« Oui, mais ensuite on a vu qu’il avait laissé les notes sur ce qu’il avait découvert sur Luthor pendant la journée, les preuves et tout, sur son bureau. Donc il est repassé à l’appartement, avant que le Chef n’arrive. C’est sûr », expliqua Jimmy.
« Il a dû ressortir, apparemment », ajouta Jack. « Il avait un message de Luthor sur son répondeur, mais la lumière ne clignotait pas. Ça veut dire qu’il l’a écouté. »
« Lex voulait que Clark contacte Superman. Il avait quelque chose à lui dire à propos de vous », enchaina Perry. « On n’en sait pas plus ».
Lois se sentie à la fois paniquée et rassurée. Clark avait disparu suite à un appel de Lex, mais Clark était probablement ressorti pour aller chercher Superman. Que pouvait-il lui arriver de mal quand Superman était dans les parages.
« Et vous avez appelé Superman pour lui demander s’il savait où était Clark ? » demanda Lois, confiante. Superman savait probablement, et dès qu’ils lui parleraient, il les rassurerait tous sur le sort de Clark.
Mais les regards encore plus désolés qu’ils lui lançaient la troublèrent profondément. Ils avaient d’autres mauvaises nouvelles pour elle, elle le sentait à leur hésitation à lui répondre.
« Superman ne répond pas lorsqu’on l’appelle », expliqua Jimmy. « Personne ne l’a vu non plus depuis hier ».
« Ouais, et cette nuit, il y a eu des centaines de mort au Chili à cause d’une coulée de boue. Et Superman n’est pas allé aider les secours. C’est pas comme s’il ne répondait pas à nos appels parce qu’il était occupé ailleurs. C’est comme s’il n’était plus nulle part, lui aussi », continua Jack.
Lois craignait le pire. Ce n’était pas rare que personne ne sache où se trouve l’homme d’acier. Même pendant une journée complète. Mais c’était des jours où il ne se passait rien. Pas des jours où une catastrophe se produisait au Chili, et où on l’appelait à l’aide ici, à Metropolis. C’est à ce moment-là que Lois s’aperçut qu’il ne s’était pas montré non plus pour rattraper Lex dans sa chute mortelle. Et elle savait que ça n’avait rien à voir avec le passé criminel de Luthor. Superman n’agissait pas comme ça. S’il avait pu, il l’aurait sauvé. Et il aurait sauvé ces gens au Chili. Il ne l’avait pas fait parce que…
Parce que Superman aussi avait disparu…
C’était une pensée étrange. Il était invulnérable, alors comment pouvait-il avoir disparu ? Ce n’était pas possible. Rien ne pouvait lui arriver, c’était Superman ! Il n’avait pas disparu. Il était simplement… ailleurs. Quelque part où personne ne pensait à le chercher. Comme Clark. Il était forcément quelque part, mais… ailleurs.
En fait, pensa Lois avec un renouveau d’espoir, peut-être même sont-ils ensemble. C’est ça, ça lui paraissait tellement logique. Clark avait reçu l’appel de Lex qui voulait parler à Superman. Il était ressorti pour aller chercher le super héro, et probablement lui dire en même temps tout ce qu’ils avaient découvert sur les activités criminelles de Luthor. Et ils étaient encore ensemble. Ils allaient bientôt revenir à Metropolis et seraient surpris d’apprendre que Lex était mort.
Elle avait peur pour rien. Ils allaient bien. Ils étaient ensemble. Et Superman ne laisserait jamais rien arriver à Clark. Il le protègerait. Donc aucune raison de s’inquiéter. Ils avaient juste besoin d’attendre leur retour, et ensuite, elle pourrait dire à Clark qu’elle l’aimait. Et elle pourrait s’excuser de toutes les méchancetés qu’elle lui avait dites.
Le bruit d’une ambulance qui arrivait et se garait devant l’immeuble brisa le cours des pensées de Lois. Elle s’attendait à ce que les hommes qui sortaient de l’ambulance emportent le corps de Lex à la morgue. On ne pouvait pas le laisser comme ça, sur le trottoir. Mais les ambulanciers sortirent de l’ambulance en transportant un brancard très rapidement à l’intérieur de la tour. Quelqu’un avait été blessé. Probablement que Lex avait blessé l’un des policiers qui le poursuivaient lorsqu’il tentait de s’enfuir.
Lois entreprit de raconter à ses amis sa théorie, comme quoi Superman et Clark étaient probablement ensemble, sain et sauf. Ils allaient bien.
Mais les ambulanciers ressortaient déjà de l’immeuble, accompagnés d’Henderson et de nombreux policiers. Sur le brancard était étendu Superman, inconscient. Le monde ralentit de nouveau autour de Lois tandis que l’ambulance redémarrait, emportant le corps inconscient du super héro. Superman n’allait pas bien. Il n’était pas en train de protéger Clark. Et Clark était toujours porté disparu depuis hier…
C’en était trop pour elle. Elle avait eu trop de chocs dans la matinée. Elle s’évanouit.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Partie 2
Quand elle reprit conscience, elle était assise à l’arrière d’une voiture de police garée devant la LexTower. La portière à côté d’elle était ouverte. Et Perry, Jimmy et Jack se trouvaient toujours là, près d’elle. Henderson était avec eux. Elle pouvait voir que le corps de Lex avait été évacué, et une bonne partie de la foule s’était dispersée.
Henderson lui mit un gobelet avec de l’eau dans la main et elle but. Ses idées s’éclaircirent et elle se sentit désespérément lasse. Clark avait disparu alors qu’elle venait de s’apercevoir qu’elle l’aimait. Elle perdait toujours tous ceux qu’elle aimait. Pourquoi avait-elle pensé que ce serait différent cette fois-ci ?
« Vous allez mieux, Lane ? » demanda l’inspecteur Henderson avec sollicitude.
« Oui, merci. »
« Bien. Vous permettez que je vous pose quelques questions ? » reprit-il sur un ton plus professionnel.
Elle aurait aimé dire non. Elle ne se sentait pas suffisamment bien pour répondre à un interrogatoire tout de suite, mais elle savait aussi qu’elle devait le faire. Perdre du temps ne ferait qu’aggraver la situation. Ils ne devaient pas laisser les pistes se refroidir s’ils voulaient avoir une chance de retrouver Clark, alors elle acquiesça d’un signe de tête.
« Alors dites-moi, qu’est-ce que vous savez sur les activités illégales de votre fiancé? »
Lois le fusilla du regard. Etait-il en train de l’accuser d’être la complice de Lex ?
« Rien du tout, Inspecteur », répliqua-t-elle avec aigreur. Elle avait du mal à dissimuler sa colère à cette question très insultante.
« Vous fâchez pas, Lane. Je ne vous accuse de rien. Je sais que si vous aviez soupçonné quoi que ce soit, vous auriez tenté de l’exposé dans un article, et ensuite vous seriez venue m’en parler. Mais je suis obligé de demander, c’est le boulot », tenta de la calmer le policier. « Mais je crois qu’il est quand même possible que vous ayez vu ou entendu des choses sans savoir de quoi il retournait, et que ça pourrait nous aider… »
Lois accepta ses excuses d’un simple signe de tête et fouilla dans sa mémoire pour essayer de se souvenir de quoi que ce soit qui aurait pu être suspect, mais auquel elle n’avait prêté aucune attention sur le moment.
« Euh… Non, je n’ai jamais rien vu ou entendu de bizarre. Il ne discutait jamais travail avec moi ou devant moi. C’était rare, en tout cas, et rien de suspect, ça c’est sûr. Oh… si. Il y a peut-être bien eu quelque chose… » ajouta-t-elle pensivement après qu’un souvenir lui soit revenu. « La semaine dernière, pendant qu’on préparait les plans de notre future appartement, son assistante est venue nous interrompre pour passer son emploi du temps en revue avec lui. Elle a parlé de tests pour… euh… la série K, je crois. Ou quelque chose comme ça. Ensuite, Lex s’est absenté pour prendre un coup de téléphone et quand j’ai demandé à cette femme ce qu’était la série K, elle m’a dit que c’était confidentiel, et que Lex ne me disait pas tout. Je ne sais pas du tout ce qu’est cette série K. Ça fait peut-être partie de ses affaires légales. Ou peut-être pas. Je ne sais pas. »
« D’accord. Rien d’autre qu’il aurait laissé échappé devant vous ? »
« Non, je vous le dis. Il ne discutait jamais de ses affaires devant moi. Et quand j’essayais de l’interroger, il me répondait toujours qu’il ne voulait pas m’ennuyer avec ce genre de détails, et il changeait de sujets. Bon Dieu ! J’arrive pas à croire que j’ai été aussi stupide ! »
« Il a berné beaucoup de monde. Vous ne devriez pas vous sentir coupable. Mais cherchez bien dans votre mémoire. Rien d’autre ? Vous êtes sûre ? » insista Henderson.
« Il a un bunker sous Metropolis. Il me l’a montré lorsque le météore menaçait de percuter la Terre. C’était très sécurisé, et assez bien entretenu. Peut-être qu’il se montrait juste prudent pour le cas où il en aurait besoin, où peut-être qu’il l’utilisait régulièrement. Je ne sais pas, pour cacher des documents ou certaines affaires qu’il ne tenait pas à voir divulguées au grand jour. » ajouta Lois. Mais quand l’inspecteur de police rouvrit la bouche pour poser une autre question, Lois l’interrompit. « Mais Lex est mort, l’enquête sur lui peut attendre ! Clark a disparu. Vous devez le retrouver, c’est plus urgent ! »
« Clark ? » demanda Henderson, surpris.
« Oui, Inspecteur Henderson », interrompit Perry. « Il n’est pas rentré chez lui, hier soir. Il… euh… Il nous héberge, tous les trois. On l’a attendu toute la nuit, mais il n’est jamais revenu. »
« Je croyais que c’était Kent qui avait trouvé les preuves que vous m’avez apporté ce matin, comme quoi Luthor était le Patron ? » demanda Henderson.
« Oui, c’est exact. C’est lui qui est à l’origine de l’enquête qu’on a mené, et c’est lui qui a trouvé les preuves qu’on vous a apporté ce matin. Il a, apparemment, découvert tout ça hier. On l’attendait, mais quand il n’est pas revenu, on a essayé de trouver où il pouvait bien être, et en regardant dans son bureau, on a vu toutes ses notes, qu’on vous a remises. Donc, il était revenu et reparti. Alors on a écouté le répondeur. Il avait un message de Luthor qui voulait qu’il contacte Superman pour lui parler. Et c’est tout. » expliqua l’ancien éditeur en chef.
« Hum », grogna Henderson, les sourcils froncés, perdu dans ses réflexions. « Donc, Luthor a utilisé Clark pour attirer Superman dans son piège, et ensuite, Clark a disparu », récapitula le policier après quelques instants de silence.
« Quel piège, Henderson ? Qu’est-ce que Lex a fait à Superman ? » demanda Lois. Dans le tumulte de toutes ses émotions, elle avait un peu oublié qu’elle avait vu une ambulance emmener un Superman inconscient. Elle était terriblement inquiète. Qu’est-ce que Lex avait bien pu lui faire ?
« Nous ne savons pas exactement. Quand Luthor tentait de s’enfuir, on s’est séparé en plusieurs groupes pour occuper tout le bâtiment et lui couper toute retraite possible. Il est descendu directement à la cave, et le groupe de policiers qui le suivait y ont trouvé Superman, inconscient, prisonnier dans une cage. Apparemment, Luthor était descendu là pour l’achever à coup de hache, mais on pense qu’il n’en a pas eu le temps du fait qu’on le poursuivait. On ne sait pas du tout ce qu’il a bien pu lui faire avant ça, pour qu’il soit inconscient » expliqua Henderson.
« Wow ! » s’exclama Jimmy. « Moi, je croyais qu’il était invulnérable. Comment Luthor a fait pour découvrir comment l’avoir ? »
« Il y a des rumeurs dans la rue », ajouta Jack. « J’en ai entendues pas mal, avant. On raconte qu’il y a un caillou qui peut tuer Superman. Une allergie, ou quelque chose comme ça. Un caillou de sa planète. Peut-être que c’est pas que des rumeurs. »
« J’ai déjà entendu ça. Il y a quelques mois, un ancien militaire persuadé que Superman était une menace, clamait partout qu’il pouvait le tuer avec un bout de météorite. Clark a appelé ça la kryptonite. Mais le gars était complètement fou, et on a jamais trouve la moindre preuve que ça existait autre part que dans son imagination » ajouta Lois.
« Vous ne l’avez jamais vue ? »
« Non. Apparemment, un morceau aurait été envoyé dans un laboratoire pour analyse, mais le morceau aurait disparu. Le type du labo nous jurait qu’il l’avait vu, une roche verte fluo, mais il n’a pas pu nous le prouver », répondit Lois.
« On a retrouve Superman dans une cage verte fluo », annonça Henderson.
Ils se regardèrent tous en silence, comprenant ce que cela signifiait. L’homme le plus puissant du monde pouvait réellement être tué par une simple roche.
« Bon, maintenant au moins, on sait ce que Luthor a fait à Superman. Mais ça ne nous aide pas à retrouver Clark », déclara le détective avant de se tourner vers Lois pour lui demander : « Comment Clark fait pour contacter Superman d’habitude ? Comment ça se passe ? »
« Je n’en ai pas la moindre idée. Clark et Superman sont encore plus prudents que Lex pour garder leurs secrets. Ils n’ont jamais rien dit. En fait, je n’ai même jamais été sûre que Clark avait un moyen de le contacter. C’était juste une impression que j’avais, parfois, comme s’ils discutaient beaucoup ensemble, et étaient beaucoup plus proches que n’importe qui l’imaginait. C’était juste un petit peu trop facile pour Clark d’obtenir que Superman nous donne des exclusivités, vous savez. Et des fois, quand je parlais avec Superman, il avait l’air de savoir des trucs dont j’avais parlé avec Clark. Alors, je me suis demandé, mais j’étais pas sûre. Il y a quelques semaines, en fin d’après-midi, j’ai demandé à Clark de dire à Superman que je voudrais lui parler si jamais il le voyait, et Superman est venu chez moi dans la soirée », se remémora Lois avec une certaine honte. Comment avait-elle pu faire une chose pareille à Clark ? Le rejeter, puis lui demander de contacter un autre homme pour qu’elle lui fasse sa déclaration d’amour ? Elle l’avait vraiment traité de façon lamentable, mais ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur le passé. « Après ça, j’étais sûre que Clark avait vraiment un moyen de le contacter, mais je ne sais pas comment », conclua-t-elle.
« Oui, Clark sait comment garder ses secrets, c’est sûr », ajouta Jimmy. « Tous les jours, il disparaît de temps en temps, parfois quelques minutes, parfois quelques heures, et on ne sait jamais où il est. »
« Donc, Clark a l’habitude de disparaître sans laisser de traces ? » s’enquit Henderson.
« Oui, mais pas comme ça, inspecteur », éclaircit Jack. « D’habitude, il ne disparaît jamais pendant aussi longtemps. Et il serait pas parti comme ça juste après avoir réussi à trouver tout ce qu’il lui fallait pour coincer Luthor. Clark le détestait ! Il voulait le coincer depuis longtemps. C’est lui qui a lancé l’enquête. Il voulait absolument le voir en taule et empêcher le mariage ! Il ne se serait pas tiré sans explication maintenant ! Coincer Luthor avant le mariage, c’était tout ce qui comptait pour lui depuis des semaines ! »
Lois se sentit profondément touchée par le témoignage de Jack. Même pendant toutes les semaines où ils étaient en froid, Clark continuait de penser à elle. Tout ce qu’il avait fait pour arrêter Lex, il l’avait fait pour elle. Peut-être qu’elle n’avait pas saccagé définitivement toute chance d’être avec lui, si jamais ils le retrouvaient.
« Mon Dieu », pria-t-elle silencieusement, « faites qu’on le retrouve ! »
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Partie 2
Quand elle reprit conscience, elle était assise à l’arrière d’une voiture de police garée devant la LexTower. La portière à côté d’elle était ouverte. Et Perry, Jimmy et Jack se trouvaient toujours là, près d’elle. Henderson était avec eux. Elle pouvait voir que le corps de Lex avait été évacué, et une bonne partie de la foule s’était dispersée.
Henderson lui mit un gobelet avec de l’eau dans la main et elle but. Ses idées s’éclaircirent et elle se sentit désespérément lasse. Clark avait disparu alors qu’elle venait de s’apercevoir qu’elle l’aimait. Elle perdait toujours tous ceux qu’elle aimait. Pourquoi avait-elle pensé que ce serait différent cette fois-ci ?
« Vous allez mieux, Lane ? » demanda l’inspecteur Henderson avec sollicitude.
« Oui, merci. »
« Bien. Vous permettez que je vous pose quelques questions ? » reprit-il sur un ton plus professionnel.
Elle aurait aimé dire non. Elle ne se sentait pas suffisamment bien pour répondre à un interrogatoire tout de suite, mais elle savait aussi qu’elle devait le faire. Perdre du temps ne ferait qu’aggraver la situation. Ils ne devaient pas laisser les pistes se refroidir s’ils voulaient avoir une chance de retrouver Clark, alors elle acquiesça d’un signe de tête.
« Alors dites-moi, qu’est-ce que vous savez sur les activités illégales de votre fiancé? »
Lois le fusilla du regard. Etait-il en train de l’accuser d’être la complice de Lex ?
« Rien du tout, Inspecteur », répliqua-t-elle avec aigreur. Elle avait du mal à dissimuler sa colère à cette question très insultante.
« Vous fâchez pas, Lane. Je ne vous accuse de rien. Je sais que si vous aviez soupçonné quoi que ce soit, vous auriez tenté de l’exposé dans un article, et ensuite vous seriez venue m’en parler. Mais je suis obligé de demander, c’est le boulot », tenta de la calmer le policier. « Mais je crois qu’il est quand même possible que vous ayez vu ou entendu des choses sans savoir de quoi il retournait, et que ça pourrait nous aider… »
Lois accepta ses excuses d’un simple signe de tête et fouilla dans sa mémoire pour essayer de se souvenir de quoi que ce soit qui aurait pu être suspect, mais auquel elle n’avait prêté aucune attention sur le moment.
« Euh… Non, je n’ai jamais rien vu ou entendu de bizarre. Il ne discutait jamais travail avec moi ou devant moi. C’était rare, en tout cas, et rien de suspect, ça c’est sûr. Oh… si. Il y a peut-être bien eu quelque chose… » ajouta-t-elle pensivement après qu’un souvenir lui soit revenu. « La semaine dernière, pendant qu’on préparait les plans de notre future appartement, son assistante est venue nous interrompre pour passer son emploi du temps en revue avec lui. Elle a parlé de tests pour… euh… la série K, je crois. Ou quelque chose comme ça. Ensuite, Lex s’est absenté pour prendre un coup de téléphone et quand j’ai demandé à cette femme ce qu’était la série K, elle m’a dit que c’était confidentiel, et que Lex ne me disait pas tout. Je ne sais pas du tout ce qu’est cette série K. Ça fait peut-être partie de ses affaires légales. Ou peut-être pas. Je ne sais pas. »
« D’accord. Rien d’autre qu’il aurait laissé échappé devant vous ? »
« Non, je vous le dis. Il ne discutait jamais de ses affaires devant moi. Et quand j’essayais de l’interroger, il me répondait toujours qu’il ne voulait pas m’ennuyer avec ce genre de détails, et il changeait de sujets. Bon Dieu ! J’arrive pas à croire que j’ai été aussi stupide ! »
« Il a berné beaucoup de monde. Vous ne devriez pas vous sentir coupable. Mais cherchez bien dans votre mémoire. Rien d’autre ? Vous êtes sûre ? » insista Henderson.
« Il a un bunker sous Metropolis. Il me l’a montré lorsque le météore menaçait de percuter la Terre. C’était très sécurisé, et assez bien entretenu. Peut-être qu’il se montrait juste prudent pour le cas où il en aurait besoin, où peut-être qu’il l’utilisait régulièrement. Je ne sais pas, pour cacher des documents ou certaines affaires qu’il ne tenait pas à voir divulguées au grand jour. » ajouta Lois. Mais quand l’inspecteur de police rouvrit la bouche pour poser une autre question, Lois l’interrompit. « Mais Lex est mort, l’enquête sur lui peut attendre ! Clark a disparu. Vous devez le retrouver, c’est plus urgent ! »
« Clark ? » demanda Henderson, surpris.
« Oui, Inspecteur Henderson », interrompit Perry. « Il n’est pas rentré chez lui, hier soir. Il… euh… Il nous héberge, tous les trois. On l’a attendu toute la nuit, mais il n’est jamais revenu. »
« Je croyais que c’était Kent qui avait trouvé les preuves que vous m’avez apporté ce matin, comme quoi Luthor était le Patron ? » demanda Henderson.
« Oui, c’est exact. C’est lui qui est à l’origine de l’enquête qu’on a mené, et c’est lui qui a trouvé les preuves qu’on vous a apporté ce matin. Il a, apparemment, découvert tout ça hier. On l’attendait, mais quand il n’est pas revenu, on a essayé de trouver où il pouvait bien être, et en regardant dans son bureau, on a vu toutes ses notes, qu’on vous a remises. Donc, il était revenu et reparti. Alors on a écouté le répondeur. Il avait un message de Luthor qui voulait qu’il contacte Superman pour lui parler. Et c’est tout. » expliqua l’ancien éditeur en chef.
« Hum », grogna Henderson, les sourcils froncés, perdu dans ses réflexions. « Donc, Luthor a utilisé Clark pour attirer Superman dans son piège, et ensuite, Clark a disparu », récapitula le policier après quelques instants de silence.
« Quel piège, Henderson ? Qu’est-ce que Lex a fait à Superman ? » demanda Lois. Dans le tumulte de toutes ses émotions, elle avait un peu oublié qu’elle avait vu une ambulance emmener un Superman inconscient. Elle était terriblement inquiète. Qu’est-ce que Lex avait bien pu lui faire ?
« Nous ne savons pas exactement. Quand Luthor tentait de s’enfuir, on s’est séparé en plusieurs groupes pour occuper tout le bâtiment et lui couper toute retraite possible. Il est descendu directement à la cave, et le groupe de policiers qui le suivait y ont trouvé Superman, inconscient, prisonnier dans une cage. Apparemment, Luthor était descendu là pour l’achever à coup de hache, mais on pense qu’il n’en a pas eu le temps du fait qu’on le poursuivait. On ne sait pas du tout ce qu’il a bien pu lui faire avant ça, pour qu’il soit inconscient » expliqua Henderson.
« Wow ! » s’exclama Jimmy. « Moi, je croyais qu’il était invulnérable. Comment Luthor a fait pour découvrir comment l’avoir ? »
« Il y a des rumeurs dans la rue », ajouta Jack. « J’en ai entendues pas mal, avant. On raconte qu’il y a un caillou qui peut tuer Superman. Une allergie, ou quelque chose comme ça. Un caillou de sa planète. Peut-être que c’est pas que des rumeurs. »
« J’ai déjà entendu ça. Il y a quelques mois, un ancien militaire persuadé que Superman était une menace, clamait partout qu’il pouvait le tuer avec un bout de météorite. Clark a appelé ça la kryptonite. Mais le gars était complètement fou, et on a jamais trouve la moindre preuve que ça existait autre part que dans son imagination » ajouta Lois.
« Vous ne l’avez jamais vue ? »
« Non. Apparemment, un morceau aurait été envoyé dans un laboratoire pour analyse, mais le morceau aurait disparu. Le type du labo nous jurait qu’il l’avait vu, une roche verte fluo, mais il n’a pas pu nous le prouver », répondit Lois.
« On a retrouve Superman dans une cage verte fluo », annonça Henderson.
Ils se regardèrent tous en silence, comprenant ce que cela signifiait. L’homme le plus puissant du monde pouvait réellement être tué par une simple roche.
« Bon, maintenant au moins, on sait ce que Luthor a fait à Superman. Mais ça ne nous aide pas à retrouver Clark », déclara le détective avant de se tourner vers Lois pour lui demander : « Comment Clark fait pour contacter Superman d’habitude ? Comment ça se passe ? »
« Je n’en ai pas la moindre idée. Clark et Superman sont encore plus prudents que Lex pour garder leurs secrets. Ils n’ont jamais rien dit. En fait, je n’ai même jamais été sûre que Clark avait un moyen de le contacter. C’était juste une impression que j’avais, parfois, comme s’ils discutaient beaucoup ensemble, et étaient beaucoup plus proches que n’importe qui l’imaginait. C’était juste un petit peu trop facile pour Clark d’obtenir que Superman nous donne des exclusivités, vous savez. Et des fois, quand je parlais avec Superman, il avait l’air de savoir des trucs dont j’avais parlé avec Clark. Alors, je me suis demandé, mais j’étais pas sûre. Il y a quelques semaines, en fin d’après-midi, j’ai demandé à Clark de dire à Superman que je voudrais lui parler si jamais il le voyait, et Superman est venu chez moi dans la soirée », se remémora Lois avec une certaine honte. Comment avait-elle pu faire une chose pareille à Clark ? Le rejeter, puis lui demander de contacter un autre homme pour qu’elle lui fasse sa déclaration d’amour ? Elle l’avait vraiment traité de façon lamentable, mais ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur le passé. « Après ça, j’étais sûre que Clark avait vraiment un moyen de le contacter, mais je ne sais pas comment », conclua-t-elle.
« Oui, Clark sait comment garder ses secrets, c’est sûr », ajouta Jimmy. « Tous les jours, il disparaît de temps en temps, parfois quelques minutes, parfois quelques heures, et on ne sait jamais où il est. »
« Donc, Clark a l’habitude de disparaître sans laisser de traces ? » s’enquit Henderson.
« Oui, mais pas comme ça, inspecteur », éclaircit Jack. « D’habitude, il ne disparaît jamais pendant aussi longtemps. Et il serait pas parti comme ça juste après avoir réussi à trouver tout ce qu’il lui fallait pour coincer Luthor. Clark le détestait ! Il voulait le coincer depuis longtemps. C’est lui qui a lancé l’enquête. Il voulait absolument le voir en taule et empêcher le mariage ! Il ne se serait pas tiré sans explication maintenant ! Coincer Luthor avant le mariage, c’était tout ce qui comptait pour lui depuis des semaines ! »
Lois se sentit profondément touchée par le témoignage de Jack. Même pendant toutes les semaines où ils étaient en froid, Clark continuait de penser à elle. Tout ce qu’il avait fait pour arrêter Lex, il l’avait fait pour elle. Peut-être qu’elle n’avait pas saccagé définitivement toute chance d’être avec lui, si jamais ils le retrouvaient.
« Mon Dieu », pria-t-elle silencieusement, « faites qu’on le retrouve ! »
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Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Partie 3
Lois était allongée sur son lit, en peignoir, quelques heures plus tard. Après avoir répondu aux questions d’Henderson concernant tout ce qu’elle savait de Lex Luthor, de Superman et de Clark Kent, Perry l’avait reconduite chez elle. Heureusement qu’elle n’avait pas encore rendu les clés de son appartement, comme Lex le voulait à l’approche de leur mariage, où elle n’aurait plus nulle part où aller.
Depuis que Perry avait pris sa retraite, il avait emménagé en Floride et ne possédait plus de maisons à Metropolis. Il logeait donc chez Clark pour le moment. Elle n’aurait pas pu non plus demander à Jimmy, qui avait perdu son appartement lorsque le Daily Planet avait explosé, le laissant sans un salaire suffisant pour payer son loyer. Lui aussi avait trouvé refuge chez Clark. Et Jack était hébergé par un foyer pour aider les jeunes à s’en sortir, enfin jusqu’à ce qu’il ait été accusé d’avoir fait explosé le journal. Là, il avait été envoyé dans un centre de redressement en attendant son procès, et lorsqu’il s’en était évadé, Clark l’avait recueilli.
Quant à Clark… Il avait disparu. Comment aurait-elle pu lui demander de l’héberger ? Et elle ne savait même pas si elle aurait été la bienvenue, de toute façon, après toutes ces semaines durant lesquelles ils ne s’étaient pratiquement pas accordé la parole, sauf pour se disputer.
Bien sûr, au fond d’elle, elle savait qu’il ne lui aurait pas tourné le dos, mais son côté pessimiste la faisait douter. Dans leur équipe, c’était Clark l’optimiste des deux, c’était lui qui voyait toujours le bien chez tout le monde. Ça aurait dû lui mettre la puce à l’oreille qu’il ne puisse pas voir le bien chez Lex.
Non, tout compte fait, elle avait eu de la chance d’avoir au moins conserver son appartement. La situation aurait été encore bien plus compliquée autrement.
Lorsque Perry, Jimmy et Jack l’avaient raccompagné chez elle, elle avait insisté pour rester seule. Ils voulaient rester avec elle. Ils pensaient qu’elle ne devrait pas rester seule après tous les chocs qu’elle avait subi durant la matinée, mais elle n’aurait pas pu le supporter. Elle avait besoin d’être seule le temps de digérer tout ce qui s’était passé.
En moins de vingt-quatre heures, elle avait revu Clark et s’était disputé avec lui, suite à quoi elle s’était rendu compte qu’elle l’aimait, mais elle avait persisté à épouser Lex, qu’elle croyait être un ami et un homme bien. Elle avait finalement dit non à l’autel, pour apprendre presque immédiatement après que son fiancé était l’un des pires criminels de la planète, et elle l’avait vu se suicider. Il avait heurté le sol à peine à quelques mètres d’elle en se jetant du haut de la plus grande tour de Metropolis, moins d’une minute après avoir appris que l’homme qu’elle aimait vraiment, Clark, avait disparu. Et avant d’avoir le temps de comprendre ce qui se passait, Superman était emmené en ambulance. Il était dans le coma…
Elle avait besoin d’être seule pour se remettre. Elle n’y arriverait pas avec ses amis qui la regardaient d’un air inquiet. C’aurait été encore plus stressant. Ils avaient fini par accepter de s’en aller, et elle s’était immédiatement débarrassée de sa robe de mariée, qu’elle portait toujours, et avait pris une très longue douche bien chaude pour se détendre. Ça n’avait pas marché. Et depuis, elle était allongée sur son lit, en peignoir, immobile, à ressasser les évènements de la journée.
L’interrogatoire d’Henderson avait été très troublant également. Il lui avait demandé de raconter avec tous les détails dont elle pouvait se souvenir toutes les soirées qu’elle avait passé avec Lex durant la période où ils sortaient ensemble, à la recherche d’indices qui pourraient leur en apprendre encore plus sur ce qu’il faisait réellement.
Puis, il l’avait questionné sur Superman. Tout ce qu’elle savait de lui. Tout ce qu’il lui avait jamais dit, en interview ou en privé. Tout ce qu’elle l’avait jamais vu faire… Elle et Clark étaient les deux personnes au monde qui connaissait le mieux le super héro, alors à défaut, et puisque Clark avait disparu, la police la considérait comme la personne la plus proche de lui, et comptait sur elle pour les renseigner.
Malheureusement, plus Henderson la questionnait sur Superman, et plus elle s’apercevait qu’elle ne connaissait pratiquement rien de lui. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait bien faire de son temps libre lorsqu’il n’était pas en train de sauver quelqu’un, ni de l’endroit où il allait,… Rien. Elle ne savait rien sur Superman qui puisse avoir la moindre utilité. La seule chose personnelle qu’elle savait sur le super héro était qu’il possédait un globe, lequel pouvait produire l’hologramme d’un vieil homme habillé de blanc, avec le fameux S sur la poitrine.
Ce globe avait été en possession de Clark jusqu’à ce que Jack cambriole son appartement, puis il avait été revendu au marché noir. Superman l’avait retrouvé quelques jours plus tard, et avait catégoriquement refusé de faire le moindre commentaire à son propos. Il s’était contenté de dire qu’il s’agissait d’un objet personnel qui lui avait été dérobé, et qu’il était ravi de l’avoir récupéré.
Henderson avait trouvé l’information très intéressante. S’ils pouvaient retrouver la trace de ce globe, ils pourraient probablement en apprendre bien plus sur Superman. Peut-être trouver quelqu’un qui sache comment fonctionnait la biologie kryptonienne, les effets de la kryptonite sur Superman et le moyen de le soigner. Cet homme en blanc pourrait peut-être savoir tout ça. Et ils avaient désespérément besoin de ses informations. Superman était dans le coma, et les médecins n’avaient pas la moindre idée de comment le traiter.
A la plupart des questions qu’Henderson lui avait posée sur Superman, Lois avait répondu qu’elle ne savait pas. Et tous ses instincts lui criaient que si la question avait été posée à Clark, il aurait su quoi répondre. Elle soupçonnait depuis longtemps que Clark en savait plus sur le super héro qu’elle même, mais avant cet interrogatoire, elle ne s’était jamais vraiment rendue compte de l’étendue de ce qu’elle ignorait sur lui, et que Clark connaissait probablement. Parce qu’elle sentait, au fond d’elle même, qu’il connaissait les réponses.
Henderson l’avait ensuite questionné sur Clark. Tout ce qu’elle connaissait de sa vie, de façon générale, et sur tout ce qu’il avait fait ces dernières semaines, depuis l’explosion du Daily Planet. Malheureusement, elle n’avait pas pu dire grand chose. Perry, Jimmy et Jack avaient rempli les blancs sur la façon dont ils avaient enquêté ensemble, avec Clark, sur Lex.
Ce qui troublait le plus Lois, c’était toutes les questions sur la vie de Clark, de façon générale, auxquelles elle avait été incapable de répondre. On lui aurait demandé avant ça si elle connaissait bien son ancien partenaire, elle aurait répondu oui, sans hésiter. Elle n’aurait même pas réfléchi. Elle le connaissait très bien.
Mais après avoir subi un interrogatoire poussée sur lui, elle savait que c’était faux. Elle le connaissait très peu. Il y avait de nombreux mystères dans sa vie, qu’elle n’avait même jamais soupçonné. Il gardait beaucoup trop de secrets, et il les gardait bien. Elle ne les avait même pas soupçonnés. Alors qu’en fait, il y avait tout un pan de sa vie qui lui était totalement inconnu.
Jimmy et Jack avaient soulevé un point. Clark disparaissait tout le temps, aux moments les moins propices, pour des durées très variables, et n’avait jamais d’excuses réellement satisfaisantes. Elle ignorait qui il fréquentait en dehors des gens du Planet, s’il avait des activités extra-professionnelles. Que faisait-il quand il n’était pas avec elle, à travailler ou parfois à regarder des videos ? Elle n’en avait pas la moindre idée.
Il avait beaucoup voyagé, et pourtant elle ignorait presque tout des endroits où il avait vécu, et des gens qu’il y avait rencontrés. Etait-il resté en contact avec eux ? Combien de langues parlait-il ? Plusieurs, elle savait, mais combien et lesquelles… ça, elle l’ignorait.
Souvent, dans leurs enquêtes, il s’était révélé qu’il savait des choses pour lesquelles elle n’avait aucun indice, mais qui s’avéraient vraies à la fin. Parfois, il disait que c’était l’instinct ou la chance, d’autres fois qu’il avait un indic qui lui avait dit ci ou ça, mais ça arrivait très souvent, et elle ignorait tout de ces indics, ou de la façon dont il se procurait vraiment certaines informations.
C’était ce qui s’était passé avec Lex. Il avait passé des mois à lui dire d’être prudente avec lui, qu’il n’était pas ce qu’il semblait être, et pourtant, il avait toujours refusé d’être plus précis. Et pourtant, il savait des choses, ça ne faisait plus le moindre doute.
Et à chaque fois qu’il avait une « intuition » qui les ont mené dans la bonne voie pour trouver des preuves et arrêter les criminels sur qui ils enquêtaient, elle avait accepté sans broncher chacune de ses explications : intuition, chance, un indic inconnu… Il lui avait caché beaucoup de choses, et elle ne s’en était pas aperçue.
Tout comme Lex. Il avait passé des mois à lui mentir, et elle avait tout gobé. Elle croyait être une journaliste d’investigation très difficile à embobiner, et elle venait d’apprendre qu’elle n’était qu’une petite fille totalement crédule. C’était dur !
Mais elle savait qu’elle ne devrait pas comparé Clark à Lex. Lex mentait parce qu’il était un criminel. Et elle savait que, quoi que ce soit que Clark cachait, il devait avoir une bonne raison pour le faire. La différence entre lui et Lex, c’était que Lex mentait aussi sur sa véritable personnalité, et elle refusait de croire ça de Clark. Il était vraiment un homme bien, elle le sentait.
********************
Le bruit de quelqu’un qui frappait à sa porte la réveilla. Elle s’était endormie en peignoir sur son lit la veille. Elle n’avait même rien mangé. Son estomac ne le lui avait pas permis. Mais dès qu’elle ouvrit les yeux, elle s’aperçut qu’elle était affamée.
Lentement, elle se leva et alla à la porte. Elle regarda par le judas, puis ouvrit la porte. C’était Henderson.
« Vous avez d’autres questions à me poser, Inspecteur ? »
« Bonjour à vous aussi, Lane. Bien dormi ? »
« Non. »
Elle s’écarta de la porte pour le laisser entrer. Il prit place sur le canapé, Lois en face de lui.
« Je suis venu, parce que je me suis dit que vous aimeriez savoir où en était l’enquête » commença Henderson. Lois le regarda immédiatement avec grand intérêt, son impatience à peine déguisée. Avaient-ils retrouvé Clark ? Il allait bien ?
« J’ai passé toute l’après-midi d’hier à interroger l’assistante personnelle de Luthor, Cox. Elle a balancé un max d’infos sur ses activités criminelles, et croyez-moi, vous ne voulez pas connaître les détails. Ses activités débordaient largement de Metropolis. Il a commis des crimes dans à peu près tous les peys du Monde, et la gamme de ses crimes est beaucoup plus étendue que ce que l’on croyait. C’était un véritable touche-à-tout. »
« Merveilleux, Henderson », le coupa Lois avec impatience, « mais que dit-elle sur Clark ? Qu’est-ce que Luthor lui a fait ? Où l’a-t-il fait disparaître ? »
« Je suis désolé. Elle n’en a pas la moindre idée », répondit le policier. « Luthor lui a dit avant-hier soir qu’il avait l’intention de le faire éliminer, mais il a dit qu’il règlerait les détails après la cérémonie du mariage, qu’il voulait d’abord voir Superman mourir avant de régler son compte à Kent. Elle ignorait qu’il avait pris d’autres mesures d’un autre côté. D’après ce qu’elle a dit, ce serait plutôt inhabituel. Il confie ses missions à elle, Nigel St-John ou Asabi, ou parfois mais rarement à d’autres employés, mais visiblement, lorsqu’il a confié une affaire à l’un d’eux, il n’implique pas les autres. Pour les empêcher, chacun, d’en savoir trop sur l’étendue de ses manigances, et avoir toujours un plan de secours quand quelque chose échouait. Alors elle était très surprise qu’il ait fait disparaître Kent d’un autre côté après lui en avoir parlé, à elle. »
« Oui, mais il l’a fait ! » rétorqua Lois. « Alors, vous avez interrogé St-John et Asabi ? Qu’est-ce qu’ils ont dit ? »
« Malheureusement, Lois, aucun des deux n’a été arrêté. Ils sont parvenus à ne pas se faire prendre dans la confusion. On les recherche, mais pour l’instant, on n’a aucune piste. Je suis désolé. »
Lois vivait un vrai cauchemar. Clark avait disparu avant qu’elle puisse lui dire qu’elle l’aimait, avant qu’elle puisse lui demander pardon pour tout ce qu’elle avait fait et dit qui l’avaient blessé. Elle avait été tellement stupide. Quand est-ce que sa vie était devenue aussi lamentable ?
« Donc, ce que vous me dites, Henderson, c’est que les seules personnes à savoir où se trouve Clark, ce qui lui est arrivé, c’est Lex, qui est mort, St-John ou Asabi, qui sont tous les deux introuvables, et peut-être avec de la chance, Superman, qui est dans le coma ? » récapitula-t-elle.
« J’en ai bien peur. »
Lois sentait que ses nerfs étaient sur le point de lâcher. Elle n’en pouvait plus du tout. Au moins, elle n’avait plus faim. Ce n’était pas non plus ce matin qu’elle pourrait avaler quoi que ce soit.
A l’expression d’Henderson, elle pouvait voir qu’il croyait de moins en moins à la possibilité de découvrir un jour ce qui lui était arrivé, à moins que la chance ne se mette à tourner. C’était mal parti.
La vie pouvait être ironique parfois. Toutes les personnes qu’elle avait aimé l’avaient quittée. Son père comme ses ex petits-amis. Et là, quand elle découvrait qu’elle aimait un homme dont elle savait sans aucun doute qu’il était prêt à ne jamais l’abandonner –et ce que Jack avait dit comme quoi la motivation principale de Clark pour faire chuter Luthor était d’empêcher le mariage était une preuve si besoin était que même lorsqu’elle leur relation était au plus mal, il était incapable de lui tourner le dos – le destin le faisait disparaître sans laisser de traces.
Devant l’ironie de la situation, Lois éclata de rire. Le rire nerveux et sans joie de quelqu’un qui était sur le point de perdre complètement la tête, et Henderson ne sut vraiment pas quoi dire pour l’aider à surmonter les chocs qui s’étaient abattus sur elle durant les dernières vingt-quatre heures.
********************
Partie 3
Lois était allongée sur son lit, en peignoir, quelques heures plus tard. Après avoir répondu aux questions d’Henderson concernant tout ce qu’elle savait de Lex Luthor, de Superman et de Clark Kent, Perry l’avait reconduite chez elle. Heureusement qu’elle n’avait pas encore rendu les clés de son appartement, comme Lex le voulait à l’approche de leur mariage, où elle n’aurait plus nulle part où aller.
Depuis que Perry avait pris sa retraite, il avait emménagé en Floride et ne possédait plus de maisons à Metropolis. Il logeait donc chez Clark pour le moment. Elle n’aurait pas pu non plus demander à Jimmy, qui avait perdu son appartement lorsque le Daily Planet avait explosé, le laissant sans un salaire suffisant pour payer son loyer. Lui aussi avait trouvé refuge chez Clark. Et Jack était hébergé par un foyer pour aider les jeunes à s’en sortir, enfin jusqu’à ce qu’il ait été accusé d’avoir fait explosé le journal. Là, il avait été envoyé dans un centre de redressement en attendant son procès, et lorsqu’il s’en était évadé, Clark l’avait recueilli.
Quant à Clark… Il avait disparu. Comment aurait-elle pu lui demander de l’héberger ? Et elle ne savait même pas si elle aurait été la bienvenue, de toute façon, après toutes ces semaines durant lesquelles ils ne s’étaient pratiquement pas accordé la parole, sauf pour se disputer.
Bien sûr, au fond d’elle, elle savait qu’il ne lui aurait pas tourné le dos, mais son côté pessimiste la faisait douter. Dans leur équipe, c’était Clark l’optimiste des deux, c’était lui qui voyait toujours le bien chez tout le monde. Ça aurait dû lui mettre la puce à l’oreille qu’il ne puisse pas voir le bien chez Lex.
Non, tout compte fait, elle avait eu de la chance d’avoir au moins conserver son appartement. La situation aurait été encore bien plus compliquée autrement.
Lorsque Perry, Jimmy et Jack l’avaient raccompagné chez elle, elle avait insisté pour rester seule. Ils voulaient rester avec elle. Ils pensaient qu’elle ne devrait pas rester seule après tous les chocs qu’elle avait subi durant la matinée, mais elle n’aurait pas pu le supporter. Elle avait besoin d’être seule le temps de digérer tout ce qui s’était passé.
En moins de vingt-quatre heures, elle avait revu Clark et s’était disputé avec lui, suite à quoi elle s’était rendu compte qu’elle l’aimait, mais elle avait persisté à épouser Lex, qu’elle croyait être un ami et un homme bien. Elle avait finalement dit non à l’autel, pour apprendre presque immédiatement après que son fiancé était l’un des pires criminels de la planète, et elle l’avait vu se suicider. Il avait heurté le sol à peine à quelques mètres d’elle en se jetant du haut de la plus grande tour de Metropolis, moins d’une minute après avoir appris que l’homme qu’elle aimait vraiment, Clark, avait disparu. Et avant d’avoir le temps de comprendre ce qui se passait, Superman était emmené en ambulance. Il était dans le coma…
Elle avait besoin d’être seule pour se remettre. Elle n’y arriverait pas avec ses amis qui la regardaient d’un air inquiet. C’aurait été encore plus stressant. Ils avaient fini par accepter de s’en aller, et elle s’était immédiatement débarrassée de sa robe de mariée, qu’elle portait toujours, et avait pris une très longue douche bien chaude pour se détendre. Ça n’avait pas marché. Et depuis, elle était allongée sur son lit, en peignoir, immobile, à ressasser les évènements de la journée.
L’interrogatoire d’Henderson avait été très troublant également. Il lui avait demandé de raconter avec tous les détails dont elle pouvait se souvenir toutes les soirées qu’elle avait passé avec Lex durant la période où ils sortaient ensemble, à la recherche d’indices qui pourraient leur en apprendre encore plus sur ce qu’il faisait réellement.
Puis, il l’avait questionné sur Superman. Tout ce qu’elle savait de lui. Tout ce qu’il lui avait jamais dit, en interview ou en privé. Tout ce qu’elle l’avait jamais vu faire… Elle et Clark étaient les deux personnes au monde qui connaissait le mieux le super héro, alors à défaut, et puisque Clark avait disparu, la police la considérait comme la personne la plus proche de lui, et comptait sur elle pour les renseigner.
Malheureusement, plus Henderson la questionnait sur Superman, et plus elle s’apercevait qu’elle ne connaissait pratiquement rien de lui. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait bien faire de son temps libre lorsqu’il n’était pas en train de sauver quelqu’un, ni de l’endroit où il allait,… Rien. Elle ne savait rien sur Superman qui puisse avoir la moindre utilité. La seule chose personnelle qu’elle savait sur le super héro était qu’il possédait un globe, lequel pouvait produire l’hologramme d’un vieil homme habillé de blanc, avec le fameux S sur la poitrine.
Ce globe avait été en possession de Clark jusqu’à ce que Jack cambriole son appartement, puis il avait été revendu au marché noir. Superman l’avait retrouvé quelques jours plus tard, et avait catégoriquement refusé de faire le moindre commentaire à son propos. Il s’était contenté de dire qu’il s’agissait d’un objet personnel qui lui avait été dérobé, et qu’il était ravi de l’avoir récupéré.
Henderson avait trouvé l’information très intéressante. S’ils pouvaient retrouver la trace de ce globe, ils pourraient probablement en apprendre bien plus sur Superman. Peut-être trouver quelqu’un qui sache comment fonctionnait la biologie kryptonienne, les effets de la kryptonite sur Superman et le moyen de le soigner. Cet homme en blanc pourrait peut-être savoir tout ça. Et ils avaient désespérément besoin de ses informations. Superman était dans le coma, et les médecins n’avaient pas la moindre idée de comment le traiter.
A la plupart des questions qu’Henderson lui avait posée sur Superman, Lois avait répondu qu’elle ne savait pas. Et tous ses instincts lui criaient que si la question avait été posée à Clark, il aurait su quoi répondre. Elle soupçonnait depuis longtemps que Clark en savait plus sur le super héro qu’elle même, mais avant cet interrogatoire, elle ne s’était jamais vraiment rendue compte de l’étendue de ce qu’elle ignorait sur lui, et que Clark connaissait probablement. Parce qu’elle sentait, au fond d’elle même, qu’il connaissait les réponses.
Henderson l’avait ensuite questionné sur Clark. Tout ce qu’elle connaissait de sa vie, de façon générale, et sur tout ce qu’il avait fait ces dernières semaines, depuis l’explosion du Daily Planet. Malheureusement, elle n’avait pas pu dire grand chose. Perry, Jimmy et Jack avaient rempli les blancs sur la façon dont ils avaient enquêté ensemble, avec Clark, sur Lex.
Ce qui troublait le plus Lois, c’était toutes les questions sur la vie de Clark, de façon générale, auxquelles elle avait été incapable de répondre. On lui aurait demandé avant ça si elle connaissait bien son ancien partenaire, elle aurait répondu oui, sans hésiter. Elle n’aurait même pas réfléchi. Elle le connaissait très bien.
Mais après avoir subi un interrogatoire poussée sur lui, elle savait que c’était faux. Elle le connaissait très peu. Il y avait de nombreux mystères dans sa vie, qu’elle n’avait même jamais soupçonné. Il gardait beaucoup trop de secrets, et il les gardait bien. Elle ne les avait même pas soupçonnés. Alors qu’en fait, il y avait tout un pan de sa vie qui lui était totalement inconnu.
Jimmy et Jack avaient soulevé un point. Clark disparaissait tout le temps, aux moments les moins propices, pour des durées très variables, et n’avait jamais d’excuses réellement satisfaisantes. Elle ignorait qui il fréquentait en dehors des gens du Planet, s’il avait des activités extra-professionnelles. Que faisait-il quand il n’était pas avec elle, à travailler ou parfois à regarder des videos ? Elle n’en avait pas la moindre idée.
Il avait beaucoup voyagé, et pourtant elle ignorait presque tout des endroits où il avait vécu, et des gens qu’il y avait rencontrés. Etait-il resté en contact avec eux ? Combien de langues parlait-il ? Plusieurs, elle savait, mais combien et lesquelles… ça, elle l’ignorait.
Souvent, dans leurs enquêtes, il s’était révélé qu’il savait des choses pour lesquelles elle n’avait aucun indice, mais qui s’avéraient vraies à la fin. Parfois, il disait que c’était l’instinct ou la chance, d’autres fois qu’il avait un indic qui lui avait dit ci ou ça, mais ça arrivait très souvent, et elle ignorait tout de ces indics, ou de la façon dont il se procurait vraiment certaines informations.
C’était ce qui s’était passé avec Lex. Il avait passé des mois à lui dire d’être prudente avec lui, qu’il n’était pas ce qu’il semblait être, et pourtant, il avait toujours refusé d’être plus précis. Et pourtant, il savait des choses, ça ne faisait plus le moindre doute.
Et à chaque fois qu’il avait une « intuition » qui les ont mené dans la bonne voie pour trouver des preuves et arrêter les criminels sur qui ils enquêtaient, elle avait accepté sans broncher chacune de ses explications : intuition, chance, un indic inconnu… Il lui avait caché beaucoup de choses, et elle ne s’en était pas aperçue.
Tout comme Lex. Il avait passé des mois à lui mentir, et elle avait tout gobé. Elle croyait être une journaliste d’investigation très difficile à embobiner, et elle venait d’apprendre qu’elle n’était qu’une petite fille totalement crédule. C’était dur !
Mais elle savait qu’elle ne devrait pas comparé Clark à Lex. Lex mentait parce qu’il était un criminel. Et elle savait que, quoi que ce soit que Clark cachait, il devait avoir une bonne raison pour le faire. La différence entre lui et Lex, c’était que Lex mentait aussi sur sa véritable personnalité, et elle refusait de croire ça de Clark. Il était vraiment un homme bien, elle le sentait.
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Le bruit de quelqu’un qui frappait à sa porte la réveilla. Elle s’était endormie en peignoir sur son lit la veille. Elle n’avait même rien mangé. Son estomac ne le lui avait pas permis. Mais dès qu’elle ouvrit les yeux, elle s’aperçut qu’elle était affamée.
Lentement, elle se leva et alla à la porte. Elle regarda par le judas, puis ouvrit la porte. C’était Henderson.
« Vous avez d’autres questions à me poser, Inspecteur ? »
« Bonjour à vous aussi, Lane. Bien dormi ? »
« Non. »
Elle s’écarta de la porte pour le laisser entrer. Il prit place sur le canapé, Lois en face de lui.
« Je suis venu, parce que je me suis dit que vous aimeriez savoir où en était l’enquête » commença Henderson. Lois le regarda immédiatement avec grand intérêt, son impatience à peine déguisée. Avaient-ils retrouvé Clark ? Il allait bien ?
« J’ai passé toute l’après-midi d’hier à interroger l’assistante personnelle de Luthor, Cox. Elle a balancé un max d’infos sur ses activités criminelles, et croyez-moi, vous ne voulez pas connaître les détails. Ses activités débordaient largement de Metropolis. Il a commis des crimes dans à peu près tous les peys du Monde, et la gamme de ses crimes est beaucoup plus étendue que ce que l’on croyait. C’était un véritable touche-à-tout. »
« Merveilleux, Henderson », le coupa Lois avec impatience, « mais que dit-elle sur Clark ? Qu’est-ce que Luthor lui a fait ? Où l’a-t-il fait disparaître ? »
« Je suis désolé. Elle n’en a pas la moindre idée », répondit le policier. « Luthor lui a dit avant-hier soir qu’il avait l’intention de le faire éliminer, mais il a dit qu’il règlerait les détails après la cérémonie du mariage, qu’il voulait d’abord voir Superman mourir avant de régler son compte à Kent. Elle ignorait qu’il avait pris d’autres mesures d’un autre côté. D’après ce qu’elle a dit, ce serait plutôt inhabituel. Il confie ses missions à elle, Nigel St-John ou Asabi, ou parfois mais rarement à d’autres employés, mais visiblement, lorsqu’il a confié une affaire à l’un d’eux, il n’implique pas les autres. Pour les empêcher, chacun, d’en savoir trop sur l’étendue de ses manigances, et avoir toujours un plan de secours quand quelque chose échouait. Alors elle était très surprise qu’il ait fait disparaître Kent d’un autre côté après lui en avoir parlé, à elle. »
« Oui, mais il l’a fait ! » rétorqua Lois. « Alors, vous avez interrogé St-John et Asabi ? Qu’est-ce qu’ils ont dit ? »
« Malheureusement, Lois, aucun des deux n’a été arrêté. Ils sont parvenus à ne pas se faire prendre dans la confusion. On les recherche, mais pour l’instant, on n’a aucune piste. Je suis désolé. »
Lois vivait un vrai cauchemar. Clark avait disparu avant qu’elle puisse lui dire qu’elle l’aimait, avant qu’elle puisse lui demander pardon pour tout ce qu’elle avait fait et dit qui l’avaient blessé. Elle avait été tellement stupide. Quand est-ce que sa vie était devenue aussi lamentable ?
« Donc, ce que vous me dites, Henderson, c’est que les seules personnes à savoir où se trouve Clark, ce qui lui est arrivé, c’est Lex, qui est mort, St-John ou Asabi, qui sont tous les deux introuvables, et peut-être avec de la chance, Superman, qui est dans le coma ? » récapitula-t-elle.
« J’en ai bien peur. »
Lois sentait que ses nerfs étaient sur le point de lâcher. Elle n’en pouvait plus du tout. Au moins, elle n’avait plus faim. Ce n’était pas non plus ce matin qu’elle pourrait avaler quoi que ce soit.
A l’expression d’Henderson, elle pouvait voir qu’il croyait de moins en moins à la possibilité de découvrir un jour ce qui lui était arrivé, à moins que la chance ne se mette à tourner. C’était mal parti.
La vie pouvait être ironique parfois. Toutes les personnes qu’elle avait aimé l’avaient quittée. Son père comme ses ex petits-amis. Et là, quand elle découvrait qu’elle aimait un homme dont elle savait sans aucun doute qu’il était prêt à ne jamais l’abandonner –et ce que Jack avait dit comme quoi la motivation principale de Clark pour faire chuter Luthor était d’empêcher le mariage était une preuve si besoin était que même lorsqu’elle leur relation était au plus mal, il était incapable de lui tourner le dos – le destin le faisait disparaître sans laisser de traces.
Devant l’ironie de la situation, Lois éclata de rire. Le rire nerveux et sans joie de quelqu’un qui était sur le point de perdre complètement la tête, et Henderson ne sut vraiment pas quoi dire pour l’aider à surmonter les chocs qui s’étaient abattus sur elle durant les dernières vingt-quatre heures.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Partie 4
Deux semaines s’étaient écoulées, et toujours aucune nouvelle de Clark. Lois n’avait pratiquement pas quitté son appartement pendant tout ce temps, excepté pour faire quelques courses quand cela s’avérait strictement nécessaire à sa survie. Mais ce n’était pas très souvent, elle ne mangeait presque plus. Elle pouvait parfois passer une journée complète sans rien avaler, et les repas qu’elle prenait, quand elle en prenait, était assez frugaux.
Elle avait passé la quasi-totalité de son temps, assise ou allongée, à repenser à l’année qui s’était écoulée pour essayer de se souvenir de quelque chose, n’importe quoi, qui pourrait leur donner un indice, une piste, pour retrouver Clark. Mais elle n’avait rien.
Tous les souvenirs qu’elle ressassait, loin de l’aider à le retrouver, ne faisait que lui rappeler encore et encore qu’elle avait passé une année entière à côté d’un homme merveilleux, sans le remarquer. Elle n’avait fait que l’ignorer, au profit de Superman ou au profit de Lex. Elle ne lui avait jamais prêté beaucoup d’attention, ce n’était pas à lui qu’elle pensait quand elle était seule chez elle.
Pourquoi avait-il fallu qu’elle le perde pour se rendre compte à quel point il comptait pour elle. Elle regrettait tellement de ne pas s’être rendu compte à quel point elle l’aimait lorsqu’il était encore là.
Au lieu de ça, elle avait trop attendu pour faire face à ses vrais sentiments, et maintenant, il était possible qu’elle ne puisse jamais lui dire. Clark avait disparu sans laisser de traces. Elle ignorait tout de ce qui avait bien pu lui arriver. Et elle se désespérait de plus en plus. Il lui manquait tellement. Elle avait besoin de lui, mais il n’était plus là, et c’était sa faute à elle. Si elle avait écouté ce qu’il avait à dire à propos de Lex, elle n’aurait jamais accepté de l’épouser, il n’aurait jamais dû prendre de risques pour essayer de prouver sa culpabilité avant la cérémonie, et Lex ne l’aurait jamais fait disparaître… C’était tout de sa faute à elle s’il avait disparu.
Et même si aucune preuve n’avait encore été trouvée permettant de lier Lex à la disparition de Clark, à part le message qu’il avait laissé sur le répondeur de son partenaire le soir de la disparition, Lois ne croyait pas aux coïncidences. Ça ne pouvait être que Lex. Elle savait maintenant que Clark avait un énorme secret dans sa vie, qu’il y avait toute une partie de lui qu’il cachait jalousement, et en théorie, il se pouvait que ce soit ce qu’il cachait qui lui ait attiré des ennuis. Il se pouvait qu’il ait disparu à cause de quelque chose lié à ce secret.
Mais Lois ne parvenait pas à y croire. Le moment était trop bien choisi. Lex avait laissé ce message sur le répondeur de Clark l’après-midi même où Clark avait finalement trouvé les preuves contre lui. Et Clark avait disparu quelques heures plus tard, avant de pouvoir avertir la police de ses découvertes. C’était juste par chance qu’il avait laissé ses notes sur tout ce qu’il savait chez lui, dans son bureau, avant de disparaître à jamais. Ça avait au moins permis à Perry, Jimmy et Jack de les trouver et de prévenir la police. Et Lex s’était suicidé.
Le jour qui avait suivi, Perry était venu la voir pour lui annoncer que Stern avait finalement racheté le Daily Planet et que les travaux de rénovation avaient déjà débuté. En attendant qu’ils soient terminé, Perry avait recontacté tous les anciens employés pour leur demander de revenir. Certains avaient accepté, d’autres non. Et une semaine plus tard, l’équipe réunie, avec quelques nouveaux employés, avaient sorti le numéro de retour du journal. Les travaux n’étant pas terminé, ils devaient travailler dans des locaux provisoires, et sous-traiter pour l’impression. Mais le Daily Planet était de retour en kiosque. Mais sans Clark Kent. Et sans Lois Lane.
Elle était encore trop choquée pour pouvoir reprendre déjà le travail. Elle avait besoin de plus de temps. Perry comprenait parfaitement. Tous les jours, il venait prendre de ses nouvelles. A chaque fois, elle espérait qu’il aurait appris quelque chose de plus sur la disparition de Clark, mais ce n’était jamais le cas. Il la tenait néanmoins au courant de l’enquête de police sur la disparition de Clark, et sur les affaires de Luthor.
Elle avait espéré pendant longtemps qu’à force d’éplucher les dossiers de Lex, la police finirait par trouver un document ou quelque chose expliquant ce qu’il avait fait à Clark, mais la police ne trouvait rien.
Durant sa carrière, Lois avait déjà vu des gens être heureux lorsque la police retrouvait le corps mort d’un être aimé, disparu depuis longtemps. Elle n’avait jamais compris cette réaction-là. Mais aujourd’hui, elle savait pourquoi ils réagissaient de cette façon. Ces gens pouvaient enfin commencer à faire leur deuil, ils savaient désormais ce qui était arrivé à la personne qu’ils aimaient. Lois ne serait jamais heureuse si un jour la police lui annonçait qu’elle avait retrouvé le corps de Clark. Mais elle comprenait maintenant ce besoin de savoir ce qui lui était arrivé, même si c’était le pire. S’il était mort, elle préfèrerait le savoir, que de continuer à espérer, à tout jamais, qu’il revienne. Elle avait besoin de savoir s’il allait bien ou si on lui faisait du mal…
Depuis que le Daily Planet avait repris sa parution une semaine plus tôt, chaque jour Perry mettait la photo de Clark en première page pour demander à tous ceux qui auraient des informations de contacter le journal. Et Lois s’était prise d’un nouvel espoir. Quelqu’un avait vu ce qui s’était passé et appellerait le journal, et Clark serait retrouvé. Elle le reverrait, lui dirait qu’elle l’aimait. Il lui pardonnerait et tout irait bien. Mais personne n’avait appelé, et Lois avait finalement sombré dans une profonde dépression.
Elle avait songé au suicide, mais elle avait rejeté l’idée très vite. Clark allait être retrouvé. En vie. Et lorsque ça arriverait, il voudrait la voir, et elle serait là. Il était hors de question que lorsqu’il serait de retour et demanderait à la voir, on l’emmène devant sa tombe. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle serait là pour lui, à l’attendre, lorsqu’il reviendrait.
La dernière fois qu’elle l’avait vu, ils s’étaient disputés et quittés fâchés. Elle ne pouvait pas laisser les choses dans cet état. Ce n’était pas possible. Elle devait absolument le revoir au moins une fois et arranger les choses. Ça ne pouvait pas se terminer comme ça entre eux, dans la colère…
A force de se répéter ça, Lois était parvenue à chasser de son esprit l’idée de se tuer pour échapper à la souffrance que lui causait le fait de ne pas savoir ce qui lui était arrivé. Mais elle allait vraiment mal.
Depuis la veille, Perry avait ajouté dans le journal qu’une récompense serait versée à tous ceux qui donneraient des informations pouvant permettre de retrouver Clark. Et ils avaient finalement reçu quelques appels. Perry avait demandé à Lois si elle voulait essayer de suivre les pistes que ça leur apportait. Elle aurait aimé accepté, mais elle ne pouvait pas.
Elle était consciente que Perry lui avait demandé ça parce qu’il était conscient qu’elle était dépressive. Il essayait de l’aider en la faisant se sentir utile. Mais elle ne pouvait pas l’accepter. Retrouver Clark était bien trop important, et elle n’était pas en état de conduire l’investigation de façon efficace. Apparemment, elle ne l’était plus depuis longtemps, s’amenda-t-elle mentalement. Lex l’avait bernée pendant plus d’un an ! Quelle journaliste elle faisait ! Elle n’avait plus aucune confiance en ses capacités.
Perry n’avait pas insisté, et avait confié à Jimmy et Jack la mission de vérifier tous les tuyaux qu’ils recevaient des personnes qui téléphonaient. Malheureusement, pour l’instant, il n’en était rien ressorti. Ce n’était que des mensonges de la part de personne espérant toucher la récompense.
********************
Henderson était assis au volant de sa voiture, dans le parking de l’hôpital. Il savait qu’il devait démarrer, mais il n’en avait pas envie. Il avait besoin de quelques instants pour souffler un peu. Le travail d’inspecteur de police était toujours difficile mais ces deux dernières semaines avaient été particulièrement exténuantes. La tâche qu’il avait devant lui s’avérerait probablement encore plus ardue. Il n’était pas pressé de voir Lois de nouveau.
Depuis deux semaines, il devait s’occuper de gérer l’enquête sur Luthor - et chaque jour de nouvelles révélations apparaissaient sur ses affaires illégales, rendant encore plus long le travail de la police - , l’enquête sur la disparition de Clark – et là, malheureusement, il devait admettre qu’il manquait cruellement d’informations - , et assurer la protection de Superman, toujours dans le coma à l’hôpital. Sans compter que tous les criminels semblaient s’être donnés le mot pour profiter de l’incapacité actuelle du super héro pour faire leurs mauvais coups, et par conséquent, Henderson manquait d’hommes pour faire tout le travail nécessaire.
Il avait pris des mesures très strict quant à la sécurité du super héro. Seuls lui, et les personnes auxquelles il autorisait l’accès, avaient droit d’entrer dans la chambre de Superman. Et pour l’instant, il n’avait autorisé que quelques médecins très renommés, et qui s’étaient soumis à une enquête préalable, et les plus sûrs de ses hommes à y entrer. Il avait également ajouté Lois à la liste permanente des personnes autorisées à voir Superman. Mais elle n’était pas venue à l’hôpital une seule fois.
La chambre elle-même avait été parfaitement sécurisée, des volets avaient été posées aux fenêtres, et la porte était gardée en permanence par deux de ses hommes dans le couloir, et deux autres à l’intérieur même de la pièce, même durant les examens médicaux. D’autres policiers étaient répartis dans tout l’hôpital.
Le commissariat avait déjà reçu de d’innombrables lettres de menaces de mort contre Superman. Ils étaient nombreux les criminels qui souhaitaient profiter de l’état critique du super héro pour s’en débarrasser à tout jamais, et il devait prendre des mesures en conséquence.
Tous les jours, il venait à l’hôpital dans l’espoir que les médecins lui diront que Superman est enfin sorti du coma, que sa vie est sauvée… mais ce n’était jamais ce qu’on lui disait.
Les deux premiers jours, il était dans un état très critique, et les médecins étaient extrêmement pessimistes quant à ses chances. Aucun d’eux ne connaissaient rien à la biologie kryptonienne, et ils ne pouvaient donc rien tenter sans risquer de l’achever. Ils avaient néanmoins trouvés un pouls immédiatement et détectés que le cœur se trouvait au même endroit que celui d’un humain.
Durant les premières heures de son hospitalisation, son cœur avait cessé de battre à deux reprises, et c’est par chance que les médecins avaient réussi à le relancer. Mais le troisième jour, son état commença à se stabiliser, et tout le monde reprit espoir. Il se pouvait qu’il soit en train de se remettre et peut-être que son état allait s’améliorer sous peu.
Mais deux semaines s’étaient déjà écoulées, et aucune amélioration de son état. Il restait stable, mais ne paraissait pas près de se réveiller. Et les médecins qui le soignaient avaient beau faire des tests, ils ne parvenaient toujours pas à trouver le problème. A force de tests, ils s’étaient aperçus que la biologie kryptonienne était très proche de la biologie humaine, bien qu’il existe des légères différences, notamment au niveau de la structure cellulaire des tissus, de la composition sanguine… Mais sans aucun point de repère, comment savoir ce qui était normal et ce qui ne l’était pas ?
Ce jour-là, alors qu’il sortait de l’hôpital où le Dr Stephenson lui avait de nouveau répété qu’aucun changement n’avait été noté dans l’état de santé de Superman, Henderson avait reçu un appel téléphonique sur son portable de la part d’un autre inspecteur du commissariat central, qui travaillait sous ses ordres, le sergent Zimac.
Quelques jours plus tôt, Henderson l’avait chargé d’une mission très déplaisante, mais qui s’avérait malheureusement nécessaire vu le manque d’indices qu’ils avaient sur la disparition de Kent. Zimac avait fait dragué tout le fleuve à la recherche du corps du journaliste. Henderson aurait dû le faire bien plus tôt. Avant que Superman n’apparaisse à Metropolis l’année précédente, les deux tiers des personnes disparues étaient retrouvées dans le fleuve, la plupart du temps près d’Hobbs Bay. C’étaient de tristes statistiques, que l’apparition de Superman avait heureusement fait changer. Mais avec la condition actuelle du super héro, il savait que s’il ne se réveillait pas rapidement, il devrait bientôt recommencer à draguer le fleuve régulièrement quand on signalerait des disparitions à la police.
En fait, il aurait dû le faire bien plus tôt dans leurs recherches sur Clark Kent, mais Henderson ne voulait pas s’y résoudre. Draguer le fleuve, c’était accepter que les chances de le retrouver vivant étaient minces, et il ne voulait pas penser de cette façon. Kent était l’un de ses amis, c’était un homme bien. Et Henderson préférait organiser les recherches en partant du principe qu’il était toujours en vie, plutôt que d’envisager où la police pourrait retrouver son cadavre. C’était pour ça qu’il avait délégué cette partie des recherches à Zimac. Henderson ne se sentait pas capable de le faire lui-même.
Et Zimac l’avait appelé alors qu’il atteignait le parking de l’hôpital pour lui dire que tout le fleuve avait été dragué, et qu’il n’avait rien retrouvé. Clark Kent était toujours disparu, et ils n’avaient toujours aucune piste, aucun indice pour le retrouver.
Et maintenant, il devait aller voir Lois pour le lui dire. Elle méritait de savoir qu’au moins son partenaire n’était pas en train de pourrir ou fond du fleuve. Ils n’étaient pas plus avancés qu’avant pour le retrouver, mais au moins, il y avait toujours une chance qu’il soit vivant. S’ils avaient retrouvé son cadavre, c’aurait été terminé.
Il savait que de ne pas savoir était en train de tuer Lois, mais il doutait fortement qu’elle aurait mieux pris s’il lui avait ramené un cadavre venu des eaux d’Hobbs Bay. En fait, il était sûr que si jamais elle apprenait qu’il était mort, elle perdrait toute volonté de vivre. C’était l’espoir de le revoir qui la faisait tenir, pour l’instant.
********************
Partie 4
Deux semaines s’étaient écoulées, et toujours aucune nouvelle de Clark. Lois n’avait pratiquement pas quitté son appartement pendant tout ce temps, excepté pour faire quelques courses quand cela s’avérait strictement nécessaire à sa survie. Mais ce n’était pas très souvent, elle ne mangeait presque plus. Elle pouvait parfois passer une journée complète sans rien avaler, et les repas qu’elle prenait, quand elle en prenait, était assez frugaux.
Elle avait passé la quasi-totalité de son temps, assise ou allongée, à repenser à l’année qui s’était écoulée pour essayer de se souvenir de quelque chose, n’importe quoi, qui pourrait leur donner un indice, une piste, pour retrouver Clark. Mais elle n’avait rien.
Tous les souvenirs qu’elle ressassait, loin de l’aider à le retrouver, ne faisait que lui rappeler encore et encore qu’elle avait passé une année entière à côté d’un homme merveilleux, sans le remarquer. Elle n’avait fait que l’ignorer, au profit de Superman ou au profit de Lex. Elle ne lui avait jamais prêté beaucoup d’attention, ce n’était pas à lui qu’elle pensait quand elle était seule chez elle.
Pourquoi avait-il fallu qu’elle le perde pour se rendre compte à quel point il comptait pour elle. Elle regrettait tellement de ne pas s’être rendu compte à quel point elle l’aimait lorsqu’il était encore là.
Au lieu de ça, elle avait trop attendu pour faire face à ses vrais sentiments, et maintenant, il était possible qu’elle ne puisse jamais lui dire. Clark avait disparu sans laisser de traces. Elle ignorait tout de ce qui avait bien pu lui arriver. Et elle se désespérait de plus en plus. Il lui manquait tellement. Elle avait besoin de lui, mais il n’était plus là, et c’était sa faute à elle. Si elle avait écouté ce qu’il avait à dire à propos de Lex, elle n’aurait jamais accepté de l’épouser, il n’aurait jamais dû prendre de risques pour essayer de prouver sa culpabilité avant la cérémonie, et Lex ne l’aurait jamais fait disparaître… C’était tout de sa faute à elle s’il avait disparu.
Et même si aucune preuve n’avait encore été trouvée permettant de lier Lex à la disparition de Clark, à part le message qu’il avait laissé sur le répondeur de son partenaire le soir de la disparition, Lois ne croyait pas aux coïncidences. Ça ne pouvait être que Lex. Elle savait maintenant que Clark avait un énorme secret dans sa vie, qu’il y avait toute une partie de lui qu’il cachait jalousement, et en théorie, il se pouvait que ce soit ce qu’il cachait qui lui ait attiré des ennuis. Il se pouvait qu’il ait disparu à cause de quelque chose lié à ce secret.
Mais Lois ne parvenait pas à y croire. Le moment était trop bien choisi. Lex avait laissé ce message sur le répondeur de Clark l’après-midi même où Clark avait finalement trouvé les preuves contre lui. Et Clark avait disparu quelques heures plus tard, avant de pouvoir avertir la police de ses découvertes. C’était juste par chance qu’il avait laissé ses notes sur tout ce qu’il savait chez lui, dans son bureau, avant de disparaître à jamais. Ça avait au moins permis à Perry, Jimmy et Jack de les trouver et de prévenir la police. Et Lex s’était suicidé.
Le jour qui avait suivi, Perry était venu la voir pour lui annoncer que Stern avait finalement racheté le Daily Planet et que les travaux de rénovation avaient déjà débuté. En attendant qu’ils soient terminé, Perry avait recontacté tous les anciens employés pour leur demander de revenir. Certains avaient accepté, d’autres non. Et une semaine plus tard, l’équipe réunie, avec quelques nouveaux employés, avaient sorti le numéro de retour du journal. Les travaux n’étant pas terminé, ils devaient travailler dans des locaux provisoires, et sous-traiter pour l’impression. Mais le Daily Planet était de retour en kiosque. Mais sans Clark Kent. Et sans Lois Lane.
Elle était encore trop choquée pour pouvoir reprendre déjà le travail. Elle avait besoin de plus de temps. Perry comprenait parfaitement. Tous les jours, il venait prendre de ses nouvelles. A chaque fois, elle espérait qu’il aurait appris quelque chose de plus sur la disparition de Clark, mais ce n’était jamais le cas. Il la tenait néanmoins au courant de l’enquête de police sur la disparition de Clark, et sur les affaires de Luthor.
Elle avait espéré pendant longtemps qu’à force d’éplucher les dossiers de Lex, la police finirait par trouver un document ou quelque chose expliquant ce qu’il avait fait à Clark, mais la police ne trouvait rien.
Durant sa carrière, Lois avait déjà vu des gens être heureux lorsque la police retrouvait le corps mort d’un être aimé, disparu depuis longtemps. Elle n’avait jamais compris cette réaction-là. Mais aujourd’hui, elle savait pourquoi ils réagissaient de cette façon. Ces gens pouvaient enfin commencer à faire leur deuil, ils savaient désormais ce qui était arrivé à la personne qu’ils aimaient. Lois ne serait jamais heureuse si un jour la police lui annonçait qu’elle avait retrouvé le corps de Clark. Mais elle comprenait maintenant ce besoin de savoir ce qui lui était arrivé, même si c’était le pire. S’il était mort, elle préfèrerait le savoir, que de continuer à espérer, à tout jamais, qu’il revienne. Elle avait besoin de savoir s’il allait bien ou si on lui faisait du mal…
Depuis que le Daily Planet avait repris sa parution une semaine plus tôt, chaque jour Perry mettait la photo de Clark en première page pour demander à tous ceux qui auraient des informations de contacter le journal. Et Lois s’était prise d’un nouvel espoir. Quelqu’un avait vu ce qui s’était passé et appellerait le journal, et Clark serait retrouvé. Elle le reverrait, lui dirait qu’elle l’aimait. Il lui pardonnerait et tout irait bien. Mais personne n’avait appelé, et Lois avait finalement sombré dans une profonde dépression.
Elle avait songé au suicide, mais elle avait rejeté l’idée très vite. Clark allait être retrouvé. En vie. Et lorsque ça arriverait, il voudrait la voir, et elle serait là. Il était hors de question que lorsqu’il serait de retour et demanderait à la voir, on l’emmène devant sa tombe. Elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle serait là pour lui, à l’attendre, lorsqu’il reviendrait.
La dernière fois qu’elle l’avait vu, ils s’étaient disputés et quittés fâchés. Elle ne pouvait pas laisser les choses dans cet état. Ce n’était pas possible. Elle devait absolument le revoir au moins une fois et arranger les choses. Ça ne pouvait pas se terminer comme ça entre eux, dans la colère…
A force de se répéter ça, Lois était parvenue à chasser de son esprit l’idée de se tuer pour échapper à la souffrance que lui causait le fait de ne pas savoir ce qui lui était arrivé. Mais elle allait vraiment mal.
Depuis la veille, Perry avait ajouté dans le journal qu’une récompense serait versée à tous ceux qui donneraient des informations pouvant permettre de retrouver Clark. Et ils avaient finalement reçu quelques appels. Perry avait demandé à Lois si elle voulait essayer de suivre les pistes que ça leur apportait. Elle aurait aimé accepté, mais elle ne pouvait pas.
Elle était consciente que Perry lui avait demandé ça parce qu’il était conscient qu’elle était dépressive. Il essayait de l’aider en la faisant se sentir utile. Mais elle ne pouvait pas l’accepter. Retrouver Clark était bien trop important, et elle n’était pas en état de conduire l’investigation de façon efficace. Apparemment, elle ne l’était plus depuis longtemps, s’amenda-t-elle mentalement. Lex l’avait bernée pendant plus d’un an ! Quelle journaliste elle faisait ! Elle n’avait plus aucune confiance en ses capacités.
Perry n’avait pas insisté, et avait confié à Jimmy et Jack la mission de vérifier tous les tuyaux qu’ils recevaient des personnes qui téléphonaient. Malheureusement, pour l’instant, il n’en était rien ressorti. Ce n’était que des mensonges de la part de personne espérant toucher la récompense.
********************
Henderson était assis au volant de sa voiture, dans le parking de l’hôpital. Il savait qu’il devait démarrer, mais il n’en avait pas envie. Il avait besoin de quelques instants pour souffler un peu. Le travail d’inspecteur de police était toujours difficile mais ces deux dernières semaines avaient été particulièrement exténuantes. La tâche qu’il avait devant lui s’avérerait probablement encore plus ardue. Il n’était pas pressé de voir Lois de nouveau.
Depuis deux semaines, il devait s’occuper de gérer l’enquête sur Luthor - et chaque jour de nouvelles révélations apparaissaient sur ses affaires illégales, rendant encore plus long le travail de la police - , l’enquête sur la disparition de Clark – et là, malheureusement, il devait admettre qu’il manquait cruellement d’informations - , et assurer la protection de Superman, toujours dans le coma à l’hôpital. Sans compter que tous les criminels semblaient s’être donnés le mot pour profiter de l’incapacité actuelle du super héro pour faire leurs mauvais coups, et par conséquent, Henderson manquait d’hommes pour faire tout le travail nécessaire.
Il avait pris des mesures très strict quant à la sécurité du super héro. Seuls lui, et les personnes auxquelles il autorisait l’accès, avaient droit d’entrer dans la chambre de Superman. Et pour l’instant, il n’avait autorisé que quelques médecins très renommés, et qui s’étaient soumis à une enquête préalable, et les plus sûrs de ses hommes à y entrer. Il avait également ajouté Lois à la liste permanente des personnes autorisées à voir Superman. Mais elle n’était pas venue à l’hôpital une seule fois.
La chambre elle-même avait été parfaitement sécurisée, des volets avaient été posées aux fenêtres, et la porte était gardée en permanence par deux de ses hommes dans le couloir, et deux autres à l’intérieur même de la pièce, même durant les examens médicaux. D’autres policiers étaient répartis dans tout l’hôpital.
Le commissariat avait déjà reçu de d’innombrables lettres de menaces de mort contre Superman. Ils étaient nombreux les criminels qui souhaitaient profiter de l’état critique du super héro pour s’en débarrasser à tout jamais, et il devait prendre des mesures en conséquence.
Tous les jours, il venait à l’hôpital dans l’espoir que les médecins lui diront que Superman est enfin sorti du coma, que sa vie est sauvée… mais ce n’était jamais ce qu’on lui disait.
Les deux premiers jours, il était dans un état très critique, et les médecins étaient extrêmement pessimistes quant à ses chances. Aucun d’eux ne connaissaient rien à la biologie kryptonienne, et ils ne pouvaient donc rien tenter sans risquer de l’achever. Ils avaient néanmoins trouvés un pouls immédiatement et détectés que le cœur se trouvait au même endroit que celui d’un humain.
Durant les premières heures de son hospitalisation, son cœur avait cessé de battre à deux reprises, et c’est par chance que les médecins avaient réussi à le relancer. Mais le troisième jour, son état commença à se stabiliser, et tout le monde reprit espoir. Il se pouvait qu’il soit en train de se remettre et peut-être que son état allait s’améliorer sous peu.
Mais deux semaines s’étaient déjà écoulées, et aucune amélioration de son état. Il restait stable, mais ne paraissait pas près de se réveiller. Et les médecins qui le soignaient avaient beau faire des tests, ils ne parvenaient toujours pas à trouver le problème. A force de tests, ils s’étaient aperçus que la biologie kryptonienne était très proche de la biologie humaine, bien qu’il existe des légères différences, notamment au niveau de la structure cellulaire des tissus, de la composition sanguine… Mais sans aucun point de repère, comment savoir ce qui était normal et ce qui ne l’était pas ?
Ce jour-là, alors qu’il sortait de l’hôpital où le Dr Stephenson lui avait de nouveau répété qu’aucun changement n’avait été noté dans l’état de santé de Superman, Henderson avait reçu un appel téléphonique sur son portable de la part d’un autre inspecteur du commissariat central, qui travaillait sous ses ordres, le sergent Zimac.
Quelques jours plus tôt, Henderson l’avait chargé d’une mission très déplaisante, mais qui s’avérait malheureusement nécessaire vu le manque d’indices qu’ils avaient sur la disparition de Kent. Zimac avait fait dragué tout le fleuve à la recherche du corps du journaliste. Henderson aurait dû le faire bien plus tôt. Avant que Superman n’apparaisse à Metropolis l’année précédente, les deux tiers des personnes disparues étaient retrouvées dans le fleuve, la plupart du temps près d’Hobbs Bay. C’étaient de tristes statistiques, que l’apparition de Superman avait heureusement fait changer. Mais avec la condition actuelle du super héro, il savait que s’il ne se réveillait pas rapidement, il devrait bientôt recommencer à draguer le fleuve régulièrement quand on signalerait des disparitions à la police.
En fait, il aurait dû le faire bien plus tôt dans leurs recherches sur Clark Kent, mais Henderson ne voulait pas s’y résoudre. Draguer le fleuve, c’était accepter que les chances de le retrouver vivant étaient minces, et il ne voulait pas penser de cette façon. Kent était l’un de ses amis, c’était un homme bien. Et Henderson préférait organiser les recherches en partant du principe qu’il était toujours en vie, plutôt que d’envisager où la police pourrait retrouver son cadavre. C’était pour ça qu’il avait délégué cette partie des recherches à Zimac. Henderson ne se sentait pas capable de le faire lui-même.
Et Zimac l’avait appelé alors qu’il atteignait le parking de l’hôpital pour lui dire que tout le fleuve avait été dragué, et qu’il n’avait rien retrouvé. Clark Kent était toujours disparu, et ils n’avaient toujours aucune piste, aucun indice pour le retrouver.
Et maintenant, il devait aller voir Lois pour le lui dire. Elle méritait de savoir qu’au moins son partenaire n’était pas en train de pourrir ou fond du fleuve. Ils n’étaient pas plus avancés qu’avant pour le retrouver, mais au moins, il y avait toujours une chance qu’il soit vivant. S’ils avaient retrouvé son cadavre, c’aurait été terminé.
Il savait que de ne pas savoir était en train de tuer Lois, mais il doutait fortement qu’elle aurait mieux pris s’il lui avait ramené un cadavre venu des eaux d’Hobbs Bay. En fait, il était sûr que si jamais elle apprenait qu’il était mort, elle perdrait toute volonté de vivre. C’était l’espoir de le revoir qui la faisait tenir, pour l’instant.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Partie 5
Le silence soudain qui s’était abattu sur la salle de rédaction provisoire que Stern louait pour que son équipe puisse continuer à sortir le Daily Planet en attendant que les anciens locaux soient restaurés, avertit Perry que quelque chose d’inhabituel se produisait, et il releva les yeux de l’article qu’il était en train de corriger pour voir de quoi il retournait.
Il fut abasourdi de voir Lois traverser la pièce à grands pas, dans sa direction, sans se soucier des regards de tous ses collègues, braqués sur elle. Elle avait revêtu un tailleur très professionnel, était maquillé et coiffé comme tous les jours de travail, et portait même sa sacoche à la main. C’était une véritable apparition. Il ne s’attendait absolument pas à ça.
Il avait vu Lois quelques heures plus tôt, en milieu de matinée, et elle était toujours aussi dévastée et perdue que les jours précédents. En fait, Perry était très inquiet pour elle, et juste après être revenu de chez elle, il avait appelé l’un de ses amis, qu’il n’avait pas vu depuis des années, mais qui était un psychologue avec une belle renommée. Il voulait lui parler de Lois, pour savoir quoi faire pour l’aider à se reprendre en main.
Alors, il était très surpris de la voir maintenant dans la salle de rédaction, avec le même air professionnel plein de confidence qu’elle arborait toujours au travail. Il savait qu’en dehors des chocs qu’elle avait subi, elle souffrait d’une sérieuse crise de confiance en elle, dûe au fait que Luthor s’était joué d’elle pendant des mois. Il ne comprenait pas ce qui s’était passé entre ce matin et maintenant pour la changer aussi radicalement et la remettre sur les rails. La police avait-elle enfin retrouvé Clark ?
Elle s’arrêta devant son bureau, et il s’aperçut qu’il la fixait toujours bouche bée. Il se racla la gorge à la recherche de quelque chose à lui dire, mais elle prit la parole avant qu’il n’ait le temps de trouver.
« Perry, je veux voir tous les éléments qu’on a sur les affaires de Lex Luthor impliquant Nigel St-John ou Asabi », lança immédiatement Lois.
« Pourquoi ? » fut la seule chose que Perry put lui répondre tant il était surpris par ce dernier rebondissement.
« Cox, St-John et Asabi étaient les bras droits de Lex. Il répartissait le travail à faire sur eux trois. Cox a été arrêtée il y a deux semaines, mais elle ne sait rien de la disparition de Clark. Donc Lex a forcément chargé soit Nigel St-John soit Asabi de s’en occuper, et ils ont tous les deux réussi à échapper à la police le jour où Lex s’est suicidé, et ils n’ont pas encore été pris » expliqua rapidement Lois.
Perry pensa quelques instants à ce que Lois venait de dire. Venait-elle de sous-entendre qu’elle allait enquêter sur la disparition de Clark ? A cette idée, Perry se sentit aussi soulagé qu’inquiet. Soulagé que la meilleure de ses journalistes se mettent sur l’affaire, mais inquiet aussi car il savait à quel point Lois était devenue fragile. Il fut trop long à répondre. Lois reprit la parole.
« Je veux tout savoir sur ce qu’ils ont fait pour Lex dans le passé et comment ils l’ont fait. Je vais les traquer, ces ordures. Je vais les retrouver, et je vais leur faire cracher tout ce qu’ils savent sur ce qui est arrivé à Clark », continua-t-elle avec plus de véhémence.
« D’accord, Lois. Si tu es sûre que tu te sens assez bien pour cette enquête, je vais demander à Jack de te donner toutes les infos dont tu as besoin. »
« Merci, Perry. »
Elle se retourna et s’apprêta à s’éloigner quand Perry la retint.
« Lois ? Est-ce que je peux demander ce qui s’est passé pour que tu décides d’un seul coup de te jeter sur l’affaire ? » demanda-t-il doucement, son inquiétude pour elle clairement visible sur ses traits. Elle le dévisagea quelques secondes en silence avant de répondre.
« Je ne veux plus attendre en pleurant qu’on me rapporte un cadavre. »
Avant que Perry ne puisse ajouter quoi que soit, elle s’éloigna et s’installa à un bureau vide. Les raisons qui l’avaient poussé à retourné au travail étaient bien sûr plus complexes que ce qu’elle avait dit à Perry, mais elle ne se sentait pas suffisamment bien pour entrer dans les détails.
Quand Henderson était venue la voir et lui avait avoué qu’il avait fait draguer le fleuve, Lois était devenue furieuse. Il ne lui avait pas dit plus tôt qu’il cherchait dans Hobbs Bay, parce qu’elle savait que c’était là l’endroit où l’on regardait quand on n’avait plus l’espoir de revoir quelqu’un en vie. Et si la police draguait la rivière, c’était qu’ils n’avaient plus aucun espoir.
Elle avait été vraiment folle de rage que la police perde son temps à rechercher un cadavre, quand tout ce qu’elle souhaitait, c’était qu’on le retrouve vivant. C’était irrationnel. Elle savait que statistiquement, il était probablement mort. Mais elle refusait de l’accepter. Elle avait besoin de croire qu’il était toujours en vie.
Elle savait aussi que si la police avait fait drague le fleuve, ça signifiait qu’ils n’avaient aucune autre piste à suivre. Et ça, ça condamnait à coup sûr un dossier à finir en bas de la liste des priorités. La police n’avait rien trouvé dans Hobbs Bay. Pour eux, ça s’arrêtait là. Ils ne pouvaient rien faire de plus jusqu’à ce qu’un nouvel élément d’enquête apparaisse. Et malgré toutes les belles paroles d’Henderson qui lui avait promis de na pas lâcher l’affaire jusqu’à ce que le mystère de la disparition de Clark soit éclairci, Lois savait comment ça se passait. Et elle savait que le dossier n’avancerait plus.
Et elle avait compris que si elle voulait avoir une chance de revoir Clark un jour, en vie, elle devrait le rechercher elle-même. Dès qu’Henderson était reparti, elle avait réfléchi aux moyens qu’elle pourrait employer pour le retrouver, et s’était vite heurté aux manques d’indices. Mais alors elle s’était souvenue d’une discussion qu’elle avait eue avec le policier deux semaines plus tôt. Et plus précisément, de quelque chose qu’elle lui avait dit :
« Donc, ce que vous me dites, Henderson, c’est que les seules personnes à savoir où se trouve Clark, ce qui lui est arrivé, c’est Lex, qui est mort, St-John ou Asabi, qui sont tous les deux introuvables, et peut-être avec de la chance, Superman, qui est dans le coma ? »
Et elle avait eu le déclic. Elle ne pouvait rien faire pour ressusciter Lex, ni pour aider Superman à se réveiller, mais elle pouvait retrouver Nigel St-John et Asabi. Elle n’était plus sûre d’être une aussi bonne journaliste d’investigation que ce qu’elle avait été dans le passé, mais elle savait qu’avec la motivation qu’elle avait pour retrouver Clark, elle serait capable de le faire.
Elle s’était jurée à ce moment-là de le chercher jusqu’à ce qu’elle le retrouve. Elle n’abandonnerait jamais, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvé, ou jusqu’à ce qu’elle meure.
Alors elle s’était préparée à aller au travail, et elle était venue dans les locaux provisoires du Daily Planet. Pour Clark, elle venait de ranimer « Lane chien enragé », et elle l’avait lancé après ses proies. Elle retrouverait ces deux pourris, et ensuite, elle pourra enfin retrouver Clark.
Jack arriva près de son bureau avec une pile de dossiers de plus de cinquante centimètres qu’il posa sur un coin.
« Voilà ce qu’on a, pour l’instant, sur les affaires dans lesquelles a trempé Asabi. Il arrive de nouveaux dossiers tous les jours. Il y en a trois fois plus pour St-John. Alors quand vous aurez fini avec ceux-là, faites-moi signe, je vous apporterai les autres. »
« Merci, Jack. »
« Bon courage », conclut-il avec un dernier regard vers l’énorme pile de dossiers avant de s’éloigner et de retourner auprès de Jimmy avec qui il était chargé de vérifier la véracité des tuyaux que leur donnaient les personnes qui téléphonaient, en espérant toucher la récompense pour Clark.
Elle se mit aussitôt au travail. Elle voulait repérer les constantes dans la façon de travailler des deux hommes. Ça lui permettrait peut-être de trouver où ils pouvaient s’être cachés et de les débusquer.
********************
Elle n’eut besoin que de quelques jours pour retrouver la trace d’Asabi. Mais elle craignait de ne pas avoir l’esprit assez clair pour l’interroger elle-même si jamais elle lui faisait face, et elle ne voulait pas qu’il puisse s’échapper de nouveau non plus. Alors elle passa l’information à Henderson, et Asabi fut arrêté.
Henderson l’interrogea très longuement, mais il ne savait rien non plus de ce qu’il était advenu de Clark Kent. Il était conscient, bien sûr, que son employeur détestait le journaliste, mais il ne savait même pas qu’il avait prévu de le faire disparaître. Luthor ne lui en avait rien dit.
Pour Lois, il ne faisait plus aucun doute que c’était St-John le responsable, et elle redoubla ses efforts pour le retrouver. C’était plus difficile. Nigel avait fait partie des services secrets britanniques et il savait se faire discret.
Eplucher tous les dossiers que le Planet et la police avaient concernant les affaires que Luthor avaient confiées à son majordome ne l’avait pas beaucoup avancée. Nigel St-John était un homme plein de ressource. Elle releva néanmoins dans les dossiers tous les alias qu’il avait déjà utilisés par le passé, et lança une recherche sur chacun des noms de la liste, sans rien trouver. Elle avait contacté tous ses indics pour obtenir des informations sur lui, et finalement, ça avait payé.
L’un de ses indics les plus fiables, Bobby le morfale, lui avait demandé une photographie de St-John, et l’avait recontactée deux jours plus tard en lui disant qu’il avait fait circuler la photo chez tous ceux qui pouvaient aider ce type à se créer une identité de plus, et quelqu’un l’avait reconnu. Il se faisait maintenant appelé William O’Neill. Il s’était fait faire un faux passeport.
Lois donna de nouveau l’information à Henderson, qui, après avoir vérifié les noms de tous les passagers des avions, bateaux… qui avaient quitté les Etats-Unis durant les trois dernières semaines, découvrit que Nigel avait pris un avion pour Londres quelques jours après la mort de Luthor.
Il avertit la police anglaise, qui finit par retrouver se trace, et il fut extradé rapidement vers les Etats-Unis. Mais lors de son interrogatoire, il s’avéra qu’il ne savait pas non plus ce qui était arrivé à Clark. Luthor ne lui en avait pas touché mot non plus.
Et Lois commençait à se désespérer de nouveau.
C’était sa meilleure chance de retrouver Clark. Lex le voulait mort, et Clark disparaissait, mais aucun de ses trois hommes de main habituels ne savaient rien à ce propos. Soit Lex avait fait appel à quelqu’un d’autre – c’était inhabituel, mais c’était déjà arrivé – et Lois en aurait pour des années à découvrir qui, parmi les milliers d’employés de LuthorCorp, avait été chargé de se débarrasser de Clark, soit Lex n’y était pour rien, aussi improbable que cela paraissait.
Et si c’était le cas, si la synchronisation de la disparition de Clark avec la chute de Luthor était réellement une simple coïncidence, alors Lois n’aurait plus du tout aucune piste à suivre, et c’était une possibilité qu’elle se refusait d’envisager. Personne ne pouvait disparaître sans laisser aucune trace. Il était forcément quelque part. Et il y avait forcément quelqu’un qui savait où. Elle devait juste chercher plus attentivement.
Mais sur le moment, elle se laissa aller à pleurer devant l’inutilité de sa traque d’Asabi et de Nigel St-John, et devant l’énorme tâche qui se dressait devant elle si elle voulait vraiment enquêter sur chaque personne ayant travaillé pour Lex au cours de l’année écoulée, et tenter de découvrir auquel d’entre eux le Patron aurait pu confier cette mission.
Tandis qu’elle pleurait silencieusement, assise à son bureau dans la salle de rédaction provisoire du Daily Planet, Jimmy s’approcha d’elle.
« C’est peut-être une bonne chose, finalement, qu’Asabi et St-John ne sachent rien de ce que Luthor a fait à Clark », dit-il sur un ton rassurant.
« Et pourquoi ça, Jimmy ? » demanda Lois en séchant ses larmes.
« Parce que ça veut peut-être dire qu’on a tous regardé dans la mauvaise direction. Peut-être que Luthor y est pour rien, qu’il a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Clark a disparu en allant prévenir Superman, et Superman a été piégé par Luthor, mais y’a aucune trace comme quoi Clark a été piégé aussi. Peut-être que c’est pas Luthor la solution, ça peut être Superman. C’est vrai, ça se peut qu’il ait mis Clark à l’abris quelque part avant d’aller voir Luthor, pour le cas où ce serait un piège », expliqua-t-il avec espoir.
Jimmy avait parfois des théories farfelues, mais c’était pourtant une possibilité. Et si Superman avait mis Clark à l’abri quelque part, loin de Metropolis, il se pouvait que Clark ignore même ce qui se passait ici.
Elle devait vraiment découvrir comment Clark contactait Superman. Peut-être qu’en sachant ça, elle découvrirait où Clark était.
A moins bien sûr que ce ne soit vraiment Lex qui l’ait fait disparaître. Ou que quelque chose d’autre, lié à son secret, ne lui soit arrivé. Il était possible aussi qu’il ait été victime d’un crime au hasard.
Plus elle y pensait, plus Lois voyait les possibilités se multiplier. Personne n’avait le moindre indice. Il aurait pu arriver n’importe quoi à Clark. Et elle ne savait pas si elle serait jamais capable de faire le tri entre toutes ces théories pour le retrouver.
Elle se sentait perdue.
********************
Partie 5
Le silence soudain qui s’était abattu sur la salle de rédaction provisoire que Stern louait pour que son équipe puisse continuer à sortir le Daily Planet en attendant que les anciens locaux soient restaurés, avertit Perry que quelque chose d’inhabituel se produisait, et il releva les yeux de l’article qu’il était en train de corriger pour voir de quoi il retournait.
Il fut abasourdi de voir Lois traverser la pièce à grands pas, dans sa direction, sans se soucier des regards de tous ses collègues, braqués sur elle. Elle avait revêtu un tailleur très professionnel, était maquillé et coiffé comme tous les jours de travail, et portait même sa sacoche à la main. C’était une véritable apparition. Il ne s’attendait absolument pas à ça.
Il avait vu Lois quelques heures plus tôt, en milieu de matinée, et elle était toujours aussi dévastée et perdue que les jours précédents. En fait, Perry était très inquiet pour elle, et juste après être revenu de chez elle, il avait appelé l’un de ses amis, qu’il n’avait pas vu depuis des années, mais qui était un psychologue avec une belle renommée. Il voulait lui parler de Lois, pour savoir quoi faire pour l’aider à se reprendre en main.
Alors, il était très surpris de la voir maintenant dans la salle de rédaction, avec le même air professionnel plein de confidence qu’elle arborait toujours au travail. Il savait qu’en dehors des chocs qu’elle avait subi, elle souffrait d’une sérieuse crise de confiance en elle, dûe au fait que Luthor s’était joué d’elle pendant des mois. Il ne comprenait pas ce qui s’était passé entre ce matin et maintenant pour la changer aussi radicalement et la remettre sur les rails. La police avait-elle enfin retrouvé Clark ?
Elle s’arrêta devant son bureau, et il s’aperçut qu’il la fixait toujours bouche bée. Il se racla la gorge à la recherche de quelque chose à lui dire, mais elle prit la parole avant qu’il n’ait le temps de trouver.
« Perry, je veux voir tous les éléments qu’on a sur les affaires de Lex Luthor impliquant Nigel St-John ou Asabi », lança immédiatement Lois.
« Pourquoi ? » fut la seule chose que Perry put lui répondre tant il était surpris par ce dernier rebondissement.
« Cox, St-John et Asabi étaient les bras droits de Lex. Il répartissait le travail à faire sur eux trois. Cox a été arrêtée il y a deux semaines, mais elle ne sait rien de la disparition de Clark. Donc Lex a forcément chargé soit Nigel St-John soit Asabi de s’en occuper, et ils ont tous les deux réussi à échapper à la police le jour où Lex s’est suicidé, et ils n’ont pas encore été pris » expliqua rapidement Lois.
Perry pensa quelques instants à ce que Lois venait de dire. Venait-elle de sous-entendre qu’elle allait enquêter sur la disparition de Clark ? A cette idée, Perry se sentit aussi soulagé qu’inquiet. Soulagé que la meilleure de ses journalistes se mettent sur l’affaire, mais inquiet aussi car il savait à quel point Lois était devenue fragile. Il fut trop long à répondre. Lois reprit la parole.
« Je veux tout savoir sur ce qu’ils ont fait pour Lex dans le passé et comment ils l’ont fait. Je vais les traquer, ces ordures. Je vais les retrouver, et je vais leur faire cracher tout ce qu’ils savent sur ce qui est arrivé à Clark », continua-t-elle avec plus de véhémence.
« D’accord, Lois. Si tu es sûre que tu te sens assez bien pour cette enquête, je vais demander à Jack de te donner toutes les infos dont tu as besoin. »
« Merci, Perry. »
Elle se retourna et s’apprêta à s’éloigner quand Perry la retint.
« Lois ? Est-ce que je peux demander ce qui s’est passé pour que tu décides d’un seul coup de te jeter sur l’affaire ? » demanda-t-il doucement, son inquiétude pour elle clairement visible sur ses traits. Elle le dévisagea quelques secondes en silence avant de répondre.
« Je ne veux plus attendre en pleurant qu’on me rapporte un cadavre. »
Avant que Perry ne puisse ajouter quoi que soit, elle s’éloigna et s’installa à un bureau vide. Les raisons qui l’avaient poussé à retourné au travail étaient bien sûr plus complexes que ce qu’elle avait dit à Perry, mais elle ne se sentait pas suffisamment bien pour entrer dans les détails.
Quand Henderson était venue la voir et lui avait avoué qu’il avait fait draguer le fleuve, Lois était devenue furieuse. Il ne lui avait pas dit plus tôt qu’il cherchait dans Hobbs Bay, parce qu’elle savait que c’était là l’endroit où l’on regardait quand on n’avait plus l’espoir de revoir quelqu’un en vie. Et si la police draguait la rivière, c’était qu’ils n’avaient plus aucun espoir.
Elle avait été vraiment folle de rage que la police perde son temps à rechercher un cadavre, quand tout ce qu’elle souhaitait, c’était qu’on le retrouve vivant. C’était irrationnel. Elle savait que statistiquement, il était probablement mort. Mais elle refusait de l’accepter. Elle avait besoin de croire qu’il était toujours en vie.
Elle savait aussi que si la police avait fait drague le fleuve, ça signifiait qu’ils n’avaient aucune autre piste à suivre. Et ça, ça condamnait à coup sûr un dossier à finir en bas de la liste des priorités. La police n’avait rien trouvé dans Hobbs Bay. Pour eux, ça s’arrêtait là. Ils ne pouvaient rien faire de plus jusqu’à ce qu’un nouvel élément d’enquête apparaisse. Et malgré toutes les belles paroles d’Henderson qui lui avait promis de na pas lâcher l’affaire jusqu’à ce que le mystère de la disparition de Clark soit éclairci, Lois savait comment ça se passait. Et elle savait que le dossier n’avancerait plus.
Et elle avait compris que si elle voulait avoir une chance de revoir Clark un jour, en vie, elle devrait le rechercher elle-même. Dès qu’Henderson était reparti, elle avait réfléchi aux moyens qu’elle pourrait employer pour le retrouver, et s’était vite heurté aux manques d’indices. Mais alors elle s’était souvenue d’une discussion qu’elle avait eue avec le policier deux semaines plus tôt. Et plus précisément, de quelque chose qu’elle lui avait dit :
« Donc, ce que vous me dites, Henderson, c’est que les seules personnes à savoir où se trouve Clark, ce qui lui est arrivé, c’est Lex, qui est mort, St-John ou Asabi, qui sont tous les deux introuvables, et peut-être avec de la chance, Superman, qui est dans le coma ? »
Et elle avait eu le déclic. Elle ne pouvait rien faire pour ressusciter Lex, ni pour aider Superman à se réveiller, mais elle pouvait retrouver Nigel St-John et Asabi. Elle n’était plus sûre d’être une aussi bonne journaliste d’investigation que ce qu’elle avait été dans le passé, mais elle savait qu’avec la motivation qu’elle avait pour retrouver Clark, elle serait capable de le faire.
Elle s’était jurée à ce moment-là de le chercher jusqu’à ce qu’elle le retrouve. Elle n’abandonnerait jamais, jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvé, ou jusqu’à ce qu’elle meure.
Alors elle s’était préparée à aller au travail, et elle était venue dans les locaux provisoires du Daily Planet. Pour Clark, elle venait de ranimer « Lane chien enragé », et elle l’avait lancé après ses proies. Elle retrouverait ces deux pourris, et ensuite, elle pourra enfin retrouver Clark.
Jack arriva près de son bureau avec une pile de dossiers de plus de cinquante centimètres qu’il posa sur un coin.
« Voilà ce qu’on a, pour l’instant, sur les affaires dans lesquelles a trempé Asabi. Il arrive de nouveaux dossiers tous les jours. Il y en a trois fois plus pour St-John. Alors quand vous aurez fini avec ceux-là, faites-moi signe, je vous apporterai les autres. »
« Merci, Jack. »
« Bon courage », conclut-il avec un dernier regard vers l’énorme pile de dossiers avant de s’éloigner et de retourner auprès de Jimmy avec qui il était chargé de vérifier la véracité des tuyaux que leur donnaient les personnes qui téléphonaient, en espérant toucher la récompense pour Clark.
Elle se mit aussitôt au travail. Elle voulait repérer les constantes dans la façon de travailler des deux hommes. Ça lui permettrait peut-être de trouver où ils pouvaient s’être cachés et de les débusquer.
********************
Elle n’eut besoin que de quelques jours pour retrouver la trace d’Asabi. Mais elle craignait de ne pas avoir l’esprit assez clair pour l’interroger elle-même si jamais elle lui faisait face, et elle ne voulait pas qu’il puisse s’échapper de nouveau non plus. Alors elle passa l’information à Henderson, et Asabi fut arrêté.
Henderson l’interrogea très longuement, mais il ne savait rien non plus de ce qu’il était advenu de Clark Kent. Il était conscient, bien sûr, que son employeur détestait le journaliste, mais il ne savait même pas qu’il avait prévu de le faire disparaître. Luthor ne lui en avait rien dit.
Pour Lois, il ne faisait plus aucun doute que c’était St-John le responsable, et elle redoubla ses efforts pour le retrouver. C’était plus difficile. Nigel avait fait partie des services secrets britanniques et il savait se faire discret.
Eplucher tous les dossiers que le Planet et la police avaient concernant les affaires que Luthor avaient confiées à son majordome ne l’avait pas beaucoup avancée. Nigel St-John était un homme plein de ressource. Elle releva néanmoins dans les dossiers tous les alias qu’il avait déjà utilisés par le passé, et lança une recherche sur chacun des noms de la liste, sans rien trouver. Elle avait contacté tous ses indics pour obtenir des informations sur lui, et finalement, ça avait payé.
L’un de ses indics les plus fiables, Bobby le morfale, lui avait demandé une photographie de St-John, et l’avait recontactée deux jours plus tard en lui disant qu’il avait fait circuler la photo chez tous ceux qui pouvaient aider ce type à se créer une identité de plus, et quelqu’un l’avait reconnu. Il se faisait maintenant appelé William O’Neill. Il s’était fait faire un faux passeport.
Lois donna de nouveau l’information à Henderson, qui, après avoir vérifié les noms de tous les passagers des avions, bateaux… qui avaient quitté les Etats-Unis durant les trois dernières semaines, découvrit que Nigel avait pris un avion pour Londres quelques jours après la mort de Luthor.
Il avertit la police anglaise, qui finit par retrouver se trace, et il fut extradé rapidement vers les Etats-Unis. Mais lors de son interrogatoire, il s’avéra qu’il ne savait pas non plus ce qui était arrivé à Clark. Luthor ne lui en avait pas touché mot non plus.
Et Lois commençait à se désespérer de nouveau.
C’était sa meilleure chance de retrouver Clark. Lex le voulait mort, et Clark disparaissait, mais aucun de ses trois hommes de main habituels ne savaient rien à ce propos. Soit Lex avait fait appel à quelqu’un d’autre – c’était inhabituel, mais c’était déjà arrivé – et Lois en aurait pour des années à découvrir qui, parmi les milliers d’employés de LuthorCorp, avait été chargé de se débarrasser de Clark, soit Lex n’y était pour rien, aussi improbable que cela paraissait.
Et si c’était le cas, si la synchronisation de la disparition de Clark avec la chute de Luthor était réellement une simple coïncidence, alors Lois n’aurait plus du tout aucune piste à suivre, et c’était une possibilité qu’elle se refusait d’envisager. Personne ne pouvait disparaître sans laisser aucune trace. Il était forcément quelque part. Et il y avait forcément quelqu’un qui savait où. Elle devait juste chercher plus attentivement.
Mais sur le moment, elle se laissa aller à pleurer devant l’inutilité de sa traque d’Asabi et de Nigel St-John, et devant l’énorme tâche qui se dressait devant elle si elle voulait vraiment enquêter sur chaque personne ayant travaillé pour Lex au cours de l’année écoulée, et tenter de découvrir auquel d’entre eux le Patron aurait pu confier cette mission.
Tandis qu’elle pleurait silencieusement, assise à son bureau dans la salle de rédaction provisoire du Daily Planet, Jimmy s’approcha d’elle.
« C’est peut-être une bonne chose, finalement, qu’Asabi et St-John ne sachent rien de ce que Luthor a fait à Clark », dit-il sur un ton rassurant.
« Et pourquoi ça, Jimmy ? » demanda Lois en séchant ses larmes.
« Parce que ça veut peut-être dire qu’on a tous regardé dans la mauvaise direction. Peut-être que Luthor y est pour rien, qu’il a pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Clark a disparu en allant prévenir Superman, et Superman a été piégé par Luthor, mais y’a aucune trace comme quoi Clark a été piégé aussi. Peut-être que c’est pas Luthor la solution, ça peut être Superman. C’est vrai, ça se peut qu’il ait mis Clark à l’abris quelque part avant d’aller voir Luthor, pour le cas où ce serait un piège », expliqua-t-il avec espoir.
Jimmy avait parfois des théories farfelues, mais c’était pourtant une possibilité. Et si Superman avait mis Clark à l’abri quelque part, loin de Metropolis, il se pouvait que Clark ignore même ce qui se passait ici.
Elle devait vraiment découvrir comment Clark contactait Superman. Peut-être qu’en sachant ça, elle découvrirait où Clark était.
A moins bien sûr que ce ne soit vraiment Lex qui l’ait fait disparaître. Ou que quelque chose d’autre, lié à son secret, ne lui soit arrivé. Il était possible aussi qu’il ait été victime d’un crime au hasard.
Plus elle y pensait, plus Lois voyait les possibilités se multiplier. Personne n’avait le moindre indice. Il aurait pu arriver n’importe quoi à Clark. Et elle ne savait pas si elle serait jamais capable de faire le tri entre toutes ces théories pour le retrouver.
Elle se sentait perdue.
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poussin- Doomsday
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Re: Fanfic ?
QUELQUE PART...
Partie 6
Ça faisait des jours maintenant que Lois étudiait sans relâche les dossiers sur les affaires criminelles de son ex-fiancé, cherchant à savoir à qui Lex aurait pu confier la tâche de se débarrasser de Clark. Mais plus elle étudiait ces dossiers, et plus il lui paraissait inutile de continuer.
Lex ne faisait presque jamais appel à quelqu’un d’autre que son assistante Mme Cox, son majordome Nigel St-John, ou son serviteur Asabi, et lorsqu’il le faisait, c’était toujours parce qu’il avait besoin de compétences très particulières. Il était hautement improbable que ce fut le cas concernant Clark. Et si cela ne le disculpait pas complètement, elle doutait tout de même de plus en plus que Lex ait été à l’origine de la disparition de son partenaire.
Il ne servait à rien de s’acharner sur cette piste, elle ne faisait que perdre du temps. Luthor était toujours un suspect, mais elle le mettait maintenant en bas de liste.
Elle n’avait plus qu’à trouver quelqu’un à mettre en haut de la liste. Mais là, elle manqua d’inspiration.
Méthodiquement. Elle devait procéder méthodiquement si elle voulait avoir une chance de réussir. On ne pouvait pas trouver les bonnes réponses si on ne posait pas les bonnes questions ; c’était l’une des premières leçons qu’elle avait apprises en école de journalisme. Alors quelles étaient les bonnes questions ?
D’abord, qui aurait un intérêt à faire disparaître Clark, en dehors de Lex Luthor ?
Immédiatement, une très longue liste de noms se forma dans son esprit. Quand on était journaliste d’investigation, et qu’on révélait au monde les secrets de criminels, on n’était pas très apprécié. Tous ceux qu’il avait aidé à arrêter, par les articles qu’il avait écrit seul ou avec elle, pourrait vouloir se venger d’eux. Et si la plupart du temps, c’était elle qui se faisait attaquer, elle ne pouvait pas exclure que l’un d’entre eux ait décidé de faire preuve d’originalité et de s’attaquer à Clark.
Elle devait donc dresser la liste de toutes les personnes blessées par les articles qu’ils avaient écrit au cours de l’année écoulée.
Ou les articles qu’il avait écrit seul. Cela pouvait expliquer pourquoi c’était lui qui avait été attaqué cette fois-ci et non elle. La plupart des articles qu’il avait écrit seul était des articles à caractère social, pas vraiment le genre d’articles qui pouvait lui attirer des ennemis.
A moins que cela ne remonte à un article qu’il avait écrit avant Metropolis. C’était un très bon enquêteur, donc il avait sûrement dû faire un peu de journalisme d’investigation durant ses voyages. Peut-être qu’il avait des ennemis qui remontaient à cette période. Quelqu’un qui venait juste de sortir de prison peut-être ? A creuser.
Mais ça l’amenait directement à la seconde question qu’elle devait se poser. Que savait-elle vraiment de Clark ? Que savait-elle de son passé, par exemple ? Pas grand-chose, elle devait bien admettre. Elevé dans une ferme à Smallville, il avait joué au football au lycée, avait fait des études de journalisme à l’université du Kansas, puis il avait voyagé dans les monde entier pendant des années. Où avait-il été, qui avait-il rencontré, qu’avait-il fait pendant cette période de sa vie ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle devait essayer d’en découvrir plus sur son passé. C’était peut-être lié à quelque chose qu’il avait vécu à cette époque.
Et lors de l’interrogatoire d’Henderson, le premier jour, elle s’était aperçue qu’il cachait un grand mystère dans sa vie. C’était peut-être lié à ce passé. Peut-être pas. Il était possible qu’il soit engagé dans quelque chose de dangereux, qu’elle n’aurait jamais soupçonné.
Non, elle devenait paranoïaque. Ce n’était pas parce que Lex lui avait menti et cachait une vie de criminel que les mensonges de Clark cachait la même chose. Clark n’était pas comme ça. Elle le savait au plus profond d’elle-même. Elle l’aimait, elle ne pouvait pas l’imaginer avoir fait quelque chose de répréhensible.
Quoi que ce soit qui se soit passé durant ses années d’errance, quel que soit le mystère qu’il cachait, ses parents devaient sûrement être au courant. Clark était très proche de ses parents. Ils savaient probablement ce dont il s’agissait. Elle devrait leur parler.
Et pour la première fois, elle envisagea la disparition de Clark sous l’angle de ses parents. Ils étaient très proches, et Clark avait disparu. Leur fils unique avait disparu. Ils devaient être absolument dévastés. Elle ne leur avait pas parlé depuis que c’était arrivé. Elle avait été trop accaparée par son propre chagrin.
Elle était néanmoins consciente que Perry et Henderson les avait contactés pour leur apprendre la nouvelle et leur poser quelques questions pour le cas où ils sauraient quoi que ce soit qui puisse aider à la recherche de leur fils. Mais ils n’avaient rien dit. Peut-être n’y avait-il rien à dire. Ce n’était peut-être pas là qu’elle trouverait l’explication. Ou peut-être qu’ils mentaient, protégeant à tout prix le fameux secret de leur fils… Non, elle faisait encore de la paranoïa. Les mensonges de Lex la faisaient douter de tout le monde, maintenant. Les Kent étaient des personnes charmantes, elle les appréciait beaucoup. Ils ne dissimulaient probablement rien. Ils devaient avoir envie que leur fils soit retrouvé sain et sauf autant qu’elle !
Néanmoins, elle devrait tout de même leur parler, pour être sûre.
Elle demanda à Jimmy de faire des recherches sur tous ceux que les articles de Clark, seul ou en partenariat avec elle, avaient permis d’arrêter, et de voir si certains venaient de sortir de prison, ou s’ils pouvaient avoir des contacts avec des criminels toujours à l’extérieur, connus pour avoir trempé dans des kidnappings, meurtres…
Lorsque son jeune collègue s’éloigna pour commencer à faire les recherches qu’elle avait demandé, Lois composa d’une main tremblante le numéro des Kent. Que pourrait-elle dire à deux parents aimants qui venaient de perdre leur unique enfant ?
********************
Martha était assise à la table de la cuisine. Elle relisait de nouveau l’article que le Daily Planet avait écrit concernant l’état de santé de Superman. « Aucune amélioration constatée. » Ces mots qu’elle lisait encore et encore lui faisaient mal, et pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher de les relire.
Elle ne comprenait pas. Lorsque Clark avait été exposé à la kryptonite la première fois, ici, dans la ferme, il s’était évanoui, mais il avait fini par reprendre connaissance très vite après qu’il ait été éloigné de cette maudite roche. Ses pouvoirs avaient disparu pendant deux jours, mais il avait fini par les récupérer. Juste à ce moment-là, Trask l’avait de nouveau exposé, et Clark s’était effondré au sol. Il était au bord de l’évanouissement, mais il avait réussi à se débarrasser de la kryptonite. Ses pouvoirs étaient revenus 36 heures plus tard.
Et très peu de temps avant la chute de Luthor, il lui avait téléphoné, et il lui avait dit qu’il avait senti la présence de kryptonite près de lui, alors qu’il était en train de discuter avec un gardien de sécurité dans une banque dont le système d’alarme avait eu un problème. Il avait dit qu’il s’était senti étourdi, et qu’il avait dû se retenir au gardien pour ne pas tomber, mais que la sensation était passée très vite. Il n’avait même pas perdu ses pouvoirs cette fois-là.
Donc Martha comprenait que la réaction de son fils à la kryptonite dépendait de son temps d’exposition, de la proximité de la roche et probablement d’autres choses aussi. Mais elle savait aussi qu’une fois éloigné de la kryptonite, il avait toujours récupéré assez rapidement. Et ça faisait un mois complet qu’il était dans le coma.
Ses yeux glissèrent sur la photographie qui accompagnait l’article. C’était une photographie qui datait de plusieurs semaines, sur laquelle on voyait Superman porter dans ses bras un bébé qu’il venait de sortir d’un immeuble en train de bruler derrière lui. Elle se mit à pleurer en regardant cette photographie de son fils. Comment quelqu’un pouvait être aussi cruel pour essayer de le tuer ?
Un mois complet sans qu’aucune amélioration ne soit constatée. Il était éloigné de la kryptonite maintenant. Il aurait dû se remettre rapidement. Pourquoi était-il toujours inconscient ? Avait-il franchi un seuil de tolérance, ou quelque chose comme ça, au delà duquel il ne pourrait plus revenir ?
Elle regarda de nouveau la photographie et elle se demanda si elle reverrait jamais son fils. Elle avait toujours voulu être mère, mais elle ne pouvait pas. Elle avait prié pendant des années, et le jour où elle avait trouvé Clark dans ce champs avait été le plus beau jour de sa vie. Il n’avait jamais été malade ou blessé et elle n’avait jamais dû faire ce que faisaient toutes les autres mères, rester auprès de son enfant malade et prendre soin de lui… Elle en avait été reconnaissante. Elle ne voulait pas voir son enfant souffrir. Mais là, il était dans le coma, peut-être même mourant, et ce qu’elle désirait plus que tout au monde, c’était être à son chevet.
Mais elle ne pouvait pas. On n’autoriserait jamais Martha Kent, une simple fermière du Kansas, à rester auprès du célèbre Superman, en attendant qu’il ne se réveille. Ce n’était pas comme si elle pouvait dire qu’elle était sa mère. Elle était obligée de rester au loin.
Elle avait brièvement envisagé d’aller à Metropolis quand même, dès que la nouvelle lui était parvenue, mais Jonathan l’en avait dissuadée. Aux yeux du monde, Clark avait disparu, et eux, ils devaient être inquiets de ne pas savoir ce que leur fils était devenu. S’ils allaient à Metropolis, ils ne pourraient jamais cacher aux autres qu’ils étaient plus inquiets pour Superman que pour la disparition de Clark. Ils savaient où était Clark, ce n’était pas un problème pour eux, mais ils ne pouvaient pas laisser qui que ce soit découvrir ça. Alors ils étaient resté à Smallville, guettant chaque jour dans le journal des nouvelles de leur fils.
Espérant chaque jour voir enfin l’article qui déclarerait Superman hors de danger. Mais les médecins ne constataient aucune amélioration, et il paraissait de plus en plus évident dans leurs propos à la presse qu’ils commençaient à perdre l’espoir de le voir revenir à lui un jour.
Le téléphone sonna, et elle sécha ses larmes rapidement avant d’aller décrocher. C’était probablement Perry qui les appelait pour leur dire qu’ils n’avaient toujours aucune piste pour retrouver Clark, mais qu’ils n’abandonnaient pas. Il leur avait promis de ne pas abandonner les recherches jusqu’à ce qu’ils retrouvent Clark. Et il continuait de diffuser la photo de Clark dans le journal, chaque jour.
Martha savait que c’était parfaitement inutile, mais elle ne pouvait pas lui dire ça. Et elle lui était extrêmement reconnaissante de tous ses efforts. Elle avait pris la résolution de lui dire que Clark était Superman s’il finissait par décéder. Mais en attendant, elle préférait garder l’espoir que son fils finisse par revenir à lui, et en attendant, elle continuerait à garder son secret.
Elle décrocha le téléphone.
********************
Partie 6
Ça faisait des jours maintenant que Lois étudiait sans relâche les dossiers sur les affaires criminelles de son ex-fiancé, cherchant à savoir à qui Lex aurait pu confier la tâche de se débarrasser de Clark. Mais plus elle étudiait ces dossiers, et plus il lui paraissait inutile de continuer.
Lex ne faisait presque jamais appel à quelqu’un d’autre que son assistante Mme Cox, son majordome Nigel St-John, ou son serviteur Asabi, et lorsqu’il le faisait, c’était toujours parce qu’il avait besoin de compétences très particulières. Il était hautement improbable que ce fut le cas concernant Clark. Et si cela ne le disculpait pas complètement, elle doutait tout de même de plus en plus que Lex ait été à l’origine de la disparition de son partenaire.
Il ne servait à rien de s’acharner sur cette piste, elle ne faisait que perdre du temps. Luthor était toujours un suspect, mais elle le mettait maintenant en bas de liste.
Elle n’avait plus qu’à trouver quelqu’un à mettre en haut de la liste. Mais là, elle manqua d’inspiration.
Méthodiquement. Elle devait procéder méthodiquement si elle voulait avoir une chance de réussir. On ne pouvait pas trouver les bonnes réponses si on ne posait pas les bonnes questions ; c’était l’une des premières leçons qu’elle avait apprises en école de journalisme. Alors quelles étaient les bonnes questions ?
D’abord, qui aurait un intérêt à faire disparaître Clark, en dehors de Lex Luthor ?
Immédiatement, une très longue liste de noms se forma dans son esprit. Quand on était journaliste d’investigation, et qu’on révélait au monde les secrets de criminels, on n’était pas très apprécié. Tous ceux qu’il avait aidé à arrêter, par les articles qu’il avait écrit seul ou avec elle, pourrait vouloir se venger d’eux. Et si la plupart du temps, c’était elle qui se faisait attaquer, elle ne pouvait pas exclure que l’un d’entre eux ait décidé de faire preuve d’originalité et de s’attaquer à Clark.
Elle devait donc dresser la liste de toutes les personnes blessées par les articles qu’ils avaient écrit au cours de l’année écoulée.
Ou les articles qu’il avait écrit seul. Cela pouvait expliquer pourquoi c’était lui qui avait été attaqué cette fois-ci et non elle. La plupart des articles qu’il avait écrit seul était des articles à caractère social, pas vraiment le genre d’articles qui pouvait lui attirer des ennemis.
A moins que cela ne remonte à un article qu’il avait écrit avant Metropolis. C’était un très bon enquêteur, donc il avait sûrement dû faire un peu de journalisme d’investigation durant ses voyages. Peut-être qu’il avait des ennemis qui remontaient à cette période. Quelqu’un qui venait juste de sortir de prison peut-être ? A creuser.
Mais ça l’amenait directement à la seconde question qu’elle devait se poser. Que savait-elle vraiment de Clark ? Que savait-elle de son passé, par exemple ? Pas grand-chose, elle devait bien admettre. Elevé dans une ferme à Smallville, il avait joué au football au lycée, avait fait des études de journalisme à l’université du Kansas, puis il avait voyagé dans les monde entier pendant des années. Où avait-il été, qui avait-il rencontré, qu’avait-il fait pendant cette période de sa vie ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle devait essayer d’en découvrir plus sur son passé. C’était peut-être lié à quelque chose qu’il avait vécu à cette époque.
Et lors de l’interrogatoire d’Henderson, le premier jour, elle s’était aperçue qu’il cachait un grand mystère dans sa vie. C’était peut-être lié à ce passé. Peut-être pas. Il était possible qu’il soit engagé dans quelque chose de dangereux, qu’elle n’aurait jamais soupçonné.
Non, elle devenait paranoïaque. Ce n’était pas parce que Lex lui avait menti et cachait une vie de criminel que les mensonges de Clark cachait la même chose. Clark n’était pas comme ça. Elle le savait au plus profond d’elle-même. Elle l’aimait, elle ne pouvait pas l’imaginer avoir fait quelque chose de répréhensible.
Quoi que ce soit qui se soit passé durant ses années d’errance, quel que soit le mystère qu’il cachait, ses parents devaient sûrement être au courant. Clark était très proche de ses parents. Ils savaient probablement ce dont il s’agissait. Elle devrait leur parler.
Et pour la première fois, elle envisagea la disparition de Clark sous l’angle de ses parents. Ils étaient très proches, et Clark avait disparu. Leur fils unique avait disparu. Ils devaient être absolument dévastés. Elle ne leur avait pas parlé depuis que c’était arrivé. Elle avait été trop accaparée par son propre chagrin.
Elle était néanmoins consciente que Perry et Henderson les avait contactés pour leur apprendre la nouvelle et leur poser quelques questions pour le cas où ils sauraient quoi que ce soit qui puisse aider à la recherche de leur fils. Mais ils n’avaient rien dit. Peut-être n’y avait-il rien à dire. Ce n’était peut-être pas là qu’elle trouverait l’explication. Ou peut-être qu’ils mentaient, protégeant à tout prix le fameux secret de leur fils… Non, elle faisait encore de la paranoïa. Les mensonges de Lex la faisaient douter de tout le monde, maintenant. Les Kent étaient des personnes charmantes, elle les appréciait beaucoup. Ils ne dissimulaient probablement rien. Ils devaient avoir envie que leur fils soit retrouvé sain et sauf autant qu’elle !
Néanmoins, elle devrait tout de même leur parler, pour être sûre.
Elle demanda à Jimmy de faire des recherches sur tous ceux que les articles de Clark, seul ou en partenariat avec elle, avaient permis d’arrêter, et de voir si certains venaient de sortir de prison, ou s’ils pouvaient avoir des contacts avec des criminels toujours à l’extérieur, connus pour avoir trempé dans des kidnappings, meurtres…
Lorsque son jeune collègue s’éloigna pour commencer à faire les recherches qu’elle avait demandé, Lois composa d’une main tremblante le numéro des Kent. Que pourrait-elle dire à deux parents aimants qui venaient de perdre leur unique enfant ?
********************
Martha était assise à la table de la cuisine. Elle relisait de nouveau l’article que le Daily Planet avait écrit concernant l’état de santé de Superman. « Aucune amélioration constatée. » Ces mots qu’elle lisait encore et encore lui faisaient mal, et pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher de les relire.
Elle ne comprenait pas. Lorsque Clark avait été exposé à la kryptonite la première fois, ici, dans la ferme, il s’était évanoui, mais il avait fini par reprendre connaissance très vite après qu’il ait été éloigné de cette maudite roche. Ses pouvoirs avaient disparu pendant deux jours, mais il avait fini par les récupérer. Juste à ce moment-là, Trask l’avait de nouveau exposé, et Clark s’était effondré au sol. Il était au bord de l’évanouissement, mais il avait réussi à se débarrasser de la kryptonite. Ses pouvoirs étaient revenus 36 heures plus tard.
Et très peu de temps avant la chute de Luthor, il lui avait téléphoné, et il lui avait dit qu’il avait senti la présence de kryptonite près de lui, alors qu’il était en train de discuter avec un gardien de sécurité dans une banque dont le système d’alarme avait eu un problème. Il avait dit qu’il s’était senti étourdi, et qu’il avait dû se retenir au gardien pour ne pas tomber, mais que la sensation était passée très vite. Il n’avait même pas perdu ses pouvoirs cette fois-là.
Donc Martha comprenait que la réaction de son fils à la kryptonite dépendait de son temps d’exposition, de la proximité de la roche et probablement d’autres choses aussi. Mais elle savait aussi qu’une fois éloigné de la kryptonite, il avait toujours récupéré assez rapidement. Et ça faisait un mois complet qu’il était dans le coma.
Ses yeux glissèrent sur la photographie qui accompagnait l’article. C’était une photographie qui datait de plusieurs semaines, sur laquelle on voyait Superman porter dans ses bras un bébé qu’il venait de sortir d’un immeuble en train de bruler derrière lui. Elle se mit à pleurer en regardant cette photographie de son fils. Comment quelqu’un pouvait être aussi cruel pour essayer de le tuer ?
Un mois complet sans qu’aucune amélioration ne soit constatée. Il était éloigné de la kryptonite maintenant. Il aurait dû se remettre rapidement. Pourquoi était-il toujours inconscient ? Avait-il franchi un seuil de tolérance, ou quelque chose comme ça, au delà duquel il ne pourrait plus revenir ?
Elle regarda de nouveau la photographie et elle se demanda si elle reverrait jamais son fils. Elle avait toujours voulu être mère, mais elle ne pouvait pas. Elle avait prié pendant des années, et le jour où elle avait trouvé Clark dans ce champs avait été le plus beau jour de sa vie. Il n’avait jamais été malade ou blessé et elle n’avait jamais dû faire ce que faisaient toutes les autres mères, rester auprès de son enfant malade et prendre soin de lui… Elle en avait été reconnaissante. Elle ne voulait pas voir son enfant souffrir. Mais là, il était dans le coma, peut-être même mourant, et ce qu’elle désirait plus que tout au monde, c’était être à son chevet.
Mais elle ne pouvait pas. On n’autoriserait jamais Martha Kent, une simple fermière du Kansas, à rester auprès du célèbre Superman, en attendant qu’il ne se réveille. Ce n’était pas comme si elle pouvait dire qu’elle était sa mère. Elle était obligée de rester au loin.
Elle avait brièvement envisagé d’aller à Metropolis quand même, dès que la nouvelle lui était parvenue, mais Jonathan l’en avait dissuadée. Aux yeux du monde, Clark avait disparu, et eux, ils devaient être inquiets de ne pas savoir ce que leur fils était devenu. S’ils allaient à Metropolis, ils ne pourraient jamais cacher aux autres qu’ils étaient plus inquiets pour Superman que pour la disparition de Clark. Ils savaient où était Clark, ce n’était pas un problème pour eux, mais ils ne pouvaient pas laisser qui que ce soit découvrir ça. Alors ils étaient resté à Smallville, guettant chaque jour dans le journal des nouvelles de leur fils.
Espérant chaque jour voir enfin l’article qui déclarerait Superman hors de danger. Mais les médecins ne constataient aucune amélioration, et il paraissait de plus en plus évident dans leurs propos à la presse qu’ils commençaient à perdre l’espoir de le voir revenir à lui un jour.
Le téléphone sonna, et elle sécha ses larmes rapidement avant d’aller décrocher. C’était probablement Perry qui les appelait pour leur dire qu’ils n’avaient toujours aucune piste pour retrouver Clark, mais qu’ils n’abandonnaient pas. Il leur avait promis de ne pas abandonner les recherches jusqu’à ce qu’ils retrouvent Clark. Et il continuait de diffuser la photo de Clark dans le journal, chaque jour.
Martha savait que c’était parfaitement inutile, mais elle ne pouvait pas lui dire ça. Et elle lui était extrêmement reconnaissante de tous ses efforts. Elle avait pris la résolution de lui dire que Clark était Superman s’il finissait par décéder. Mais en attendant, elle préférait garder l’espoir que son fils finisse par revenir à lui, et en attendant, elle continuerait à garder son secret.
Elle décrocha le téléphone.
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poussin- Doomsday
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